Crusnes

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Crusnes
Église Sainte-Barbe.
Église Sainte-Barbe.
Blason de Crusnes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Canton Villerupt
Intercommunalité Communauté de communes Pays de l'Audunois et du Bassin de Landres
Maire
Mandat
Alain Eckel
2014-2020
Code postal 54680
Code commune 54149
Démographie
Gentilé Crusnois, Crusnoise
Population
municipale
1 609 hab. (2014)
Densité 266 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 26′ 07″ nord, 5° 55′ 02″ est
Altitude Min. 350 m
Max. 436 m
Superficie 6,06 km2
Localisation

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Crusnes

Crusnes est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette commune fut un village-frontière avec l'Allemagne entre 1871 et 1918. Elle est à une dizaine de kilomètres du Luxembourg.

On fait la distinction entre Crusnes Village et Crusnes Cité.

Ecarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Bernique, La Fondation, Crusnes Cités, La Dame, Keurtange, Bourig Loch, La Schleide, Haut de Neygroudt, La Truie, Pièce de huit jours, Pièce de onze jours, Le Choque, Aux Oies, Au chemin D'Hirps, Le Haut Chemin, La Fosse Baslieux, Anne Berre, La Croix Bailly, Trou de Butte.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Crusna et Crune (1254), Crusne (1341), Cruine (1654), Crunes (1793), Crune (1801).
  • Krongen en luxembourgeois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village est déjà mentionné en 636 sous le nom de Cruna Fluviolu. Il dépendait en 1254 de l'abbaye de Villers-Bettnach, quoique faisant partie du diocèse de Trèves comme cure du doyenné de Luxembourg[1]. En 1817 il y avait 193 habitants répartis dans 31 maisons. Le village a été érigé en commune en 1833.

La guerre franco-allemande de 1870[modifier | modifier le code]

En 1871, Adolphe Thiers souhaitait donner de l'espace à la place-forte de Belfort devant rester française. Les Allemands, qui n'ignoraient pas la grande valeur minière du sous-sol, acceptèrent à condition de récupérer à leur profit des communes en déplaçant vers l'ouest la frontière prévue lors des préliminaires de paix signés à Versailles le 26 février 1871. Les communes de Rédange, Thil, Villerupt, Aumetz, Boulange, Lommerange, Sainte-Marie-aux-Chênes, Vionville devenaient donc allemandes. Mais Villerupt et Thil restèrent françaises grâce au Normand Augustin Pouyer-Quertier, ministre des Finances du gouvernement Thiers. La petite commune de Crusnes, dont le sous-sol regorgeait de minerai, avait été oubliée sur la carte-base du traité de Francfort, mais, indubitablement, de par sa situation, elle devait rester en territoire français. « Crusnes est un hameau d’Aumetz, il doit suivre le sort d’Aumetz » affirmait le commissaire allemand. « Assertion inexacte », réplique le commissaire français, le capitaine Aimé Laussedat : « Crusnes est commune indépendante depuis près de quarante ans ». Opposition énergique du Français, qui finit par obtenir gain de cause. Ce qui n’empêcha pas l’Allemand de demander une compensation territoriale : des bois situés dans la commune (française, et limitrophe de la nouvelle frontière) d'Avril, au nord-est de ce village. Alors les rapports se tendirent, le commissaire français menaça de rompre, s’obstinant à ce qu’il ne fût point question de compensation pour une cession à laquelle l’Allemand n’avait manifestement aucun droit ; il l’emporta encore : bataille gagnée, qui conserva à la France Crusnes, une commune de 600 à 700 hectares et de 372 habitants, et les bois d'Avril, la commune d'Avril restant intégralement française[2].

L'histoire moderne de Crusnes est associée à la Ligne Maginot. Le village est en effet entouré de nombreux blockhaus et ouvrages du Secteur fortifié de la Crusnes.

À la fin des années 70, un tremblement de terre se faisait ressentir, alors qu'en réalité ce tremblement était un effondrement minier, le sol s'est affaissé de presque un mètre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 octobre 2010 Serge Bertelle PCF Retraité directeur école primaire
Décès en cours de mandat
décembre 2010 en cours
(au 16 avril 2014)
Alain Eckel PCF  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 609 habitants, en diminution de -0,56 % par rapport à 2009 (Meurthe-et-Moselle : 0,15 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1836 1841 1861 1866 1872 1876
212 155 174 410 360 372 372 320 350
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
305 302 313 312 323 345 646 1 115 1 685
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
2 271 2 212 1 724 2 413 2 615 2 186 1 843 1 590 1 660
1999 2006 2011 2014 - - - - -
1 602 1 604 1 626 1 609 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église paroissiale Saint-Léger.
Église Sainte-Barbe avant sa restauration.
  • Le monument aux morts à Crusnes Village de la guerre 1914-1918.
  • L'église Sainte-Barbe commanditée par la famille de Wendel en 1939 et réalisée par l'entreprise de Ferdinand Fillod, est l'une des seules églises entièrement construites en fer en Europe. A structures métalliques : sculptures taillées dans le minerai.
    Classée monument historique en 1990, et la rouille ayant fait son œuvre, la restauration est terminée à Noël 2006[7].
  • L'église paroissiale Saint-Léger à Crusnes Village reconstruite en 1736, puis à nouveau en 1860.
  • Calvaire dit Croix Boulanger, situé 22 rue de la Mairie élevé en 1714 (date portée), aux frais de Jacques Goeury et Catherine Mengin sa femme. Le revers du croisillon, historié, est accolé à la façade de la maison et est non visible.
  • Croix monumentale, située 17 Grande Rue, construit en 1785, représentant : Christ en croix ; ornement végétal ; fleur ; cœur ; fleur de lys.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Crusne dans la culture[modifier | modifier le code]

Une scène du film Les Rivières pourpres 2 - Les anges de l'apocalypse a été tournée devant l'église Sainte-Barbe.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  2. Extrait du livre La délimitation de la frontière franco-allemande par le capitaine devenu colonel Aimé Laussedat, éditions Delagrave, Paris 1902.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Est Magazine du 30/01/2011