Favières (Meurthe-et-Moselle)

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Favières
Favières (Meurthe-et-Moselle)
L'église Saints-Abdon-et-Sennen
Blason de Favières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Canton Meine au Saintois
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Colombey et du Sud Toulois
Maire
Mandat
Marie-Louise Haralambon
2014-2020
Code postal 54115
Code commune 54189
Démographie
Gentilé Fabériens
Population
municipale
596 hab. (2016 en diminution de 1 % par rapport à 2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 48″ nord, 5° 57′ 19″ est
Altitude Min. 308 m
Max. 471 m
Superficie 29,5 km2
Localisation

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Favières

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Favières

Favières est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Favières, située à la frontière départementale des Vosges, d'une surface de 2 995 hectares, s'étend autour de la commune de Saulxerotte qu'elle enclave.

Fig 1 - Favieres (ban communal)

Arrosé par les ruisseau de Velle et de l'Aroffe[1], le territoire communal comprenait en 2011, d'après les données Corine land Cover, près de 75% de forêt, 13 % de terres agricoles et moins de 2% de zones urbanisées[2].

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Favières
Autreville,
Vosges
Selaincourt Dolcourt,
Lalœuf
Harmonville,
Vosges
Favières Gélaucourt
Gémonville Tramont-Saint-André,
Aroffe
Vosges
Battigny,
Vandeléville
Enclave : Saulxerotte

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ecclesia ad Faverias (1051) ; Juxta Faveires (1242) ; Faveres (1393) ; Faveires (1393) ; Favière (1408) ; Febvière (1546) ; Fawières (1550) ; Fabvières (1600) sont les graphies recensées par le dictionnaire topographique de Meurthe, sur les titres des seigneurs de Vaudémont essentiellement. E Grosse cite la forme latine de Fabariae[3] qu'emploie B Picart dans son pouillé ecclésiastique.

La micro-toponymie permet de signaler quelques écarts historiquement intéressants :

SAINT-AMON , éc. et forêt, anc. ermitage, connu pour sa grotte ;

TERRES-DE-L'HUILE (LES), cantons de terre au ban de Favières, dont le revenu était affecté à l'entretien de la lampe de l'église [4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Beaupré recense dans son ouvrage les témoignages relatifs à la présence gallo-romaine et mérovingienne[5].

Dès 1051, il y existait une chapelle ou un prieuré qui fut donné à l'abbaye de Poussay. Ce village faisait partie du domaine des comtes de Vaudémont qui le vendirent, pour partie, à différentes époques et y eurent une résidence[4],[6].

  • Croissance exceptionnelle de la population jusqu'au milieu du XIXe siècle, après les guerres et les épidémies des XVe, XVIe et XVIIe siècles.
  • Village réputé au XIXe pour ses poteries et ses ateliers d'ébénisterie[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie-école.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 16 avril 2014)
Marie-Louise Haralambon PS  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8].

En 2016, la commune comptait 596 habitants[Note 1], en diminution de 1 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0001 1021 0591 1181 1631 2721 1821 1531 143
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 0591 0251 0071 023993951872833813
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
780719611585588552573531617
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016
606560543533501568577602596
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'abbé Grosse dresse en 1836 dans son ouvrage un rapide portrait économique du bourg :

« Surface territ. , 3033 hect., dont 190 en forêts, 839 en terres arables, 81 en prés et 21 en vignes dont les produits sont peu vantés… On y voit aussi une tuilerie considérable, une poterie très renommée, dont les produits sont exportés au loin ; un moulin à grains, un four à chaux, plusieurs carrières de pierres de taille, dont l'exploitation est difficile et qui paraissent extrêmement faibles ; c'est ce qui fait que ces carrières ne sont pas aussi utiles qu'elles pourraient l'être... »[3]

indiquant ainsi l'appartenance de la commune au vignoble lorrain.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Deux maisons fortes XVIe.
  • Maisons XVe.
  • Moulin à eau début XIVe.
  • Lavoir monumental du village haut.
  • Base nautique.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saints-Abdon-et-Sennen XVIIIe à trois nefs.
  • Chapelle du village haut XVIIIe/XIXe.
  • Quatre croix de chemin.
  • Ancien cimetière.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Village natal du docteur Ambroise-Auguste Liébeault, connu dans le cadre de l'histoire de l'hypnose et du magnétisme animal. Une plaque commémorative est apposée sur la façade de la maison où il est né : « Dans cette maison naquit le 16 septembre 1823 Liébeault Ambroise Auguste docteur en médecine, médecin modeste et homme de bien qui ouvrit une ère nouvelle aux sciences médicales en les dotant de sa découverte : l'application méthodique de la suggestion et du sommeil provoqué au traitement des maladies ».
  • Patrie de Sébastien Bottin, (1764-1853), "père" de l'annuaire, et des frères Baillard, curés et vicaires de Favières qui tentèrent au XIXe de fonder un schisme à Saxon-Sion, sujet de La colline inspirée de Maurice Barrès.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Favières Blason Burelé d'argent et de sable à trois pots de terre de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Ruisseau de velle [A5400760] - Cours d'eau », sur www.sandre.eaufrance.fr (consulté le 16 septembre 2019)
  2. « Fiche ma commune », sur BRGM
  3. a b et c E. Grosse, Dictionnaire statistique du departement de la meurthe : contenant une introduction historique..., Nabu Press (réimpr. 2012) (1re éd. 1836) (ISBN 1278248951 et 9781278248950, OCLC 936241814, lire en ligne), p. 21
  4. a et b Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, Imprimerie impériale, 1862, notamment PP 182
  5. Jules Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle, époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes (lire en ligne), p. 61
  6. Société d'archéologie lorraine. Auteur du texte, Mémoires de la Société d'archéologie lorraine, G. Crépin-Leblond (Nancy) Éditeur : R. Wiener (Nancy) (lire en ligne), P 298 -On croit que les comtes de Vaudémont avaient, à Favières, une maison, rendez-vous de chasse très-probablement, avantageusement située, à proximité de la forêt de Saint-Amon. On retrouve, dans cette localité, quelques débris de cette maison, auxquels la tradition donne le nom pompeux de Château
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.