Champenoux

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Champenoux
Champenoux
Le centre du village.
Blason de Champenoux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Canton Grand Couronné
Intercommunalité Communauté de communes de Seille et Grand Couronné
(siège)
Maire
Mandat
Henri-Philippe Guimont
2014-2020
Code postal 54280
Code commune 54113
Démographie
Gentilé Campussiens
Population
municipale
1 361 hab. (2016 en augmentation de 12,39 % par rapport à 2011)
Densité 124 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 37″ nord, 6° 21′ 00″ est
Altitude Min. 220 m
Max. 274 m
Superficie 11,00 km2
Localisation

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Champenoux est une commune française de 1 247 habitants (2014) située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Champenoux est un village du nord-est de la France, situé dans le département de Meurthe-et-Moselle (54), à une quinzaine de kilomètres à l'est de Nancy, sa préfecture. Il s'agit d'une petite commune rurale de quelque 1 200 habitants.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Amance Amance Mazerulles Rose des vents
Laneuvelotte, Velaine-sous-Amance N Erbéviller-sur-Amezule
O    Champenoux    E
S
Velaine-sous-Amance Réméréville Erbeviller-sur-Amezule

Toponymie[modifier | modifier le code]

Anciennement mentionné : Campispinal (1210) ; Campus spinosus (1214) ; Chamspinous (1220) ; Champinos (1221) ; Champinous (1224) ; Champspenoins (1359) ; Champenou (1424) ; Champegnoul (1425) ; Champegneu (1485) ; Champenouz (1506) ; Champegnou (1510) ; Champenoult (1523) ; Champegnoulx (1537) ; Champeignou (1539) ; Champegnoult (1550) ; Champenou (1554) ; Champenoulx-soub-Amance (1596) ; Champenoulx (1600)[1].

Sobriquet : les habitants de Champenoux étaient surnommés en patois les paures ou les pouilloux[2] (les pauvres ou les pouilleux). Il semble logique de relier ces surnoms à la présence sur le territoire d'un gagnage appelé le gagnage des pauvres. Sa propriétaire, Marguerite Regnard, avait affecté sur son bien une rente d'un résal de blé au profit des pauvres de Champenoux[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Présence gallo-romaine[4].
  • Le fief de Champenoux relevait de la châtellenie d'Amance (bailliage de Nancy).
  • 1224 : Arnoul, chevalier du Rup de Boulay, confirme la vente faite à l'abbaye de Saint-Epvre par Havide sa nièce de l'alleu qu'elle avait à Champenoux[3].
  • Milieu du XIIIe siècle : fondation d'un prieuré dont les biens sont liés à ceux de l'abbaye de Saint-Epvre de Toul[3].
  • 1288 : Vauthier, abbé de Saint-Epvre à Toul se retire au prieuré de Champenoux[5].
  • 1410 : l'évêque de Toul rappelle la donation au prieuré de Champenoux faite par Beccelin, chevalier de Mazerulles, de tout ce qu'il avait "en la ville de Champenoux"[3].
  • 1500 puis 1511 : Mathieu de Lucy seigneur de Champenoux donne son dénombrement au duc de Lorraine pour ce qu'il possède à Champenoux[3].
  • 1523 : des différends sont constatés entre le prévôt d'Amance et les religieux de Saint-Epvre à propos d'un bichet de blé que les habitants de Champenoux devaient au prévôt[3].
  • 1527 : un jugement des assises de Nancy rendu contre les bénédictins de Saint-Epvre confirme les habitants de Champenoux dans leur possession de haies et pâturages contestée par les religieux[3].
  • 1529 : Antoine de Marches et sa femme Ysabellon de Guermanges abandonnent à Hanus de Guermanges la terre de Champenoux[3].
  • 1541 : Nicolas de Fours s'oppose aux religieux de Saint-Epvre à propos d'un gagnage qu'il possède à Champenoux. Le duc de Lorraine donna des lettres d'abolition à Nicolas de Fours qui resta propriétaire[3].
  • 1545 : on dénombre 29 ménages[3].
  • 1562 : des lettres patentes permettent aux bénédictins de dresser carcan et pilori pour y attacher les malfaiteurs[3].
  • 1592 : Jean de Haraucourt vend à Othon, "comte sauvage" du Rhin, une partie de la seigneurie de Champenoux. Le 16 juin de la même année, Othon revend son acquisition aux frères Dattel, d'Amance[3].
  • 1654 : Ferry de Haraucourt et sa femme cèdent aux bénédictins de Saint-Epvre la vouerie de Champenoux, y compris le droit de coup et rupt de galliot. Ce curieux privilège consiste à tirer par trois fois le jour de la Saint-Barthélémy des poulets et chapons sur les fumiers de Champenoux que les habitants ont obligation de lâcher ce jour précis. Le bailliage de Nancy confirma ce droit en 1754[3].
  • 1695 : Monsieur Bourdon est régent d'eschole[6] (instituteur) ce qui atteste de la présence d'une école, au moins depuis cette date.
  • 1681, le 29 octobre, revenant d'Alsace, Louis XIV accompagné de la reine et de la cour s'arrêtent à Champenoux pour dîner[2].
  • 1703 : les bénédictins de Saint-Epvre vendent à Marc-Antoine de Mahuet la totalité de la vouerie de Champenoux appellée Falck de Brin[3].
  • 1712 : on ne compte plus que 50 habitants[3].
  • 1772 : Jean-Dominique Robert, comte du Houx de Dombasle est mis en possession de la seigneurie vouée de Champenoux[3].
  • 1790 : Champenoux est chef-lieu de canton[6].
  • 1898 : lors de la campagne électorale pour les élections législatives, il se produit à Champenoux un incident peu glorieux pour le principal intéressé, Maurice Barrès. L'écrivain est alors candidat à ces élections sous la bannière du général Boulanger. Pendant la réunion électorale, un perturbateur accuse Barrès d'avoir voulu épouser l'une des filles du bey de Tunis. Aussitôt, d'autres adversaires scandent : "parlez-nous de la moukère". Une bagarre s'ensuit . Barrès est renversé pendant que "d'autres exaltés" détellent ses chevaux[7]. Quelques jours plus tard, l'auteur de la colline inspirée relate dans ses cahiers cet incident, usant de propos acerbes à l'égard des habitants de Champenoux[8], les rendant responsables d'un incident dû à des militants politiques qui n'habitaient probablement pas cette paisible Commune. Dans le numéro 22 du journal l'Aurore en date du 8 mai 1898, un nommé Henri Leyret signe un article sarcastique à l'égard de Barrès et néanmoins teinté d'humour au sujet de cet incident.
  • 1913 : le territoire communal est en cours de remembrement. Le géomètre est Monsieur Bardin[9].
  • 1914, septembre : Champenoux est le théâtre de violents combats dans ce que les Français appellent la bataille du Grand Couronné et les Allemands, la bataille de Nancy.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 En cours
(au 16 avril 2014)
Henri-Philippe Guimont UDI (PR)  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2016, la commune comptait 1 361 habitants[Note 1], en augmentation de 12,39 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
373487526576595626634678664
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
582617640637564503489479499
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
476473335358373345356365383
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
4176441 0041 0411 1241 1951 2051 2151 216
2016 - - - - - - - -
1 361--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Agriculture et élevage.
  • Locaux du centre régional de l'INRA de Nancy.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les élèves de la commune sont rattachés à l'académie de Nancy-Metz qui fait partie de la zone B. Le village possède une école maternelle et une école élémentaire.

