Croismare

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Croismare
Image illustrative de l'article Croismare
Blason de Croismare
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Lunéville
Canton Lunéville-1
Intercommunalité Communauté de communes du Lunévillois
Maire
Mandat
Fernand Philippe
2014-2020
Code postal 54300
Code commune 54148
Démographie
Population
municipale
609 hab. (2012)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 59″ N 6° 34′ 17″ E / 48.5997222222, 6.5713888888948° 35′ 59″ Nord 6° 34′ 17″ Est / 48.5997222222, 6.57138888889
Altitude Min. 224 m – Max. 293 m
Superficie 15,7 km2
Localisation

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Croismare

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Croismare

Croismare est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Terre de la seigneurie de Haudonviller (Haidumviller 1157, de Hadonvillari 1424). Nom d'homme germanique Haddo et -villier / -viller « domaine rural, ferme », issu du bas latin villare.

La baronnie d'Haudonviller est érigée en marquisat de Craon par le duc Léopold Ier de Lorraine en 1712, au profit de Marc de Beauvau-Craon et par référence à l'ancestrale seigneurie de Craon (Mayenne) possédée par la famille de Beauvau-Craon[1].

Érigée une nouvelle fois en marquisat par Louis XV en 1767 pour Louis-Eugène de Croismare (frère de Marc-Antoine-Nicolas de Croismare, marquis de Lasson), elle garda ce dernier nom. Le village homonyme de Croix-Mare (Haute-Normandie, Croismare 1084) en est l'origine ; il signifie « la mare de la croix ». Avant le XVIe siècle, l'emploi du mot mare était limité à la Normandie (terme d'origine norroise marr, croisé avec le vieil anglais mere, étang, lac).

Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom de Hudiviller[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jean-Marie Vuillemin    
mars 2008 en cours
(au 16 avril 2014)
Fernand Philippe    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune de Croismare comptait 609 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres chiffres sont des estimations.

En 2012, la commune comptait 609 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
564 594 726 805 896 918 942 958 934
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
866 974 1 118 1 101 1 147 1 263 1 264 1 230 1 214
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 158 1 090 1 002 1 069 1 145 887 764 735 689
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 -
668 608 617 638 596 611 613 609 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château du XIVe siècle gros travaux en 1602, au début du XVIIIe siècle Marc de Beauvau, marquis de Craon acheta la terre de Haudonviller, fit araser l'ancien château et demanda en 1711 à Germain Boffrand de lui élever une nouvelle demeure, fut détruit totalement en 1812 par son dernier propriétaire Louis-Eugène Croismare.
  • Église Saint-Léger du XVIe siècle, remaniée au XVIIIe : tour avec clocher en bulbe.

Croismare dans les arts[modifier | modifier le code]

Croismare est cité dans le poème d’Aragon, Le conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[4].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jules Adrien Esmilaire (1882-1935), The little Adrien, nain célèbre mesurant 69 cm.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé parti de gueules au vase d’or, et losangé d’or et de gueules; et d’azur au léopard d’or armé et lampassé de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Quand les Beauvau-Craon se seront séparés de Haudonviller, c'est leur seigneurie d'Haroué qui portera à son tour le nom de Craon.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  4. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375