Thil (Meurthe-et-Moselle)

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Thil
Le « pont de Thil ».
Le « pont de Thil ».
Blason de Thil
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Canton Villerupt
Intercommunalité Communauté de communes du Pays-Haut Val d'Alzette (EPCI du 57)
Maire
Mandat
Annie Silvestri
2014-2020
Code postal 54880
Code commune 54521
Démographie
Gentilé Thillois
Population
municipale
1 687 hab. (2014)
Densité 508 hab./km2
Population
aire urbaine
2 789 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 28′ 26″ nord, 5° 54′ 33″ est
Altitude Min. 340 m – Max. 431 m
Superficie 3,32 km2
Localisation

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Thil est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette commune fut un village-frontière avec l'Allemagne entre 1871 et 1914. La source de l'Alzette, une des rivières importantes du Grand-Duché de Luxembourg, se trouve sur l'étang de la commune.

Ecarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Chanenfeld, Au Katzbaum, Au Videm, Au Poteau, A la Pierre Grise.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • signifie peut-être "tilleul". Tileis en 1089, Til en 1270, Tielle en 1571, Thilz en 1573.
  • En allemand (au XVIIIe siècle - pouillé de Trèves): Thiel. en francique lorrain : Til.

Histoire[modifier | modifier le code]

Autrefois; la commune fut le siège d'une cure du diocèse de Trèves (doyenné d'Arlon).
Le village de Thil a fait partie de l'ancienne province du Barrois, dans le bailliage de Villers-la-Montagne (coutume de Saint-Mihiel).

D’après Hans Witte, à Thil, vers 1712, on parlait encore « allemand »[1].

Villerupt et Thil restent français en 1871 grâce à un Normand[modifier | modifier le code]

En 1871, Adolphe Thiers souhaitait donner de l'espace à la place-forte de Belfort devant rester française. Les Allemands, qui n'ignoraient pas la grande valeur du sous-sol, (et sans doute aussi l'ancienne frontière linguistique) acceptèrent à condition de récupérer à leur profit des communes en déplaçant vers l'ouest la frontière prévue lors des préliminaires de paix signés à Versailles le 26 février 1871. Les communes de Rédange, Thil, Villerupt, Aumetz, Boulange, Lommerange, Sainte-Marie-aux-Chênes, Vionville devenaient donc allemandes. L’humeur joviale d’un des négociateurs français, Augustin Pouyer-Quertier, qui plaisait à Bismarck, sauva du moins Villerupt : "... Je ne vous eusse pas obligé à devenir Français, dit-il au chancelier Bismarck, et vous me faites Allemand ! — Comment cela ?... Qui vous parle de prendre votre Normandie ?... — La chose est pourtant bien simple : je suis un des principaux actionnaires des forges de Villerupt, et vous voyez bien que, de ce côté, vous me faites Allemand. " Et Thil, comme Villerupt, resta français grâce au normand Augustin Pouyer-Quertier, ministre des Finances du gouvernement Thiers[2].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Crypte de Thil.

Pendant l'occupation par les Allemands, les mines situées sur la commune furent transformées pour abriter des ateliers de construction, dans ce qui fut appelé le camp de Thil.

La mine dans les parties de galeries existantes étaient assez grandes pour des ateliers de construction mécanique le seul travail structurel impliqué étant la pose des planchers en béton et d'une dalle de protection au plafond. Un plan de la disposition des galeries fut préparé à partir des plans fournis par les fonctionnaires français affectés à la mine. Une voie de chemin de fer à écartement standard d'environ 1600 m fut construite. Le tunnel fut élargi à deux endroits pour la construction des quais de chargement. Des ateliers de construction mécanique, comprenant des fraiseuses, des tours, des postes à souder et de peinture, et des galeries de stockage furent retrouvés après la guerre ainsi que divers composants de la bombe V1 tels que des sections d'aile et de fuselage ainsi que des ogives, des réservoir d'air comprimé et de nombreuses pièces non identifiées[3].

D'autres installations furent observées après guerre telles que des bouches d'aération, des conduites d'eau et d'air comprimé et des câbles électriques. Le courant électrique était fourni par le câble aérien à partir de Micheville mais l'usine électrique principale du secteur était à Saint-Pierre à 32 km de Thil. Aucune disposition pour l'approvisionnement d'alimentation de secours n'était utilisée. Il n'y avait pas de porte protectrice à l'entrée du tunnel mais la grande longueur du tunnel et la disposition générale des galeries dans le secteur de usine auraient considérablement réduit tous les effets de souffle dans ou à côté de l'entrée du tunnel[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
13 mars 1977 18 juin 1995 Robert Rinaldoni PCF  
18 juin 1995 en cours Annie Silvestri FG Conseillère départementale du canton de Villerupt (depuis 2015)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 687 habitants, en augmentation de 4,46 % par rapport à 2009 (Meurthe-et-Moselle : 0,15 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1841 1861 1866 1872 1876 1881
202 161 212 310 312 310 292 337 437
1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
706 728 1 515 2 069 2 860 2 450 1 811 2 490 3 214
1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
2 859 2 302 3 169 3 210 2 760 2 272 1 904 1 742 1 575
2006 2011 2014 - - - - - -
1 616 1 616 1 687 - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Le Camp de Thil, vestiges d'un camp de travail de la Seconde Guerre mondiale, crématoire, crypte.
  • Le pont de Thil, à proximité.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église paroissiale de L'Assomption-de la-Vierge.
Chapelle Sainte-Claire à Sainte-Claire.
  • Église paroissiale de L'Assomption-de la-Vierge (ancienne), la paroisse de Thil possédait pour elle seule une église, non documentée. Très délabrée et frappée d'interdit, située dans un endroit escarpé et dangereux, elle fut abandonnée au profit de la nouvelle église construite de 1843 à 1845 au centre du village.
  • Église paroissiale de L'Assomption-de la-Vierge (nouvelle) construite de 1843 à 1845 au milieu du village, en remplacement de l'ancienne église. Façade datée 1844.
  • Chapelle Sainte-Claire à Sainte-Claire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Thil Blason Blasonnement : d'or à un bras de sable issant d'un brasier de gueules mouvant de la pointe, au chef parti d'argent à un écusson de gueules et de gueules à une croix ancrée d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Simmer, Peuplement et langues dans l'espace mosellan de la fin de l'Antiquité à l'époque carolingienne, 2013.
  2. Extrait du livre "La délimitation de la frontière franco-allemande" par le colonel Aimé Laussedat, éditions Delagrave, Paris 1902
  3. a et b British Bombing Research Mission 1945
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .