Vandières (Meurthe-et-Moselle)

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Vandières
Vandières (Meurthe-et-Moselle)
Église Saint-Pierre.
Blason de Vandières
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Canton Pont-à-Mousson
Intercommunalité Communauté de communes du bassin de Pont-à-Mousson
Maire
Mandat
Claude Robert
2014-2020
Code postal 54121
Code commune 54546
Démographie
Gentilé Vandiérois
Population
municipale
924 hab. (2015 en diminution de 0,54 % par rapport à 2010)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 18″ nord, 6° 02′ 14″ est
Altitude Min. 172 m
Max. 375 m
Superficie 12,35 km2
Localisation

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Vandières est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est. La localité se situe sur l'axe Nancy - Metz, en bordure de la Moselle et au nord de l'aire urbaine de Pont-à-Mousson.

Vandières, à l'horizon 2020, doit accueillir la future gare d'interconnexion du sillon mosellan entre la LGV Est européenne reliant Paris à Strasbourg et la ligne existante de Nancy à Metz, ce qui placerait la municipalité à soixante-dix minutes de la gare de l'Est. Ce projet rencontre une certaine opposition[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La municipalité se situe à 21 kilomètres de Metz, au nord ; et à 31 kilomètres de Nancy, au sud. Administrativement, la localité est comprise dans le département de Meurthe-et-Moselle, mais se place à trois kilomètres du département de la Moselle. La commune est située à six kilomètres au nord de Pont-à-Mousson, ville dont l'aire urbaine englobe Vandières.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Vandières est limitrophes de six communes, toutes situées en Meurthe-et-Moselle et réparties géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Prény Pagny-sur-Moselle Rose des vents
Villers-sous-Prény N Champey-sur-Moselle
O    Vandières    E
S
Norroy-lès-Pont-à-Mousson Pont-à-Mousson

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Article connexe : Côtes de Moselle.

La localité fait partie des côtes de Moselle, son territoire communal comprend des coteaux et des vallées assez marquées, l'amplitude d'altitude de la commune dépassant 200 mètres.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Moselle (rivière).

Vandières se situe à proximité immédiate de la vallée de la Moselle, bien que le village en soit séparé par le canal latéral à la Moselle. La commune est traversée par le ruisseau du Trey.

Climat[modifier | modifier le code]

Vandières connaît un climat de type océanique dégradé à influence continentale assez marquée. Les températures sont contrastées, à la fois en journée et entre les saisons. Les hivers sont froids et secs par temps de gels. Les étés ne sont pas toujours ensoleillés mais chauds. Les brouillards sont fréquents à l'automne et les vents rares et peu violents. Les précipitations tendent à être moins abondantes que sur l'ouest de la France, mais sont régulièrement réparties tout au long de l'année.

Le tableau suivant recense les données climatiques de Nancy, distante de 31 kilomètres à vol d'oiseau[2].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures minimales moyennes (°C) -0,9 -0,8 1,8 3,6 7,8 11,1 13,0 12,7 9,7 6,1 2,2 -0,4 5,6
Températures moyennes (°C) 1,8 2,8 6,2 8,8 13,2 16,4 18,7 18,5 14,9 10,3 5,2 3,0 10,0
Températures maximales moyennes (°C) 4,4 6,3 10,5 14,0 18,6 21,6 24,3 24,2 20,1 14,5 8,2 5,5 14,3
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 61 56 55 48 70 75 64 58 63 67 68 78 763

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de Vandières, à proximité de celui de Prény, nous pouvons découvrir sur une carte plusieurs noms de lieux-dits qui laisseraient penser qu'il a existé à une époque indéterminée, disons avant le milieu du Moyen Âge, un village disparu qui se serait dénommé « Vigneule », dont le nom dérivé de vinea, vigne, rappelle la culture du raisin. Ce bourg ou hameau aurait été dominé par une construction fortifiée, certainement une tour en bois dont le souvenir a perduré avec le nom de lieu-dit ''le Châtillon''. Enfin, à proximité de ce lieu fortifié, il se serait trouvé un édifice religieux dont le souvenir s'est perpétué au moyen du nom de lieu-dit ''En Bazailles'', bas latin Basilia[3], issu du latin basilica, du grec « basiliké », utilisé afin de désigner la présence d'une telle construction.

Bien sûr, ces réflexions sont des hypothèses mais la présence d'une tour et d'un temple puis d'une chapelle à cet endroit élevé dominant la route qui menait depuis l'époque romaine de Scarpone à Prény et qui périclita pour devenir la Sente du Pont (chemin de Pont-à-Mousson) aurait représenté un certain intérêt pour l'installation d'individus du genre marchands puis d'un village, proche d'un axe de communication et de plus protégé par une construction militaire.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous la forme Vindera en 960[4].

Nom de lieu dérivé du gaulois uindos, blanc[5], fréquemment rencontré seul ou en composé dans la toponymie de la Gaule et dans le nom propre vandoise, poisson blanc[6]. Le suffixe pourrait être -aria.

Ernest Nègre[7] penche pour un nom de personne germanique pris absolument Winedharius, ce qui correspond à la localisation des noms de type Vandières et Vendières uniquement au nord de la France.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Un calvaire.

L'occupation humaine du territoire municipal apparaît ancienne. En effet, à partir de 1300 av. J.-C., des groupes humains, certainement d'origine celtique, s'installèrent à proximité des rivières et fondèrent des villages formés de grandes maisons aux toits de chaume et aux parois de clayonnage. Des vestiges de ce genre de construction ont été retrouvés à Vandières.

