Villey-le-Sec

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Villey-le-Sec
Vue du village enserré dans le fort.
Vue du village enserré dans le fort.
Blason de Villey-le-Sec
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Arrondissement de Toul
Canton Toul
Intercommunalité Communauté de communes Terres Touloises
Maire
Mandat
Dominique Perrin
2014-2020
Code postal 54840
Code commune 54583
Démographie
Gentilé Trabecs
Population
municipale
414 hab. (2014)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 35″ nord, 5° 58′ 39″ est
Altitude Min. 207 m
Max. 340 m
Superficie 6,4 km2
Localisation

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Villey-le-Sec

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Villey-le-Sec

Villey-le-Sec est une commune française de Lorraine, située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé non loin de Nancy, dans le Toulois sur les boucles de la Moselle.

La route principale du village rejoint Dommartin-lès-Toul à Maron.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme apparaît pour la première fois en 836 sous la forme Vitiliagus, puis Vitilacus en 869, et Videliacum au XIIe siècle : il est composé de l'anthroponyme latin Vitellius et du suffixe -acum. Ce type de toponyme est caractéristique de l'Antiquité tardive[1].

Le qualificatif le Sec, qui rappelle la situation sur un plateau, à l'écart des cours d'eau, apparaît en 1369.

Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom de Villey-la-Montagne[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

On a découvert des sépultures du Néolithique sur le territoire de la commune[3].

Le village est créé au VIIe siècle, par des moines venus de Toul. Il est une dépendance du chapitre de la cathédrale Saint-Étienne de Toul jusqu'au XVIIIe siècle.

En janvier 1758, le Jacobite Pierre André O'Heguerty, ancien premier conseiller au commandement suprême de l'Île Bourbon, son directeur général du commerce, membre de l'Académie Stanislas depuis sa fondation en 1750 et dont il en deviendra sous directeur puis directeur, achète la seigneurie de Villey-le-Sec. Cet homme sera tour à tour avocat, corsaire, armateur, spécialiste dans la finance, écrivain, et espion au service des rois Stuart en exil[4],[5]. Il recevra le jeune Prétendant au trois trônes d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande, Charles Edwdard Stuart dans son château de Villey-le-Sec. Son fils, Charles Daniel O'Heguerty, ruiné, vendra la seigneurie un peu avant la Révolution à François Louis Vallet de Bain, qui est Grand Maître des Eaux et forêts de France.

Le fort de Villey-le-Sec est un ensemble de fortins et de casemates construit dans les années 1874-79, représentant une surface de 40 000 m2. Il avait la particularité de fortifier le village dans son ensemble.

Une partie du village a été détruite à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'église a été reconstruite en 1955.

La batterie sud a été utilisée par l'école nationale supérieure de géologie appliquée et de prospection minière de Nancy pour stocker une collection de minéraux radioactifs[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001   Claude Prévot    
juillet 2005 mars 2014 Michel Colin    
mars 2014 en cours Dominique Perrin    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 414 habitants, en diminution de -0,24 % par rapport à 2009 (Meurthe-et-Moselle : 0,15 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
266 337 344 364 396 420 425 456 428
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
401 418 378 741 566 666 640 759 804
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
918 680 279 263 264 239 193 161 216
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014 -
162 214 233 239 340 399 416 414 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Batterie sud.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’azur à la bande de gueules chargée d’un V majuscule entre une crosse en chef et une croix de Lorraine en pointe, accompagnée en chef d’une tour d’argent, et en pointe d’une église de même.
Commentaires : La crosse symbolise l'évêché de Toul et la croix le duché de Lorraine[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

CHOLLET Jack. Les O'Heguerty, francs-maçons, agents secrets à la cour du roi Stanislas. Ed.Gérard Louis, Haroué, 54740, 2015

CHOLLET Jack et ANDRIOT Cédric, Les Mystères de la Franc-maçonnerie à Lunéville. Ed. Gérard Louis, Haroué, 54740, 2016.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Aude Wirth, Les Noms de lieux de Meurthe-et-Moselle, Dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis, , 313 p. (ISBN 978-2914554435).
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Si Chaligny m’était conté... L’histoire avant l’histoire
  4. CHOLLET Jack, Les O'Heguerty, francs-maçons, agents secrets à la cour de Stanislas., Haroué 54740, Gérard Louis, (ISBN 978-2-35763-085-7)
  5. CHOLLET Jack et ANDRIOT Cédric, Les Mystères de la Franc-maçonnerie à Lunéville, Haroué 54740, Gérard Louis, , 363 p. p. (ISBN 978-2-35763-098-7)
  6. InfoDuJour
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. http://www.genealogie-lorraine.fr/info/blasons_54.php?blason=VILLEY_LE_SEC