Pierre-la-Treiche

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Pierre-la-Treiche
Pierre-la-Treiche
Église Saint-Christophe.
Blason de Pierre-la-Treiche
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Canton Toul
Intercommunalité Communauté de communes Terres Touloises
Maire
Mandat
Xavier Colin
2014-2020
Code postal 54200
Code commune 54426
Démographie
Population
municipale
504 hab. (2015 en diminution de 5,79 % par rapport à 2010)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 37″ nord, 5° 55′ 51″ est
Altitude Min. 206 m
Max. 350 m
Superficie 12,85 km2
Localisation

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Pierre-la-Treiche

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Pierre-la-Treiche

Pierre-la-Treiche est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Pierre-la-Treiche est situé sur la rive gauche de la Moselle. C'est la plus riche commune de Meurthe-et-Moselle sur le plan karstique; on y trouve 39 grottes, les deux tiers étant sur la rive droite.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme apparaît en 836 sous la forme latine simple Petra, Pierre, en référence au relief qui domine la localité. En 1510 apparaît l'adjonction de Trexe, terme lorrain qui désigna d'abord un terrain en friche, puis une parcelle sans arbre entourée de bois [1].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Présences paléolithique, néolithique et protohistorique dans les diverses grottes de la région.

Industrie fluviale[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle les frères Mourlon lancent des chantiers navals à Pierre-la-Treiche. Situés au lieu-dit le Quart de Sable, ils construisent des péniches en bois de type Freycinet dans deux cales sèches. Aujourd'hui l'association « La péniche Pierre-la-Treiche » restaure l'une d'entre elles en préservant le patrimoine industriel local[2].

Plus tard, une usine de moteurs de péniches s'est d'ailleurs installée dans la commune.

Le calcaire extrait du plateau était chargé sur des bateaux pour être dirigé vers les usines Solvay (Dombasle-sur-Meurthe) grâce à un quai de chargement aujourd'hui disparu.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Bernard Vosgien   Agriculteur
mars 2008 en cours
(au 16 avril 2014)
Xavier Colin    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

En 2015, la commune comptait 504 habitants[Note 1], en diminution de 5,79 % par rapport à 2010 (Meurthe-et-Moselle : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
422370469432441475488513515
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
480512507545512525565623583
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
570584452452452419391440426
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 -
393359603674607578535504-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Château de La Rochotte.
  • Fort Chanot et ouvrage du chanot.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Nicolas de la Rochotte.
  • Église Saint-Christophe, fin XVIIIe siècle.
  • Ancien prieuré Saint-Nicolas de la Rochotte avec chapelle (classé aux monuments historiques par arrêté du 31 juillet 2000[7]) fondé vers 1094, le prieuré de Saint-Nicolas dépendait de l'abbaye Saint-Léon de Toul. Relevé en 1537 par Jean Forget, il se compose de deux bâtiments : le logis (1541), et la chapelle de la même époque. Dans la chapelle, présence en soubassement de peintures murales du XIXe siècle, et dans les tympans des arcs figure une œuvre de 1946 exécutée par un prisonnier allemand, Spychalski. Dans le logis, l'escalier est le seul vestige apparent des dispositions du XVIe siècle (cage de plan carré intégrant un escalier en vis au noyau central constitué d'une colonne sur haut socle).

Site spéléologique[modifier | modifier le code]

Pierre-la-Treiche est la commune de Meurthe-et-Moselle sur le territoire de laquelle se développe le plus grand nombre de cavités souterraines naturelles (39) et avec le plus important développement cumulé du département[8]. Au départ endokarst situé sous le fond de la vallée de la Moselle, celui-ci a été recoupé lorsque la rivière s'est encaissée. Avant sa capture par la Meurthe, la Moselle a participé à la création et à l'élargissement de l'ensemble des grottes puis à leur comblement avec ses alluvions[9]. 3 des 7 plus grandes grottes de la commune ont été découvertes par Christian Chambosse1914 - †2004) dans les années 1930.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Joseph Poussot est né à Grandvillers le . Il étudia la musique à Charmes chez monsieur Martin mais trouva cela compliqué et un peu rébarbatif. De là il lui vint l'idée de fabriquer un instrument de musique populaire. Il reprit les travaux de l'abbé Tihay, construisit un violon avec un clavier destiné à pincer la corde unique et qui remplaçait avantageusement les doigts malhabiles des violonistes débutants. L'instrument était fixé horizontalement sur deux pieds, ce qui en assurait une bonne stabilité. Le musicien, assis, jouait donc du clavier avec sa main gauche et actionnait un archet avec sa main droite.

À Pierre-La-Treiche l'abbé Guyot qui était désireux d'implanter une industrie locale proposa un vaste atelier à J. Poussot et il vint donc s'y établir en 1884. Un nouveau brevet fut déposé le . Plus de mille monocordes ont été fabriqués, de différents modèles. Malheureusement Joseph Poussot se noie à 29 ans dans la Moselle le alors qu'il était promis à un brillant avenir…

Le Châlet Beaurivage, en bord de Moselle, existe depuis 1937. Il a été créé à l'initiative de Pierre et Jeanne Colin (1904-1996). Pendant de longues années l'établissement a constitué un véritable lieu de détente et de loisirs, où l'on pouvait à la fois se restaurer et se baigner ; la canalisation de la Moselle et la destruction de l'ancien barrage ont cependant profondément changé le cadre de cette célèbre "guinguette lorraine", faisant ainsi disparaître les bassins et les plongeoirs.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Pierre-la-Treiche Blason
Détails

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Aude Wirth, Les Noms de lieux de Meurthe-et-Moselle, Dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis, .
  2. (fr) « Les chantiers navals Mourlon-Frères », L'Est républicain , édition de Toul, [PDF], archives L'Est républicain
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. « Fiche de classement aux monuments historiques », sur la base Mérimée, ministère de la Culture (consulté le 16 octobre 2012)
  8. (fr) Prévot, C. (2009) - « Vers un inventaire souterrain de Meurthe-et-Moselle », Spéléo L no 18 (ISSN 0758-3974), LISPEL, Tomblaine, p. 91-104
  9. (fr) Losson, B. (2003) - Karstification et capture de la Moselle (Lorraine, France) : vers une identification des interactions, Thèse de doctorat de géographie, Université de Metz, 510 pages + annexes (196 pages) et planches (94 pages)
  10. . « Fiche de classement aux monuments historiques », sur la base Mérimée, ministère de la Culture (consulté le 16 octobre 2012)