Landres

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Landres
Place de l'Église.
Place de l'Église.
Blason de Landres
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Canton Audun-le-Roman
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin de Landres
Maire
Mandat
Marc Ceccato
2014-2020
Code postal 54970
Code commune 54295
Démographie
Gentilé Landrus
Population
municipale
938 hab. (2012)
Densité 117 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 20″ N 5° 48′ 21″ E / 49.322222, 5.80583349° 19′ 20″ Nord 5° 48′ 21″ Est / 49.322222, 5.805833
Altitude Min. 280 m – Max. 346 m
Superficie 8,04 km2
Localisation

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Liens
Site web landres.mairie.com

Landres est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Lorraine.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Landres est une commune lorraine située au nord du département de Meurthe-et-Moselle, au cœur du Pays Haut lorrain.

Le village de Landres est situé dans une légère cuvette, à un peu plus de 300 m d'altitude. Il est entouré de collines, à l'ouest, au sud et à l'est qui le dominent d'une quarantaine de mètres (altitude maximum : 346 m).

Landres est, à vol d'oiseau, à :

  • 26 km à l'est des côtes de Meuse ;
  • 20 km à l'ouest des côtes de Moselle ;
  • 23 km au sud de la frontière Luxembourgeoise ;
  • 13 km au nord-ouest de Briey ;
  • 36 km au nord-ouest de Metz ;
  • 75 km au nord/nord-ouest de Nancy ;
  • 22 km au sud de Longwy ;
  • 257 km à l'est/nord-est de Paris ;
  • 164 km au nord-ouest de Strasbourg ;
  • 40 km au sud/sud-ouest de Luxembourg ville.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Preutin-Higny Murville Rose des vents
Bertrameix N Mont
O    Landres    E
S
Piennes Norroy-le-Sec Mairy-Mainville
Briey

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol du bassin de Landres est calcaire, comme la presque totalité du sous-sol en Lorraine, exception faite du massif vosgien. Landres est situé sur le rebord occidental des côtes de Moselle (dernière cuesta à l'est du bassin parisien).

Ce sous-sol calcaire du Pays Haut date du jurassique moyen, dit Dogger. Il est le résultat d'une série d'immersions et d'émersions d'une vaste pénéplaine sableuse par des mers plus ou moins chaudes et profondes, déposant des couches alternativement dures (calcaire et grès) et souples (argile et marne). Ce phénomène a donné naissance à l'entité géologique dite bassin parisien.

Au cours des ères tertiaires et quaternaire, les changements climatiques, l'érosion et l'influence des mouvements tectoniques du Massif des Vosges voisin, poursuivent le modelage des paysages du Pays Haut.

La géomorphologie du Pays Haut se caractérise par un plateau incliné d'est (sommet des côtes de Moselle, partie la plus élevée, dépassant en plusieurs points les 450 m d'altitude) en ouest (vers la plaine de la Woëvre, marneuse, au pied des côtes de Meuse). Les reliefs sont peu marqués, mais certaines vallées sont relativement encaissées, sous l'action de cours d'eau ayant acquis la puissance suffisante pour « inciser » le plateau. C'est le cas des affluents de la Moselle ou de la Meuse, comme l'Orne à partir de Hatrize, la Chiers au nord, et la Fensch entre les deux, et même des sous-affluents tels le Woigot dès en amont de Briey ou la Crusnes à partir de Serrouville.

Pour Landres plus précisément, la commune étant située à la source du Woigot, à proximité de la limite de partage des eaux, le relief est plus doux et les vallées peu marquées.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

C'est sur la commune de Landres que le Woigot (affluent de l'Orne, sous-affluent de la Moselle) prend sa source, dans le bois de Landres, au sud-est du village. Le Woigot s'écoule en direction du sud, forme à Briey le Plan d'eau « de la Sangsue », et se jette dans l'Orne à Auboué.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Aux Ve et VIe siècles, dès le début de l’époque franque, de nombreux villages qui existaient déjà à l’époque gauloise sont débaptisés. Le conquérant impose souvent son nom à son domaine, parfois sa langue. Le nom gaulois, mais aussi le nom germain sont très vite latinisés dans les régions romanes où les Gallo-romains restent majoritaires.

Deux étymologies du nom de Landres ont été trouvées : l'une donne une origine gauloise, l'autre une origine franque :

  • de « landa », nom gaulois désignant une terre aride et inculte ;
  • terre de Landérich (à rapprocher de Landremont près de Dieulouard), ce qui aurait pu aussi donner Landérici villa et Landreville s’il y avait eu une ferme.

