Vézelise

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Vézelise
Eglise Saints-Côme-et-Damien.
Eglise Saints-Côme-et-Damien.
Blason de Vézelise
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Canton Vézelise
Intercommunalité Communauté de communes du Saintois
Maire
Mandat
Dominique Vollmar
2014-2020
Code postal 54330
Code commune 54563
Démographie
Gentilé Vézelisiens
Population
municipale
1 499 hab. (2012)
Densité 280 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 15″ N 6° 05′ 19″ E / 48.4875, 6.088648° 29′ 15″ Nord 6° 05′ 19″ Est / 48.4875, 6.0886  
Altitude Min. 245 m – Max. 313 m
Superficie 5,35 km2
Localisation

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Vézelise
Liens
Site web vezelise.com

Vézelise est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vézelise se situe à une petite trentaine de kilomètres au sud de Nancy, au cœur du pays du Saintois dont le village est par ailleurs la capitale. Son surnom de « pot de chambre de la Lorraine » reflète sa situation topographique : Vézelise est situé dans un creux, à l'endroit du confluent du Brénon et de l'Uvry.

Vézelise est desservie par le train à la gare de Vézelise, sur la ligne de Nancy à Merrey.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La première trace écrite de Vézelise date de 960, dans laquelle est mentionnée son église. Un siècle plus tard, en 1071, Vézelise devient la capitale du comté de Vaudémont et à la fin du XIIIe siècle, elle se dote de remparts (qui seront plus tard détruits) ce qui fait d'elle une véritable petite place forte. De nombreuses guerres éclatent entre le comté de Vaudémont et le Duché de Lorraine. En 1473, le mariage du comte de Vaudémont Ferry II de Lorraine et de la fille du duc René Ier d'Anjou, Yolande, réconcilie les deux camps et le comté de Vaudémont est alors rattaché au duché de Lorraine. Malgré cette réunification, la ville garde les coutumes propres à l'ancien comté de Vaudémont jusqu'en 1723, date où le duc Léopold décide d'appliquer la coutume lorraine à Vézelise.

Époques moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Vézelise est surtout connue pour sa bière qui a été introduite pour la première fois en 1863 par Antoni Moreau (né en 1837 à Battigny-mort en 1903) et qui a été exportée dans toute la France et dans tout l'Empire colonial français grâce à la ligne de chemin de fer Nancy-Vézelise-Mirecourt. La production de bière, qui est montée jusqu'à 175 000 hectolitres par an, est arrêtée depuis 1971. Antoni Moreau, est considéré comme un des pères de la brasserie française[1], et connu comme un des fondateurs de l'école de brasserie de Nancy, organisme qui deviendra l'IFBM.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1845   Jean François Nicolas Contal    
1914 1920 Victor Roset    
1920 1945 Louis Moreau   Conseiller général du canton de Vézelise (1919-1940)
1945 1947 Paul Florentin    
1947 1971 Robert Géant    
1971 1989 Jacques Leclerc UDF Conseiller général du canton de Vézelise (1967-1994)
1989 1991 Jean-Henri Prudhomme    
1991 1995 Jean-Louis Royer    
1995 2008 Monique François    
mars 2008 en cours
(au 16 avril 2014)
Dominique Vollmar    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 499 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 897 1 773 1 718 1 679 1 765 1 685 1 549 1 591 1 621
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 562 1 515 1 326 1 459 1 447 1 397 1 336 1 370 1 337
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 315 1 260 1 261 1 251 1 268 1 276 1 251 1 195 1 233
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2012
1 237 1 105 1 513 1 391 1 336 1 359 1 383 1 495 1 499
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Écoles maternelles et primaire Marie Marvingt
  • Collège Robert Géant

