Aingeray

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Aingeray
Aingeray
Blason de Aingeray
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Canton Le Nord-Toulois
Intercommunalité Communauté de communes Terres Touloises
Maire
Mandat
André Fontaine
2014-2020
Code postal 54460
Code commune 54007
Démographie
Gentilé Aingerois
Population
municipale
554 hab. (2016 en augmentation de 3,17 % par rapport à 2011)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 23″ nord, 6° 00′ 09″ est
Altitude Min. 192 m
Max. 289 m
Superficie 12,79 km2
Localisation

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Aingeray est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle,village de Lorraine en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Fig 1 Aingeray (Ban communal).

(Fig1 - Ban communal) D’après les données Corine land Cover, le ban communal de 1 291 hectares comprend en 2011, plus de 38 % de terres arables et de prairies, 38 % de forêt et près de 7% de surfaces en eau, 10 % de surfaces agricoles diverses et près de 6 % de zones industrielles et urbanisées[1]. Le bourg à l'aspect typique des villages-rue de lorraine.

Le territoire est arrosé par la Moselle [2]et son canal à grand gabarit sur environ 4 800 km. L'altitude moyenne d'Aingeray est de 241 mètres environ. Un exemple de relief géologique dit synclinal peut être observé à Aingeray[3]

La commune est desservie par la route départementale no 90, venant de la vallée de la Moselle à Liverdun, allant vers Toul via Fontenoy-sur-Moselle et Gondreville. Les sources historiques et archéologiques mentionnent d'anciens chemins[4] reliant Liverdun et Toul, via Sexey-les bois dont certains diverticules desservaient les lieux-dits Vieil Aingeray et Bois de Namplain.

Le lieu-dit Voirémont est connu pour abriter un exemple de pelouse calcaire riche en spécimens de biodiversité intéressants[5].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les lieux-dits Val Toussaint et Malzey apparaissent à de nombreuses reprises dans les chroniques historiques et archéologiques de la région.

Aingeray en 1888, B.M. de Nancy.

Le toponymes Fourneaux et Banal pourraient indiquer la présence ancienne d'installations communales partagées comme un four, un moulin.(Fig1)

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Aingeray
Jaillon Jaillon Liverdun
Villey-Saint-Étienne Aingeray Velaine-en-Haye
Fontenoy-sur-Moselle Sexey-les-bois Velaine-en-Haye

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme apparaît sous la forme latine Angeriacum villa en 922/962, Angeriacum en 974 et 1050, puis Angeliaco en 965. La forme française "Angerei" apparaît dès 1262/1263 ; l'on a Engerey en 1492, Angerey en 1516, Angeray en 1594, Aingery en 1719 ; la graphie actuelle n'apparaît qu'en 1862. L'on trouve en outre la précision Aingerey-lez-Gondreville en 1565[6].

Le nom est composé de l'anthroponyme germanique Anghari et du suffixe gallo-romain -iacum : domaine d'Angar. Ce type de formation, issu du jargon de l'administration fiscale, est typique de l'Antiquité tardive (IVe siècle-VIIe siècle)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Bifaces (Cne d'Aingeray - Musée de Toul)

Le journal de la société d'archéologie lorraine cité par J Beaupré dans son répertoire archéologique [8] mentionne la découverte d’artefacts de la période de l'âge de pierre sur le plateau dominant le village.

Antiquité[modifier | modifier le code]

H Lepage cite le Révérend Père B Picart qui au XVIIIe siècle rend compte de découvertes sur le territoire de la commune située à une lieue un tiers à l'est de Toul[9]. :

«Camp d'une étendue assez considérable suivant le P(ère). Picart, il était fortifié de murailles et de tours qui paraissaient encore, de son temps, en plusieurs endroits au-dessus de terre. Les médailles antiques qu'on y a trouvées en fouillant le sol, font conjecturer, dit-il, que c'est un ouvrage que l'on peut attribuer aux gaulois ou aux Romains»

On faisait donc remonter cet établissement à la période du Haut-Empire romain ou à l’Époque de l'indépendance du territoire Celte de Gaule, mais Beaupré conteste le caractère de camp fortifié de ce site et y voit plutôt un structure agraire :

«Il existe dans le bois de Namplain des amoncellements de pierres brutes, formant enceintes, et quelques tumuli. Nous en avons fouillé, M. Bleicher et moi, un certain nombre en 1895, mais sans succès. Ces lignes de pierres s'étendent dans toute la forêt, et offrent la plus grande analogie avec l'ouvrage du même genre situé dans les bois d'Allain. Bien que ce travail ne présente aucun caractère militaire, c'est sans doute lui que Benoît Picard avait en vue quand il parle « d'un camp fortifié de murs et de tours , entre Aingeray et Sexey ».

