Ville-en-Vermois

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Ville-en-Vermois
Ville-en-Vermois
Mairie
Blason de Ville-en-Vermois
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Intercommunalité Communauté de communes des Pays du Sel et du Vermois
Maire
Mandat
Jean-François Guillaume
2020-2026
Code postal 54210
Code commune 54571
Démographie
Gentilé Fraimbois
Population
municipale
594 hab. (2019 en augmentation de 0,17 % par rapport à 2013)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 36′ 54″ nord, 6° 15′ 17″ est
Altitude Min. 208 m
Max. 288 m
Superficie 10,53 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Nancy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Jarville-la-Malgrange
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Ville-en-Vermois
Liens
Site web Site officiel

Ville-en-Vermois est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est. Ses habitants sont appelés les Fraimbois. Ce village se trouve à proximité de Nancy.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ville-en Vermois est une commune rurale au nord-est de la France en Meurthe-et-Moselle, au sud de Nancy et à l'ouest de Saint-Nicolas-de-Port.

Le territoire de la commune est limitrophe de 8 communes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Ville-en-Vermois est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (96,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (59,8 %), prairies (34,3 %), zones urbanisées (3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,9 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Présence du paléolithique inférieur.

Le village de Saint Hilaire fut détruit à une époque antérieure aux guerres du XVIIe siècle.

Ville-en-Vermois, qui s'appelait autrefois Villa in Vermesio, est un des villages qui composent le Vermois. Le village se situe entre Saint-Nicolas-de-Port et Lupcourt et faisait en 1888, 1049 hectares. Si l'on se penche sur le blason de la commune qui est composé d'un fond bleu azur, de quatre étoiles d'or, un bâton d'argent enlacé par un serpent, on a la structure du village et ses origines. Les quatre étoiles représentent : le village (avec le parc de la Garenne et le Chauffour), le hameau de Gérarcourt, le lotissement du Clos-Cardinal et le lotissement Sous les Navines à l'entrée de Lupcourt. Le serpent est l'image du Frahaut, ruisseau qui serpente à travers le village. Le bâton d'argent quant à lui est le symbole des pèlerins qui se rendaient à pied par les chemins convergents, à l'église Saint-Hilaire. Le village a un passé très religieux avec des bâtiments datant du Moyen Âge.

On retrouve des mentions concernant le hameau de Gérardcourt au XIIIe siècle. Il y avait dans ce hameau une maison seigneuriale appelée Fief de la Cour ainsi qu'une chapelle dédiée à saint Denis. Si l'on remonte le chemin allant de Gérardcourt à Ville-en-Vermois, on trouve à 1 km du hameau, une église, l'église de Saint-Hilaire. C'est l'unique monument, encore visible, qui est resté de l'ancien village au nom éponyme. Saint-Hilaire fut détruit par des suédois lors de leur passage en Lorraine longtemps avant la Révolution et ne fut jamais reconstruit. Autrefois, l'église desservait les villages de Manoncourt, Lupcourt, Ville-en-Vermois, Saint-Hilaire, Gérardcourt, Bédon et le hameau de Savoue (qui dépendait de Gérardcourt mais n'existe plus). Au sud de l'édifice, il y avait un presbytère (détruit aujourd'hui), il fut habité jusqu'à la révolution. À des endroits stratégiques sur les terres entourant l'église, deux tours en bois ont été érigées pour surveiller les travaux exécutés par les personnes employées à la culture de ces terrains. La commune de Manoncourt venait inhumer ses morts au cimetière de Saint-Hilaire. Ils utilisaient un chemin secret appelé Champ des Morts pour transporter les défunts.

Il existait autrefois, au cœur du village de Ville-en-Vermois, une chapelle dédiée à Saint-Quirin. Cette chapelle fut transformée en maison pour particuliers. Il ne reste de cette maison que le clocher qui a été installé à l'ancienne école communale, aujourd'hui la mairie. Beaucoup de pèlerins faisaient le voyage jusque Ville-en-Vermois, parfois venant de très loin jusqu'en 1886 à cause des vertus guérissantes que l'on attribuait à l'eau de la fontaine se situant en bas de la Grand Rue. Toujours dans la Grand Rue, au niveau de la ferme des Guillaume, se trouvait un ancien monastère d'hommes. Une partie du bâtiment a appartenu aux pères jésuites de Saint-Nicolas en 1747. Une autre partie, toujours la même année, fut acquise par un maréchal ferrant. Plusieurs années plus tard, l'ensemble devint une ferme. Dans la partie du village appelée le « Chauffour », il y avait plusieurs fours à chaux.

Le village reste encore aujourd'hui marqué par ces vieilles pierres.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1988 1994 André Oosterlinck (1927-2011)    
mars 2001 En cours
(au 25 mai 2020)
Jean-François Guillaume[8]
Réélu pour le mandat 2020-2026
UMP Conseiller régional

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2019, la commune comptait 594 habitants[Note 3], en augmentation de 0,17 % par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle : +0,38 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
227268268313352343338356329
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
321330307305352355331331306
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
316282275264299257256276224
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018
220374626625606596593593596
2019 - - - - - - - -
594--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église rurale Saint-Quirin 18e (fêtée le ) ; cette église, implantée à distance du village, était primitivement celle du village de Saint-Hilaire, disparue ; elle est devenue église paroissiale de Ville-en-Vermois et de Gérardcourt.
  • Chapelle dédiée à saint Quirin : chapelle reconvertie en maison particulière. Il ne reste de cette chapelle que le clocher installé au-dessus de la mairie.
  • Monument aux morts.
  • Fontaine.
  • Vestiges d'une maison XVIe au hameau de Gérardcourt.
  • Canal de l'Est : écluses.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur au bâton d'argent, mouvant de la pointe, posé en pal et sur lequel s'enroule un serpent du même, accompagné de quatre étoiles d'or.
Commentaires : Le bâton sur lequel s'enroule le serpent symbolise saint Hilaire, éponyme de l'ancien village dont il ne reste plus que l'église. Aujourd'hui cette église sert à quatre groupes d'habitants, d'où les quatre étoiles : Ville-en-Vermois, Gérardcourt, le Clos Cardinal et les Navinnes. Le serpent représente le Frahaut, qui serpente au centre du village et qui prend sa source un peu au-dessus du village. Désormais recouvert par la route, la fontaine qui se situe Rue du Pressoir est le seul aspect visible de cette source. La commune adopta ce blason en 1977[14].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Monographie du village faite en 1888 par l'instituteur de l'époque [Qui ?].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  13. René Hogard sur Worldcat.
  14. Site des généalogistes lorrains