Le nom le plus anciennement connu de Vandières, villa vinderadicta[8], indique la fondation et la présence d'une villa, c'est-à-dire d'un domaine agricole constitué de terres confisquées aux Médiomatriques après la capitulation et la reddition de Vercingétorix face aux Romains en 52 av. J.-C.

Si le terme villa peut facilement se traduire, il en va tout autrement de celui de vinderadicta. En effet, en cherchant ce mot dans un dictionnaire de latin, nous nous rendons compte qu'il n'existe pas. Par contre, en le coupant en deux, des découvertes intéressantes s'offrent à nous. Ainsi, « vinde » peut se rapprocher du terme féminin vindemia qui signifiait vendange mais aussi raisin dans certains cas ; quant à radicta, il serait à rapprocher du participe passé du verbe radicor qui veut dire prendre racine et qui se transcrit radicata[9]. La forme villa vinderadicta datant du début du Moyen Âge, il est très plausible que des lettres aient disparu depuis l'époque romaine, le latin médiéval s'étant fortement dégradé par rapport au latin classique.

De plus, le nom d'origine de ce domaine était certainement une petite phrase, cas courant à l'époque pour désigner des lieux, notamment des colonies ou des cités. Par conséquent, le nom d'origine de Vandières a très bien pu se présenter sous la forme villa vindemia radicata est avant d'évoluer quelques siècles plus tard et se retrouver sous la forme villa vinderadicta. Le nom ancien de Vandières voudrait donc dire « Le domaine où la vendange (ou le raisin) a pris racine » ce qui laisserait supposer que le vignoble de Vandières serait le plus ancien dans le secteur de Pagny-sur-Moselle. Cette explication reste une hypothèse.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1048, Gérard d'Alsace, par son accession au trône du duché de Lorraine, devenait avoué, c'est-à-dire protecteur, des terres que possédait l'abbaye messine de Saint-Pierre-aux-Nonnains à Vandières. Au Moyen Âge, le lieu de Vandières s'était suffisamment développé pour avoir droit au titre de ville, qualification qui sera perdue après la terrible guerre de Trente Ans. En 1439, Antoine de Vaudémont, en révolte contre le duc de Lorraine René d'Anjou, agressait ce village dont les habitations furent pillées et brûlées.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Vandières faisait partie de la prévôté de Prény ; pour cette raison deux femmes de ce village, l'une en 1595, l'autre en 1613, furent brûlées à Prény pour crime de sortilège au nom du duc de Lorraine, seigneur souverain et haut-justicier de Vandières à l'exception des droits consentis au seigneur du lieu en 1573. Le 14 août 1617, Louis de Guise, comte de Boulay, était devenu le nouveau seigneur de Prény. Désirant étendre son pouvoir dans cette prévôté, il négocia avec Louis de Failly, seigneur de Vandières et en partie de Villers-sous-Prény, qui le 10 février 1626, lui abandonna son privilège de haut justicier à Vandières. Cependant le seigneur de Vandières conservait la seigneurie foncière ainsi que la justice foncière ou basse justice.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le 8 février 1790, les citoyens de Vandières étaient convoqués à l'église du lieu afin d'élire leurs représentants communaux permettant ainsi d'instaurer la municipalité qui succédait à la communauté villageoise d'Ancien régime.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1554   François    
1679 mars 1686 Gérard Maclot   Vigneron, laboureur et maître menuisier
1814 mars 1818 Pierre Thiery    
1978 1995 Emile Colson    
juin 1995 en cours
(au 16 avril 2014)
Claude Robert    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11].

En 2015, la commune comptait 924 habitants[Note 1], en diminution de 0,54 % par rapport à 2010 (Meurthe-et-Moselle : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
542610608645673737747733746
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
730724770756711718703722731
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
758758644718735697700783790
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2015
779763903942964932928921924
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Pierre, datant du XIXe siècle et comprenant en son sein une tour romane XIe / XIIe siècles ;
  • Près de la mairie, calvaire avec saint Sébastien et saint Géréon d'un côté, la Vierge et saint Jean de l'autre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à l'écusson de gueules en abîme.
Commentaires : Armes de la famille de Vandières[14].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Bazaille, Manuel :

  • « La famille des de Prény », Nos villages lorrains, no  73, mars 1999.
  • « De l'âge du bronze à Vandières » et « L'abbatiat de Jean Griffon », Nos villages lorrains, no  98, juin 2005.
  • « Le coût d'un procès en sorcellerie » et « Les recettes du duc de Lorraine », Nos villages lorrains, no  104, octobre 2006.
  • "La seigneurie de Vandières en 1626", Nos Villages lorrains, n° 112, juillet 2008.
  • "La création de la municipalité", Nos Villages lorrains, n° 121, octobre 2010.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.moselle.cci.fr/vandieres/img/document_vandieres.pdf
  2. Prévisions locales - Météo-France
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cité. p. 55.
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 699.
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cité.
  6. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003. p. 319. Cf. Vandeuil (Vendolium 1158 < Vindoialum), Vendôme (Vindocino VIe siècle), Vendeuvre (Vendevre 1195 < Vindobriga), Vindey (Vinzi 1198 < Vindacum)
  7. Toponymie générale de la France, Librairie Droz 1991. p. 875.
  8. Manuel Bazaille, De l'âge du bronze à Vandières, Nos villages lorrains n°98. Juin 2005.
  9. Manuel Bazaille, Op. cité.
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. (fr) « Blason de Vandières », sur www.genealogie-lorraine.fr (consulté le 2 septembre 2010)