Frolois

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Frolois
Blason de Frolois
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Canton Neuves-Maisons
Intercommunalité Communauté de communes Moselle et Madon
Maire
Mandat
Claude Colin
2014-2020
Code postal 54160
Code commune 54214
Démographie
Population
municipale
706 hab. (2015 en augmentation de 3,37 % par rapport à 2010)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 57″ nord, 6° 07′ 38″ est
Altitude Min. 222 m
Max. 327 m
Superficie 9,4 km2
Localisation

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Frolois

Frolois est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Askein villa (996-1018), Agrea (1127-1168), Escrines (1244), Acregnes (1314), Acreignes (1573).

Le village de Frolois a porté jusqu'en 1719 le nom d'Acraigne. Il fut alors acquis par Anne Marie Joseph de Lorraine (1679-1739), comte d'Harcourt, lointain cousin du duc de Lorraine Léopold qui y ajouta d'autres terres et érigea l'ensemble en comté ; Acraigne fut alors renommée Guise-sur-Moselle en l'honneur de la branche aînée du comte d'Harcourt, qui prit le titre de prince de Guise.

Le village ne prit son nom actuel qu'en 1757.

Au cours de la Révolution française, la commune est à nouveau nommée Acraigne[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Frolois s'appela successivement Acreneum, Acrea, Acrain, Acraigne, Guise. Il est permis de voir dans Acreneum (terme le plus ancien) deux mots grecs : Acros signifiant haut, hauteur et Neos signifiant temple. Donc, origine du temps de la civilisation romano-grecque en Gaule (IIe et IIIe siècles de notre ère). Comme les villages environnants, Pulligny, Pierreville, on ne connait pas grand chose du passé d'Acraigne (Frolois). En 1010, Thierry Ier, duc de Haute Lorraine, échangeait Acraigne (Frolois), Manonville et Haraucourt contre d'autres villages, à l'évêque de Toul, Berthold. Mais au XIIe siècle, Manonville et Acraigne (Frolois) ont des seigneurs particuliers.

Les premiers seigneurs d'Acraigne (Frolois)

La seigneurie d'Acraigne appartenait sans doute aux états des ducs de Lorraine : elle étendait ses dépendances assez loin. Elle participe à la création du pont ou Port Sain- Vincent au lieu appelé Conflans (confluent Moselle et Madon), et y conserve droit de péage jusqu'au XIVe siècle. La famille seigneuriale d'Acraigne se rattache à celle de Neuviller-sur-Moselle, qui, elle-même, est une branche de la dynastie des comtes Épiscopaux de Toul, établie à Fontenoy-le-Château. Un certain Valterus, le petit fils d'une famille faisant des donations au prieuré de Flavigny parait avoir séjourné à Acraigne (mort en 1204). Il est sans doute le père de Perrin ou Petrus d'Acraigne mentionné en 1204 et de Regnier, Regnus d'Acraigne. Perrin vécut peu. Il semble être l'époux de Beatrix, qui eut une longue vie et fut très généreuse. Quant à Petrus, il fit sans doute la croisade avec le comte de Toul en 1098 ? (vraisemblablement en 1228 dans la croisade organisée par Jean de Brienne).

En 1220, Beatrix donne à Flavigny, dix résauls de froment pour chacun et 1/2 muid de vin à prendre dans les vignes d'Acraigne (Frolois).

En 1227, cette dame vit encore ; elle approuve en 1285 la donation à Clavilieu, du moulin et fours banaux de Germiny, faite par son gendre Tholus le Gros d'Epinal et son frère Vauthier d'Epinal.

Multiples seigneuries à Acraigne (Frolois) au XVIe siècle[modifier | modifier le code]

La seigneurie d'Acraigne fut morcelée en de nombreux territoires. La famille d'Haraucourt en obtient plusieurs parties par mariages ou acquêts. En 1553, Nicolas d'Haraucourt en avait 12. En 1568, Perrin d'Haraucourt en obtient par son mariage une autre part. En 1575, Jean de Beaufort, seigneur de Pulligny en a une partie. En 1613, Elise d'Haraucourt et en 1661, Charles d'Haraucourt en obtiennent encore une part. En 1573, Henri de Joinville fait ses reprises pour le manoir d'Acraigne où il réside (situé près de l'église) bâti 1/2 pavillon, 1/2 en maison forte. Les Haraucourt (grande famille) résident à Nancy. Quelles traces laissent-ils de leur séjour à Acraigne (Frolois)? Vers 1700, les autres portions tombent en déshérence et LEOPOLD va créer le Comte de Guise.