Champenoux n'a pas de collège. Le collège public du secteur se trouve à Essey-lès-Nancy (collège Émile Gallé).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Barthélemy.
Cimetière militaire français

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Chanoine Charles Rolin, ancien curé de Champenoux et historien, auteur de plusieurs documents historiques dont deux font référence : La défense du Couronné de la Seille (1914) et La vie d'un Village Lorrain avant la Révolution : Champenoux (1210-1790). Ces deux publications ont été primées par l'Académie Française. Une rue de Champenoux porte son nom.
  • Claude Dhotel, dit C. Jérôme ( 1946/2000), chanteur, y a grandi, élevé par ses grands-parents.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Champenoux Blason Blasonnement : parti de gueules au Saint Barthélemy d'argent auréolé d'or ; au 2e coupé d'azur à trois besants d'or au chef d'argent chargé d'un léopard de gueules, et d'azur à une tour d'argent maçonnée de sable accompagnée de trois croix fleuronnées d'or disposées 1-2.
Détails
Utilisé par la commune depuis 1990

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, 1862
  2. a et b « L'histoire de Sornéville en Lorraine », sur gallica.bnf.fr, (consulté le 25 juin 2019)
  3. a b c d e f g h i j k l m n o et p « Les communes de la Meurthe par Henri Lepage », sur gallica.bnf.fr, (consulté le 25 juin 2019)
  4. « Revue historique de la Lorraine », sur gallica.bnf.fr, (consulté le 25 juin 2019)
  5. « Les communes de la Meurthe par Henri Lepage », sur gallica.bnf.fr, (consulté le 26 juin 2019)
  6. a et b « monographie de Champenoux pour l'exposition universelle de 1889 », sur galeries.limedia.fr, (consulté le 25 juin 2019)
  7. Jean Vartier, Le grand livre des sobriquets et quolibets de Lorraine et du Bassigny, Jarville-la-Malgrange, Imprimerie Vagner pour Éditions de l'Est, , 217 p. (ISBN 2-86955-065-0, lire en ligne), page 157
  8. Maurice Barrès, Mes cahiers, tome deuxième, Paris, 1898-1902
  9. « La propriété rurale : morcellement et remembrement par Georges Hottenger », sur gallica.bnf.fr (consulté le 26 juin 2019)
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.