Choloy-Ménillot

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Choloy-Ménillot
Choloy-Ménillot
L'église de l'Assomption de Ménillot.
Blason de Choloy-Ménillot
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Canton Toul
Intercommunalité Communauté de communes Terres Touloises
Maire
Mandat
Bernard Fabing
2014-2020
Code postal 54200
Code commune 54128
Démographie
Population
municipale
726 hab. (2016 en augmentation de 3,86 % par rapport à 2011)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 45″ nord, 5° 49′ 11″ est
Altitude Min. 226 m
Max. 412 m
Superficie 11,95 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Choloy-Ménillot

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Choloy-Ménillot

Choloy-Ménillot est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le ban de la commune s'étire du sud-ouest au nord-est sur une surface de 1195 hectares. Prennent successivement place dans cet espace, des zones boisées (Lavaux, Ménillot, Chanois) du plateau lorrain des côtes de Meuse (Zonage OA, OB du cadastre - alt entre 370 et 400m) , puis un vallon collectant les eaux primitives du faux Rupt et du petit Ingressin[1], ainsi que le Met-Fontaine, puis le bourg primitif adossé à un flanc de coteau (alt. env 255 m) et enfin une plaine continue (zonages A et Z du cadastre - alt. env 245 m) jusqu’à la vallée de l'Ingressin qui forme la limite nord du territoire.

Diverses infrastructures modernes coupent le paysage comme la route nationale 4, la rigole d'alimentation du canal de la Marne au Rhin et la voie de chemin de fer Culmont Chalindrey à Toul.

Choloy (Ban communal).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Choloy-Ménillot
Foug Ecrouves Domgermain
Foug Choloy-Ménillot Domgermain
Rigny-la-Salle(Meuse) Domgermain Domgermain

Toponymie[modifier | modifier le code]

CHEULAIUM, CAULEIUM, CAULIACUS, VICUS CAULIUM, CHOLLOT et CHAULOY sont les graphies citées par Henri LEPAGE[2].

Le toponyme Choloy apparaît en 859 sous la forme Caulido, de caulis, chou, avec le suffixe collectif -etum[3], et signifie donc plantation de choux ;

Une étymologie populaire rattache souvent le toponyme Mesnil ou Ménil au terme moulin : c'est en réalité l'un des nombreux mots désignant un village au Haut Moyen Âge (cf. Du Cange sous mansionile[4] et l'article Mesnil). Lorsque le terme n’est pas précédé d’un anthroponyme, il s’agit d’une fondation des Xe siècle- XIIe siècles. En l’occurrence, le toponyme Ménillot n'apparaît qu'en 1069 sous la forme Mansionile juxta Cauliacum[3] (Ménil-lès-Choloy), par opposition au Mansionile juxta Scropula (Ménil-lès-Écrouves) qu'est Grandménil, de l'autre côté de l'Ingressin : de même, le suffixe diminutif -ot fait de Ménillot un petit Ménil par opposition au Grandménil d'Écrouves.

Le Val de Passey (Val de Pacé) forme un écart en forêt depuis toujours réuni au village. Le vallon y accueille le ruisseau de Met-Fontaine qui prend sa source dans la commune voisine de Domgermain.

Histoire[modifier | modifier le code]

La carte archéologique de la Gaule[5] signale la découverte en 1981 d'un peigne en bronze indice d'une première occupation de la Tène Finale.

Support de vase Choloy-menillot (IIIe siècle) Musée de Toul

Le répertoire archéologique Beaupré [6] mentionne la découverte de tuiles à rebords, briques, monnaies romaines, en grand nombre au lieu-dit « Champally », indice de premières occupations gallo-romaines?, ainsi que le chemin dit "De Brabant" (de Foug à Domgermain ?) traversant la commune.

La carte archéologique de la Gaule[5] signale également la mise au jour en 1983 d'une portion de la voie romaine Orléans –Vaucouleurs - Toul à l'occasion de la construction de l'autoroute A31[7].Les fouilles programmées ont mis en évidence des occupations de type exploitations agricoles de la fin de l'ère romaine.

Un écrit de l'abbaye de Poussay mentionne une partie des terres situées sur le territoire de Choloy (partem terrae de Cauleio) en 1051 et il en également parlé dans une lettre de Pibon, évêque de Toul, en faveur de l'Eglise Saint Gengoult en 1105.

