Tiercelet (Meurthe-et-Moselle)

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Tiercelet
L’église paroissiale Saint-Rémy.
L’église paroissiale Saint-Rémy.
Blason de Tiercelet
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Canton Villerupt
Intercommunalité Communauté de communes de l'agglomération de Longwy
Maire
Mandat
Michel Brier
2014-2020
Code postal 54190
Code commune 54525
Démographie
Gentilé Tiercelins
Population
municipale
649 hab. (2012[1])
Densité 85 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 27′ 45″ N 5° 53′ 06″ E / 49.4625, 5.88549° 27′ 45″ Nord 5° 53′ 06″ Est / 49.4625, 5.885
Altitude Min. 360 m – Max. 432 m
Superficie 7,68 km2
Localisation

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Tiercelet

Tiercelet est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Moulaine, un affluent de la Chiers, prend sa source près de Tiercelet.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Tiercelet : de Thiois ou Tiche "allemand" + Lar "pâturage"[2].
  • Cussange (ou Curlange) : Cussigny (1333)[2], Curtenges (1385)[5], Curtange (1385)[6], Cussange et Curlange (XVIe siècle)[2].
  • Bourene : de bur "source". Burne (1193)[2], Fontibus (1330)[2], Bireng et Burange (1570)[2], Birange (sans date)[2], Bourenne (XIXe siècle). Buren en francique luxembourgeois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Anciennement village du Barrois, appartenant à l’archevêché de Trèves, doyenné de Luxembourg ; l’abbé de Villers-Bettnach nommait à la cure.

Les ravages de la guerre de Trente Ans causèrent l’abandon de l’ancien village (actuellement lieu-dit Bourenne/Bourène) et le regroupement actuel autour du château du XIVe siècle, démoli en 1671 sur ordre de Louis XIV.

En 1817, Tiercelet avait pour annexes la ferme de Bourenne et le moulin de Cussange[7]. À cette époque, il y avait 273 habitants répartis dans 48 maisons.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 16 avril 2014)
Michel Brier    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 649 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1872
260 252 241 268 339 366 321 299 262
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
320 283 294 296 395 329 499 358 316
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
341 353 341 214 282 358 366 429 544
1990 1999 2006 2011 2012 - - - -
538 504 627 648 649 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ancien moulin de Curlange.

Château[modifier | modifier le code]

Porte du château.

Château reconstruit ou transformé en 1826 en remplacement d’une ancienne maison forte mentionnée en 1329[10], détruite pendant la guerre de Trente Ans, démantelée en 1671 par ordre de Louis XIV et à nouveau détruite au moment de la Révolution.

Propriété de la famille d’Autel jusqu’en 1718, racheté par les barons d’Eltz puis passé par héritage au milieu du XVIIIe siècle aux comtes d’Hunolstein, vendu à un négociant de Verdun au moment de la Révolution, le domaine fut racheté en 1822 par Jean-Baptiste Pacotte, maître de forges à Villerupt et conseiller général, qui fit reconstruire le château. Par mariage, il est passé à la famille de Ladonchamps qui en est toujours propriétaire. Les bâtiments, organisés autour d’une vaste cour, sont composés à l’ouest du logis (isolé), au nord de la ferme, à l’est et au sud-est des parties agricoles. Au sud-ouest, deux portails sont accolés à un bâtiment agricole isolé.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Rémy reconstruite vers 1670 ; chœur et avant-chœur reconstruits en 1854 ; les travaux, interrompus pendant 37 ans, reprirent en 1891 et la première pierre de la nef fut posée le 9 juin 1891 ; nef et tour reconstruites de 1891 à 1893, église consacrée en 1893, clocher rénové en 1978, chemin de Croix en terre cuite 1896.
  • Presbytère du XVIIe siècle, trois maisons du XVIIIe siècle.
  • Croix en pierre encastrées dans les murs des maisons.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Recensement 2013 de la population de Tiercelet (le Républicain Lorrain) », sur le Républicain Lorrain (consulté le 27 février 2013)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Alain Simmer - Le Pays-Haut (Longwy) , n°1 2009, p.18-24 - La toponymie du Pays-Haut entre mythes et réalité
  3. a et b Zesummegestallt vum Henri Leyder - Lëtzebuerger Marienkalender 1997 - iwwerschaft 3/2011
  4. engelmann.uni.lu - Infolux - Luxemburger Wörterbuch
  5. Mémoires de l'Académie Nationale de Metz - Volume 45 (1864)
  6. Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  7. Dictionnaire du département de la Moselle : contenant une histoire abrégée - Claude Philippe de Viville (1817)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  10. Dictionnaire des châteaux de France par Jacques Choux édition Berger-Levrault 1978