Villers-la-Montagne

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Villers-la-Montagne
Villers-la-Montagne
Église paroissiale Saint-Sylvestre.
Blason de Villers-la-Montagne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Longwy
Maire
Mandat
Guy Michel
2020-2026
Code postal 54920
Code commune 54575
Démographie
Gentilé Magins [1]
Population
municipale
1 515 hab. (2018 en augmentation de 4,7 % par rapport à 2013)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 28′ 17″ nord, 5° 49′ 20″ est
Altitude Min. 295 m
Max. 423 m
Superficie 18,12 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Villers-la-Montagne
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Villerupt
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Villers-la-Montagne
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Villers-la-Montagne

Villers-la-Montagne est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située au sud de Longwy et de ses trois frontières, Villers-la-Montagne est la "porte" d'entrée vers les villages alentour car elle longe la voie rapide (N 52).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Villers-la-Montagne est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Villers-la-Montagne, dont elle est la commune-centre[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 1 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (67,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (59,3 %), forêts (23,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,9 %), prairies (5,6 %), zones urbanisées (4,8 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Du latin médiéval carolingien Villare qui signifie « domaine rural/ferme ».
  • Du vieux haut allemand wīlāri qui signifie village
  • Du moyen haut allemand wīler qui veut dire petit village
  • Villare (926), Wilere (962), Willare (1096), Wilre (1235), Willarium (1236), Villiers (1571), Ville-la-Montagne (XVIIIe siècle).
  • Bergweiler en allemand et Biergweiler en Luxembourgeois standard. (se prononce "Birch")
  • Villers-la -montagne se trouvait jadis du côté germanique de la frontière linguisitique mosellane
  • Berg a été traduit par erreur par "montagne" alors que la bonne traduction est "colline" (ce n'est pas une zone de montagne, c'est le haut-plateau Lorrain avec ses collines)
  • La toponymie de Villers-la-Montagne et la même que celle de Bergweiler (près de Trêves): Villaris (1056), Villari (1171), Villare (1184), Vilare (1190), Wilare (1219), Wilre (1243) , Wiler (1417), Wilre (1428), Wyler (1487), Bergwiler (1569)

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle doit son nom à une villa gallo-romaine détruite au IIIe siècle.

Elle était siège d'une châtellenie dépendant du château de Longwy. Elle était également le siège d'une prévôté en 1718, puis d'un bailliage en 1751 qui appartenait au diocèse de Trèves.

En 1817, Villers-la-Montagne, village de l'ancienne province du Barrois, avait pour annexes la ferme de Hussigny et le moulin de Signy. À cette époque il y avait 826 habitants répartis dans 150 maisons. Dans la forêt de Selomont, ruines d'un ancien village.

L'histoire de la commune de Villers-la-Montagne a été étudiée et écrite par l'historien local Felix Jacob en 1995[9] et développée en 2001 dans un très beau livre par l'historien Olivier Cortesi[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1965 mars 1989 Marcel Reuter SE  
mars 1989 mars 2014 François Boudot Modem  
mars 2014 20 décembre 2014 François Barthélémy PS  
20 décembre 2014[11] juillet 2017 Xavier Paluszkievicz REM Député
juillet 2017 en cours Guy Michel [12]
Réélu pour le mandat 2020-2026
   

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

En 2018, la commune comptait 1 515 habitants[Note 3], en augmentation de 4,7 % par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle : +0,34 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1872
8127177949301 1711 1301 2661 2251 131
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
1 1471 1111 0691 0351 0521 016980972819
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
8748849127769291 0791 0601 0131 273
1990 1999 2006 2011 2016 2018 - - -
1 2261 3231 4421 4331 4991 515---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Tilleul qui aurait été planté au moment de l'édit de Nantes (1598), début 1981, il a été décapité.
  • Deux anciens moulins à huile, dont l'un a été rasé.
  • Ouvrage du Mauvais-Bois.
  • Ouvrage du Bois-du-Four.
  • Église paroissiale Saint-Sylvestre, fin du XVe siècle ou du début XVIe siècle dont il subsiste la tour clocher (à l'exception du dernier niveau) et la chapelle ou l'ossuaire accolé à la façade sud. Nef, chœur et sacristie reconstruits au début du XVIIIe siècle, peut-être en 1704, à l'époque où la tour clocher est restaurée (date 1704 donnée par des ancres sur la façade est de la tour) . Réfection de la flèche et du niveau du beffroi en 1865. Édifice détruit en et restauré entre 1946 et 1950. L'église comporte un maître-autel en bois sculpté dont le tabernacle est orné d'un agneau pascal, surmonté d'une "monstrante tournante" décorée d'une descente de croix. Les vitraux sont des ateliers GROSS de Nancy (1952). Le beffroi accueille trois cloches : Eugénie-Marie, Françoise-Léonie (1923, renouvelée en 1982), et Henriette-Marie. L'église est totalement[réf. nécessaire] décimée par la tempête de . Les murs et voûtes de l'ancien chœur et de l'ossuaire sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du [17]. Au cours des travaux, des peintures murales sont découvertes dans la crypte et sont l'objet d'une inscription à l'inventaire des monuments historiques en 1991[18],[19]. Après travaux, l'inauguration a lieu le .

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/meurthe-et-moselle-54
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Félix Jacob - Villers la Montagne sa prévôté son bailliage - AGM Imp Idéalys Tiercelet - Édition à compte d'auteur - Juin 1995
  10. Olivier CORTESI - Villers la Montagne le refuge des saisons - Cœur d'Occident éditions - 2001
  11. « Villers-la-Montagne : Xavier Paluszkiewicz un maire déjà contesté », sur le site du Républicain Lorrain, .
  12. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. « Église Saint-Sylvestre », notice no PA00106450, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Bulletin no 23 Association Préservation du Patrimoine, édition à compte d'auteur 23 décembre 2003
  19. « peinture murale », notice no IM54002962, base Palissy, ministère français de la Culture.