Dom Calmet écrit dans ses histoires de la Lorraine et de ses hommes illustres[8] :

«La seigneurie de Choloy était un fief mouvant de la Châtellenie de Foug; les habitants jouissaient de plusieurs privilèges, franchises et exemptions de certaines tailles, que les ducs de Bar leur avaient accordés , et que le duc Antoine de Lorraine confirma en 1515. Le sieur Charles Doyot, procureur et syndic de la ville de Toul, ayant quelque contestation avec les habitants de Choloy , au sujet des biens qu'il y possédait , Léopold lui accorda, en 1715, le titre de seigneur de ce lieu , avec tous les droits honorifiques qui y étaient attachés, en considération de la réception honorable que lui avait faite la ville de Toul, lorsqu'il revenait de visiter le chevalier de st Georges (Jacques III, roi d'Ecosse), retiré à Bar-le-Duc

À l'instar de Gondreville, L'historien croit également que les rois de Francs de la première race ont eu à Choloy une maison royale pour y pratiquer la chasse

et indique qu'il y avait au lieu-dit « Moulin saint-Pierre » (48° 39′ 20″ N, 5° 48′ 33″ E) un ermitage sous l'invocation de ce Saint.

Le , Choloy devient Choloy-Ménillot à la suite de sa fusion avec Ménillot[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
septembre 1991 août 2012 Michel Bellot    
septembre 2012 En cours
(au 16 avril 2014)
Bernard Fabing    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2016, la commune comptait 726 habitants[Note 1], en augmentation de 3,86 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
460427437432440517554552538
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
475518482515470467469456431
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
416445434444423426410446454
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2016
411589548588695719709726726
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Henri Lepage[14] et E. Grosse[15] donnent quelques indications à caractère économique dans leurs ouvrages de 1836 et 1843 en accord sur la surface totale de la commune :

« Surf. territ.: 1 168 hect., 414 à 425 en terres lab., 64 en prés, 148 à 150 en bois, et 102 à 188 en vignes dont les produits sont passables... »

indiquant tous deux le caractère agricole et viticole de l'activité.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Choloy XIXe siècle néo-classique : château et dépendances, décor intérieur, jardin d'agrément ses éléments bâtis. Le château est l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1988[16].
  • Nécropole nationale 1926 Français ; 144 alliés (1914-1918) ; 9 Français (1939-1948)
  • Monument aux morts
  • Place du Couarail
  • Église de l'Assomption de Ménillot : chœur et vitrail XIIIe siècle.
  • Église Saint-Jean-Baptiste de Choloy.

Peronnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Choloy-Ménillot Blason Blasonnement : d'azur au lion d'argent la queue passée en sautoir, armé, lampassé de gueules et couronné d'or, tenant une épée d'argent emmanchée d'or, à la bordure engrêlée du même.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Sandre Portail national d'accès aux référentiels sur l'eau | Fiche cours d'eau », sur services.sandre.eaufrance.fr (consulté le 7 janvier 2019) : « Le Petit Ingressin (A5720540) »
  2. Henri Lepage, Le département de la Meurthe : statistique historique et administrative, deuxième partie, (lire en ligne), p. 118
  3. a et b Aude Wirth, Les Noms de lieux de Meurthe-et-Moselle, Dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis, .
  4. « MANSIONILE, Glossarium mediae et infimae latinitatis, Du Cange et al. », sur ducange.enc.sorbonne.fr (consulté le 7 janvier 2019)
  5. a et b Hamm, Gilles., La Meurthe-et-Moselle, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, (ISBN 287754091X et 9782877540919, OCLC 890475393, lire en ligne), p. 128 - Choloy-Menillot
  6. Jules (18-1921) Auteur du texte Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle, époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes , par le Cte J. Beaupré,..., (lire en ligne), p. 45
  7. A LIEGER, « Nouvelles découvertes gallo-romaines à Choloy-Ménillot », Etudes touloises,‎ , p. 3 (lire en ligne)
  8. Augustin (1672-1757) Auteur du texte Calmet et Laurent Auteur du texte Pillart, Bibliothèque lorraine, ou Histoire des hommes illustres qui ont fleuri en Lorraine, dans les Trois Évêchés, dans l'archevêché de Trèves, dans le duché de Luxembourg, etc. Par le R.P. dom Calmet,..., (lire en ligne)
  9. http://www.insee.fr/fr/methodes/nomenclatures/cog/fichecommunale.asp?codedep=54&codecom=128
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. Henri Lepage, Le département de la Meurthe. Première partie : statistique historique et administrative, Nancy, Imprimerie PEIFFER, 1843, p. 118 (lire en ligne)
  15. E. Grosse, Dictionnaire statistique du département de la Meurthe : contenant une introduction historique..., Nabu Press (réimpr. 2012) (1re éd. 1836) (ISBN 1278248951 et 9781278248950, OCLC 936241814, lire en ligne), p. 138
  16. Notice no PA00106009, base Mérimée, ministère français de la Culture