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Château dit le Fief de Bellefontaine, actuellement gendarmerie érigé en 1595 en faveur probablement de François Alix, fils de Thierry Alix dont la maison avait été anoblie en 1554 par Charles III de Lorraine. C'était un petit château flanqué de tours aux angles, entouré de murs et pourvu d'une belle fontaine qui a donné son nom au fief ; la propriété fut vendue au XIXe siècle à un sieur J.-P. Lette qui en fit un dépôt de diligences ; la ville l'acquit en 1905, démolit la demeure et fit construire la gendarmerie actuelle.
  • Fortifications et château ruiné pendant la guerre de Trente ans et fortifications rasées. De l'ancien édifice, démantelé en 1636 sur l'ordre de Richelieu, il ne reste rien de visible ; seul son emplacement est connu avec certitude : l'ensemble s'inscrivait dans un triangle formé par le confluent du Brénon et de l'Uvry ; la façade principale correspondant à la base de ce triangle donnait sur l'actuelle place de l'Hôtel de ville. La porte sur le Brénon, la tour le Comte, le château ; le donjon ; la tour du chien avec un toit en Poivrière ; la tour des Sarrasins avec un toit en poivrière également, derrière la tour le Comte ; la tour Nyberte, crénelée ; la porte Saint-Côme sur l'Uvry ; l'église mère de Vézelise au Haut du Plain ; la tour Gabion, crénelée ; la tour Malconeste ; la porte Notre-Dame.
  • Les halles de bois datant du XVIe siècle (mais leur existence première remonte au XIIIe siècle), construites par Nicolas La Hière sous l'ordre du duc Charles III ; elles furent endommagées lors d'un bombardement le 15 juin 1940, mais remises en leur état d'origine.
  • Un hôtel de la Renaissance, datant du XVIIIe siècle, aujourd'hui annexe de la mairie, appelé "palais de justice" en raison de la devise gravée au-dessus de sa porte d'entrée : LEX IMPERIO MAJOR (« la loi est plus forte que le pouvoir »).
  • L'hôtel du Bailli (ou hôtel de Tavagny ou hôtel de Bassompierre), construit en 1546 par François de Tavagny.
  • Relais de poste, gendarmerie, actuellement maison particulière. La brigade de Vézelise est créée en 1699 ; elle occupera l'ancien relais de poste jusqu'en 1903.
  • Hôpital Saint-Charles, hospice, maison de retraite Saint-Charles. Il y avait à Vézelise une bâtisse qui servait d'hôpital, sise devant le portail de l'église. Sa capacité d'accueil étant devenue insuffisante, on décida en août 1626 d'acquérir un terrain à l'intention d'y construire un nouveau bâtiment, qui-curieusement-s'éleva à l'intérieur des fortifications de la ville, près de la porte Notre-Dame.
  • Statue du "Pot de chambre" située en façade du restaurant "L'hôtel de Lorraine".

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saints-Côme-et-Damien, de style gothique, date des XVe et XVIe siècle (elle fut consacrée le 6 mai 1521). Haute de 70 mètres, elle possède de beaux vitraux du début du XVIe siècle et un orgue remarquable, construit en 1775 par Küttinger, l'un des meilleurs facteurs lorrains de l'époque. L'église a aussi un clocher tors et un portail en bois sculpté du XVIe, financé par le duc Antoine. Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 5 juin 1907[4].
  • Couvent des capucins, actuellement exploitation agricole. Le sieur de Malvoisin, seigneur d'Hammeville, trésorier du duc de Lorraine, avait demandé par testament que l'on édifiât un couvent après sa mort, qui advint en 1583, pour le repos de son âme ; cette volonté fut réalisée en 1632, La ville offrant le terrain. Les capucins œuvrèrent à Vézelise jusqu'à la Révolution. Bien qu'ayant tous choisi de poursuivre leur vie communautaire, les huit frères d'alors furent dispersés. Le couvent fut vendu comme bien national à la famille Collin de Barisien qui le loua pour exploitation, puis le revendit, en 1822 à dom Fréchard, bénédictin de Moyenmoutier-Senones, pour servir de maison-mère aux Frères de la Doctrine Chrétienne, congrégation qu'il venait de fonder. Les frères y créèrent un collège. Après 1830, la congrégation fut dispersée. Elle reprit corps en 1837, étant alors transférée à Sion sous la direction de Léopold Baillard. Après la révocation de ce dernier et de ses frères en 1848, le noviciat fut ramené à Vézelise. En 1860-1862, l'abbé Gondrexon fit construire la chapelle ; le collège prospéra jusqu'en 1868. La propriété fut alors vendue à une communauté de cisterciennes chassées de Suisse par le Kulturkampf et qui l'occupèrent jusqu'en 1906. En 1901, elles furent mises en demeure de quitter leur couvent. Les bâtiments furent convertis après 1909 en exploitation agricole. La chapelle néo-gothique fut incendiée lors d'un bombardement en 1940. Il n'en reste que trois arches ogivales et la base du chevet.
  • Couvent de minimes, actuellement hôtel fondé par Didier Virion en 1614 et construit en 1619 ; il abritait une communauté de qui s'occupait de pauvres gens ; la révolution dispersa les religieux et le bâtiment fut vendu comme bien national.
  • Couvent de chanoinesses régulières de saint Augustin, couvent de sœurs de la congrégation. Didier Virion, résidant à Madrid puis à Rome, manifesta le désir de fonder un couvent de chanoinesses de saint Augustin à Vézelise ; le conseil de ville proposa un terrain au Haut du Plain ; quatre religieuses arrivèrent le 27 septembre 1629. La maison du Haut du Plain devint vite insuffisante ; les sœurs connurent les épreuves de la guerre, et, leur maison s'étant partiellement effondrée, elles obtinrent de se loger dans un reste de bâtiment provenant du château "ci-devant démoli". À la fin de 1717, une crue subite catastrophique ravagea la ville et l'édifice situé au confluent du Brénon et de l'Uvry. En 1763, un arrêt du Conseil d'état de Lorraine prescrivit une information devant l'évêque de Toul pour la suppression du couvent ; une prolongation fut accordée et le maintien obtenu finalement en 1767. L'inventaire révolutionnaire eut lieu le 7 avril 1791 ; les sœurs furent expulsées et les dernières quittèrent le couvent le 1er octobre 1792. Il fut occupé par la gendarmerie et était dans un état lamentable quand les religieuses y revinrent en 1822 ; elles restèrent jusqu'en 1852, date à laquelle elles partirent à Lunéville dans la maison dite « le Ménil ». Les bâtiments de Vézelise furent vendus en cinq lots.