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le revenu du village d'Aingeray, dont dépendait Molzey , fut donnée par Pépin à Bornon, en 794, engagée ensuite aux Comtes de Chaumontois, puis retirée par saint-Gérard, qui la donna aux religieux de Saint Mansuy[10].

L'érudit Olry, ancien instituteur d'Allain précise :

«Au Vaux Toussaint entre Aingeray et Fontenoy, ruines d'un hameau appelé « le Vieil Aingeray », découverte sur ce lieu d'un grand nombre d'objets, dont des tuiles plates à rebords. À l'orient et à deux km d'Aingeray, vestiges du hameau de Molzey, (Molisiacus, Malzey ou Marley), détruit, d'abord au XVIIe siècle, temporairement habité par quelques familles puis définitivement abandonné.Dans la même direction, vestiges d'un château, maison seigneuriale du XVe et du XVIe siècle.»

Aingeray aurait donc été formé de la réunion de plusieurs hameaux, toutefois la genèse et l'histoire de ces installations reste encore un peu obscure, comme l'explique une série d' articles de la revue Études touloises[11]. consacrés à ce village.

L'existence d'une ferme mérovingienne est certaine. En effet, E Salin cite la découverte de sépultures barbares aux lieu-dits Au vieil Aingeray (Fig1) et à la Vaux Toussaint en 1873[12]

Article détaillé : Malzey.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Graves dommages au cours de la Seconde Guerre mondiale.[réf. nécessaire]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Pour actes de sorcellerie, trois personnes furent exécutées, une femme nommée Claudon Oudenot et un pâtre Nicolas Gengoulphe en 1608 et une autre femme Méline, veuve de Nicolas Gérard, en 1615.[réf. nécessaire]

En 1630, la peste régnait aux environs de Nancy et dans les environs. La peste sévit aussi durant six mois à Aingeray (et probablement à Malzey) et y fit mourir 32 personnes[13].

Comme d'autres villages de Lorraine et du toulois, Aingeray a été le lieu de la manifestation de la présence du loup et plusieurs récits le mettant en scène aux prises avec l'homme ont été exposées par M Hachet dans un article de la revue Études touloises[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1489   PARISET (Le drapier)[15] ou PARISOT   mayeur
    Gérard THOUVENOT   mayeur boulanger / hôtelier
en 1668   François Bonnet[16]   mayeur
Vers 1676   Claude (Claudin) FRANÇOIS    
Vers 1715 Vers 1722 Nicolas FRANÇOIS    
1789   François François    
1792   Charles Hachet    
avant 1802 environ 1820 François Pierson    
1871   François Thomas Depardieu    
avant 1911   Mansuy    
1983 1989 René Juliac    
2001 2014 André Fontaine    
Les données manquantes sont à compléter.

Note : François François était le maire également de Malzey

Liste des curés[modifier | modifier le code]

Liste des curés
Période Identité
avant 1728 - Jean Joseph LIEGAULT
en 1728 - A CHAMOY
avant 1792 - LORRAIN
après 1792 - Nicolas AUBRY
1824 - 1831 François DROUIN
-

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18].

En 2016, la commune comptait 554 habitants[Note 1], en augmentation de 3,17 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
365365383399446429440480690
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
518482488484466466461405382
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
364441520657451414321370389
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016
397398417585638607559560554
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ruines fortifiées au lieu-dit Haut-du-Château.(Fig1)

" Maison seigneuriale du XVe siècle ou du XVIe siècle appartenant à M. Depardieu ; à l'extérieur, fenêtres à meneaux et portes à linteau ornementé ; à l'intérieur, cheminée curieuse, couronnée de petits créneaux ; dans les caves, anciennes prisons, et fond de fosse ".

Texte de Étienne Olry dans le Répertoire archéologique de l'arrondissement de Toul (1871).

