Doncourt-lès-Conflans

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Doncourt-lès-Conflans
Doncourt-lès-Conflans
Église paroissiale Saint-Jacques-le-Majeur.
Blason de Doncourt-lès-Conflans
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Intercommunalité Communauté de communes Orne Lorraine Confluences
Maire
Mandat
Alain Frantz
2020-2026
Code postal 54800
Code commune 54171
Démographie
Gentilé Doncourtois [1]
Population
municipale
1 158 hab. (2019 en diminution de 3,66 % par rapport à 2013)
Densité 158 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 41″ nord, 5° 56′ 05″ est
Altitude Min. 202 m
Max. 282 m
Superficie 7,34 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Metz
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Jarny
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Doncourt-lès-Conflans

Doncourt-lès-Conflans est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Doncourt-lès-Conflans
Giraumont Jouaville
Jarny Doncourt-lès-Conflans
Bruville Saint-Marcel

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Aérodrome[modifier | modifier le code]

La commune accueille l’aérodrome de Doncourt-lès-Conflans. Beaucoup d'avions y sont logés dont de vieux avions : un Stampe, un Bücker, un Stearman (en) et un Klemm, rare en France. À l'origine, il s'agissait d'un terrain mixte civil et militaire. Le bâtiment de l'Aéroclub, construit en 1953 par Le Corbusier, Ogé et Jean Prouvé[2], est protégé par inscription au titre des monuments historiques par arrêté du et remplace l'ancienne auberge du club d'aviation populaire, détruite par les Alliés en 1944[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Doncourt-lès-Conflans est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Metz, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 245 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (94,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (79,1 %), prairies (14,3 %), zones urbanisées (6,6 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Anciennes mentions : Dodonis curtis (886), Doncort (1316), Doncourt-en-Jarnisy (1565), Domcourt (1594), Doncuria et Domnicuria (D. Cal. not. Lorr.)[10]. En lorrain : Donco[10].

Doncourt dérive certainement de Dodonis Curtis, la demeure de Dodon ou de Dod[11], appellation la plus ancienne retrouvée sur un document écrit en 886. Cette dénomination toponymique est vraisemblablement une évolution de Dodo, nom d'un homme germanique, et Cortem ou Curtis, domaine rural franc[11]. Comme très souvent au haut Moyen Âge, le village succède à un domaine ayant appartenu — selon l'usage des envahisseurs germains puis francs — à un maître dénommé Dodo.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1817, Doncourt-lès-Conflans, village de l'ancienne province du Barrois avait pour annexe le moulin de Woing-ville ; à cette époque il y avait 336 habitants répartis dans 55 maisons[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mai 2020 Alain Mercier[13]   Retraité de la fonction publique
mai 2020 octobre 2022[14] Alain Frantz[13],[15]   Ancien cadre

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17].

En 2019, la commune comptait 1 158 habitants[Note 3], en diminution de 3,66 % par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle : +0,38 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1872
355266320332384393426406419
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
440426409405363364356391347
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
387402370373458565506507731
1990 1999 2004 2006 2009 2014 2019 - -
9369611 1941 2821 2211 2111 158--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Une tombe placée à l'extérieur du cimetière (à gauche de la porte d'entrée). Il s'agit de la sépulture d'un général allemand tué lors des combats de la guerre de 1870. La municipalité de l'époque a refusé son admission dans le cimetière, dans lequel reposent plusieurs soldats dont des généraux français tombés au champ d'honneur lors du même conflit.
  • Sur le terrain d'aviation, à gauche des hangars et l'aplomb du cimetière, une stèle marquant l'endroit où Guy Masselin dit "L'homme oiseau" se tua le 3 septembre 1963 lors d’un meeting aérien. L'aéro-club avait organisé, sur le terrain de Doncourt-lès-Conflans, un véritable festival de l’air, qui fut endeuillé par la fin dramatique de Guy Masselin, clou de ce spectacle. Après un largage à 700 mètres d’altitude, devant 6 000 spectateurs, Guy Masselin n'a pas pu ouvrir son parachute et s’est écrasé au sol. Il était âgé de 27 ans et grand admirateur de Léo Valentin dont il avait pris la succession après la mort dramatique de ce dernier[20].
  • Lavoir et fontaine (1841)[21], réhabilités en 2012[22].
  • Le bâtiment de l'Aéroclub, construit en 1953 par Le Corbusier, Ogé et Jean Prouvé, est protégé par inscription au titre des monuments historiques par arrêté du et remplace l'ancienne auberge du club d'aviation populaire, détruite par les Alliés en 1944[2].

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Jacques-le-Majeur. Chœur de l'époque romane de transition, fin XIIe siècle début XIIIe siècle[réf. nécessaire] ; nef et tour reconstruites en 1848, 1849.
  • Chapelle Saint-Nicolas-du-Haut-de la-Croix, située rue Chardebas, construite au XVIIe siècle (?)[réf. nécessaire].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/meurthe-et-moselle-54
  2. a b et c « Bâtiment de l'Aéroclub », notice no PA54000016, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. a et b Bouteiller, Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, rédigé en 1868 sous les auspices de la Société d'archéologie et d'histoire de la Moselle, Paris, Imprimerie nationale.
  11. a et b Mourichon, Jacques, Étude sur l'étymologie de nombreuses localités situées principalement dans l'ancienne Picardie, Amiens : Typographie de Delattre-Lenoel, 1880 (pp.25,32)
  12. Viville, Dictionnaire du département de la Moselle, 1817
  13. a et b « Résultats des élections municipales 2020 », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
  14. Le maire de Doncourt-lès-Conflans Alain Frantz est décédé, Le Républicain lorrain, 4 octobre 2022
  15. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  20. Doncourt-lès-Conflans : Les paras planent en hommage à Guy Masselin, "l'homme-oiseau", Le Républicain lorrain, 10 juin 2017
  21. « Lavoir de Doncourt-lès-Conflans », sur Fondation du patrimoine (consulté le ).
  22. « Un lavoir enrubanné de multiples louanges », sur Le Républicain Lorrain, (consulté le ).