Randonnées[modifier | modifier le code]

Deux circuits pédestres de onze et treize kilomètres démarrent à Vézelise.
Le premier (balisage jaune), passe par le bois de Serres, Houdreville, La traversée du Brénon, Omelmont et la gare de Vézelise. Durée estimée : 2 heures 45.
Le second (balisage rouge) conduit à Ognéville, Étreval, le Brénon et Vroncourt. Durée estimée : 3 heures 15.
Ils sont praticables en VTT. Les départs peuvent se faire sur le parking du supermarché, route de Mirecourt.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Salle (né dans la commune en 1759), député du Tiers état de Nancy aux États généraux de 1789 et membre de la Convention thermidorienne en 1792.
  • Dominique François Xavier Félix (né en 1763 à Vézelise, mort en 1839), général des armées de la République et de l'Empire.
  • Sébastien Bottin (1764-1853), statisticien français, qui développa le premier l'usage des annuaires, descendant d'une famille de Vézelise.
  • Nicolas Deleau (1797-1862), médecin chirurgien né à Vézelise, précurseur dans le traitement des maladies de l'oreille.
  • Hans Stieger, artiste peintre né en 1948 en Autriche, résida à Vézelise jusqu'à son décès.
  • Hans J. Kullock, musicien, pédagogue et journaliste né en 1947 en République démocratique allemande, réside dans la commune.
  • Antoni Moreau (1837-1903) et ses fils Louis et Félix, brasseurs.
  • Maurice Constantin Perrin, chirurgien, né à Vézelise en 1826, mort en 1889.
  • Famille Huguenin : fonderie d'art au lieu-dit Le grand canton, créée en 1978.
  • Hugues Schraten : poète et romancier né en 1865. Auteur de " La petite république ".

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vézelise Blason Blasonnement : écartelé aux 1 et 4 burelé d'argent et de sable de dix pièces; et aux 2 et 3 d'azur à trois moutoilles d'argent rangées en fasce, l'une sur l'autre.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Livres de Bernard Perrin: Histoire méconnue du canton de Vézelise, tomes I & II, imprimerie Christmann.
  • Ouvrage de Guy Gauthier: Le Saintois entre fermes et clochers, 2012.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le grand livre de la bière en Lorraine, Philippe Voluer, Ed. Pl. Stanislas
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012
  4. « Notice no PA00106430 », base Mérimée, ministère français de la Culture