Elle était la résidence du maire ayant un rôle judiciaire, elle perdit cette fonction par les décrets de 1790 portant sur la création des cantons et de la justice de paix installée à Fontenoy-sur-Moselle jusqu'en 1800. La cave de la prison a été comblée vers 1984 par Bernard Depardieu, propriétaire des lieux.

Une fourche patibulaire et son échelle étaient dressées en place publique pour l'exécution par pendaison des condamnés à mort et la population devait assistance au bourreau dans son œuvre[21].

  • Une écluse et un barrage de la Moselle canalisée sont situés sur le territoire de la commune.(Fig1)

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Médard détruite en 1944 et reconstruite.
  • Le retable en pierre de dimensions 0,90 m par 2 m et du datant du début du XVIe siècle, il provient de la chapelle de Malzey (ermitage Saint-Jean). Propriété de la commune, il est classé en 1908 aux " Monuments Historiques" sous le n° PM54000004[22]. Encastré dans le mur, il se compose de six niches placées de front, accolées les unes aux autres et séparées la 3e et la 4e par une niche centrale plus importante. Chacune de ces petites niches est couronnée d'un dais et abrite deux statuettes (en tout douze, figurant les apôtres) ; la niche principale est occupée par trois personnages : le Père éternel, une femme agenouillée et un ange.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Victor Riston, Le Retable de l'église d'Aingeray, 10 pages (dont 2 planches) non reliées, 1892
  • Au musée de Toul : le musée offre un abri à une délicate Vierge à l´Enfant - Michel HACHET[23]
  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche Ma Commune - SIGES Rhin-Meuse - ©2019 », sur sigesrm.brgm.fr (consulté le 25 mars 2019)
  2. « La moselle [A---0060] - Cours d'eau », sur www.sandre.eaufrance.fr (consulté le 25 mars 2019)
  3. « Le synclinal d'Aingeray - Activités réalisables », sur www4.ac-nancy-metz.fr (consulté le 25 mars 2019)
  4. https://www.etudes-touloises.fr/archives/25/art1.pdf À propos du "pont romain" de Liverdun : Recherches sur le réseau routier ancien à l'Est de Toul - Carte P 5 Madame ARNOULD-ROMBACH, Collège de Liverdun
  5. « Pelouse calcaire - Tourisme/ loisirs - Accueil - Mairie de Aingeray », sur www.aingeray.mairie54.fr (consulté le 25 mars 2019)
  6. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, Imprimerie impériale, , 240 p. (lire en ligne).
  7. Aude Wirth, Les Noms de lieux de Meurthe-et-Moselle : Dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis, , 313 p. (ISBN 2-914554-43-5).
  8. Jules (18-1921) Auteur du texte Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle, époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes , par le Cte J. Beaupré,..., (lire en ligne), p. 10-11
  9. « Gallica - », sur visualiseur.bnf.fr (consulté le 25 mars 2019) : « Type :PERIODIQUE Auteur :Société d'archéologie lorraine Titre(s) :Mémoires de la Société d'archéologie lorraine Publication :A. Lepage (Nancy) Cote : NUMM-33691 »
  10. P. Benoît capucin , Hist. de Toul, p. 280.
  11. « Ville, village, lieu-dit A », sur www.etudes-touloises.fr (consulté le 25 mars 2019) : « Aingeray à rebours : le village Madame ARNOULD-ROMBACH et ses élèves du collège de Liverdun »
  12. Édouard Salin, « Caractères généraux, nomenclature et carte archéologique des cimetières du haut moyen âge du département de Meurthe-et-Moselle », Bulletin Monumental, vol. 96, no 2,‎ , p. 209 (DOI 10.3406/bulmo.1937.8528, lire en ligne, consulté le 25 mars 2019)
  13. Bulletin de Société de géographie de l'Est (1894), page 8.
  14. https://www.etudes-touloises.fr/archives/6/art3.pdf
  15. https://www.etudes-touloises.fr/autres/inedits/Aingeray_bibliographie.pdf
  16. Acte notarié n°3E3443 pour le mariage de son fils Claude le 21 mai 1668-Recherches de Robert Depardieu
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  21. Essai historique sur les institutions judiciaires des duchés de Lorraine et de Bar avant les réformes de Léopold Ier, page 53, thèse pour le doctorat en droit par Charles Sadoul.
  22. Notice no PM54000004, base Palissy, ministère français de la Culture
  23. « 2013 », sur www.etudes-touloises.fr (consulté le 25 mars 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]