Nouvellement appelé ... Guise sur Moselle (Frolois)[modifier | modifier le code]

Au début du XVIIIe siècle, les autres portions du fief d'Acraigne échurent de droit à la couronne ducale. Léopold en profite pour avantager ses courtisans. Il érige Acraigne (Frolois) en Comté, le rend indépendant de la prévôté de Foug et le donne en fief à Anne Marie Joseph de Lorraine, prince de Guise, comte d'Harcourt, qui descendait de Henry de Lorraine, 2e fils de Charles Ier, duc de Guise. Henry de Lorraine fut un remarquable capitaine de Louis XIII. Il se distingua contre les Espagnols en Italie et aux Pays-Bas ; il mourut en 1666 à l'abbaye de Rouyaumont. En 1704, son fils Louis, fit exécuter un tombeau remarquable. Louis, comte d'Armagnac, mort en 1718 est inhumé avec son frère et son père. (les trois cercueils furent ramenés à Nancy en 1855, à la chapelle des Cordeliers). LOUIS eut un fils, Camille de Lorraine, inhumé dans la chapelle des Cordeliers (son cœur fut retrouvé à Rouyaumont dans une boîte de plomb). Anne Marie Joseph de Lorraine n'était pas le frère de Camille mais le fils de Alphonse Henri Charles de Lorraine, prince d'Harcourt et de Françoise de Brancas. Camille de Lorraine était allié à la famille de Lillebonne. Or, François Marie de Lorraine, comte de Lillebonne épousa en 1666, Anne-Marie de Lorraine, fille naturelle de Charles IV et de Béatrice de Cusance (1639-1720). Le petit domaine d'Acraigne prévôté et Condé fut appelé : Guise-sur-Moselle (Frolois). Le prince de Guise fit reconstruire le château, impressionnant par ses formes massives.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 27 juillet 2006 Francis Boubel   Décédé en cours de mandat
2006 en cours
(au 16 avril 2014)
Claude Colin DVD  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3].

En 2015, la commune comptait 706 habitants[Note 1], en augmentation de 3,37 % par rapport à 2010 (Meurthe-et-Moselle : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
670 657 745 733 746 830 808 825 786
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
821 764 700 701 604 629 640 638 643
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
652 614 531 518 531 524 493 484 473
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015 -
455 506 502 464 560 659 695 706 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École Saint-Exupéry, maternelle et primaire.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Site fossoyé de l'ancien château fort, château d'Acraignes ou de Guise. Les comtes de Vaudémont paraissent avoir été les premiers maîtres du château de Frolois, alors appelé Acraignes ; à partir du XIIIe siècle, la forteresse connut de nombreux nouveaux maîtres ; Nicolas de Haraucourt l'acquiert en 1553. Au début du XVIIIe siècle, le château fut reconstruit et embelli par Anne-Marie-Joseph de Lorraine-Harcourt, prince de Guise ; le château fut vendu comme bien national en 1795 ; ses restes, très importants, n'ont disparu qu'au début du XXe siècle.
  • Église des XVe et XVIe siècles : clocher fortifié, statues du XVIe et vestiges de litre funéraire du XVIIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Frolois Blason Bandé d'or et d'azur de six pièces à la bordure engrêlée de gueules[5].
Détails
Ce sont les armes de la famille de Ludres pour laquelle la terre de Frolois a été érigée en comté puis en marquisat. Ce blason est utilisé par la commune de Frolois, car la ville de Ludres ne l'utilise pas.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire méconnue du canton de Vézelise, tome I, Bernard Perrin, imprimerie Christmann.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  5. Henri Lepage, Le département de La Meurthe : statistique historique et administrative, deuxième partie, 1843