Dans les cartulaires des cathédrales ou des monastères, dans les nombreuses archives et les dénombrements existants, on retrouve souvent le nom de Landres mais parfois avec d’étranges orthographes. Il faut préciser qu’avant le XVIIe siècle, les règles n’étaient pas bien fixées, peu de gens savaient lire et écrire, et chacun orthographiait comme il pouvait. Le chapitre de la cathédrale de Metz possédait à Landres une très ancienne seigneurie foncière connue sous le nom ban de St Pierre et St Paul. Les archives départementales nous indiquent les orthographes et déformations successives du nom :

  • Landes en 1128 (Chap. cath. S. l’an) ;
  • Lende en 1137 (- id -) ;
  • Lendes en 1411 (- id -) ;
  • Landrez en 1413 (arch. H. de V. A. A. 42) ;
  • Landre en 1605 (inv. des titres de Lorraine III p. 305) ;
  • Lendres en 1618 (Hus. Lesc. cr. de Lorr.) ;
  • Landres et Mont en 1749 (de Maill. Barr.).

Landre ou Landres ?[modifier | modifier le code]

Le nom ancien de la commune est Landre ou Landres, ce nom s’écrit soit au singulier, soit au pluriel. Ces deux orthographes sont en rapport avec les données anciennes. D’après les archives de Briey, dès le IXe siècle et avant les croisades, les sires de Landres occupent leur castellum ad Landria, le château vers Landres, au pluriel parce que Landria précédé de la préposition ad, indique que c’est un accusatif pluriel neutre : on écrit donc Landres.

Cependant au milieu du XVIIe siècle, on trouve dans les archives de l’archevêché de Trèves auquel Landres est rattaché jusqu’en 1793, une mention d’une capella in Landria : chapelle à Landre. Landria est à l’ablatif singulier féminin à cause de la préposition in ; par conséquent, ici Landre s’écrit au singulier.

Quoi qu’il en soit, le nom du village doit s’écrire au pluriel : un monument de 1523 et un arpentage de Landres en 1714 indiquent ce nom au pluriel[1]. Le « s » ne sera acquis définitivement qu’à la fin du XIXe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie, écoles maternelle et primaire.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945   Charles Martin   Décès en cours de mandat
1958   Émile Dauphin   Intérim (suite au décès de C. Martin)
1977   Édouard Mastelli Union de la gauche  
1983   Alphonse Brychcy Union de la gauche  
1989   François Santoro    
mars 2001 mars 2008 Danièle Fregona PCF  
mars 2008 en cours
(au 16 avril 2014)
Marc Ceccato PS  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 938 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1872
307 303 317 518 556 503 467 433 474
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
460 459 411 371 359 431 1 638 873 482
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
718 750 628 659 824 950 973 1 006 1 008
1990 1999 2006 2008 2012 - - - -
959 930 888 866 938 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2004[20].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • ancienne demeure des comtes de Mercy, située 4 rue de Mercy construite au XVIIe siècle, repercée aux XVIIIe, XIXe et XXe siècles ;
  • trois châteaux tous détruits.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Les principaux édifices dédiés aux cultes sont :

  • l'église paroissiale Saint-Privat, ancienne église détruite en 1622, reconstruite puis brûlée en 1743 avec tout le village et reconstruite ; église actuelle reconstruite en 1863 ;
  • une ancienne chapelle, située rue de la Chapelle, construite en 1763 (date portée par le linteau de la porte) ;
  • la salle du Royaume utilisée par les témoins de Jéhova.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Ouri de Briey, seigneur de Landres, présent au tournoi de Chauvency.

Le blason de la commune de Landres est composé en 1983, sur demande du conseil municipal, par Jean-Jacques Jouve, historien, et agréé par la direction des archives départementales de Nancy. Il reprend les armes de Catherine de Choiseul, dite d’Aigremont — épouse de Didier de Landres, écuyer, seigneur d’Avillers et de Landres — décédée le 26 octobre 1523 et inhumée dans l’église de Landres où sa pierre tombale est encore conservée : d’azur à la croix d’or cantonnée de vingt billettes du même, cinq dans chaque canton, et chargée en cœur d’une croix ancrée de gueule. et les armes de la famille de Mercy qui acquiert au XVIIIe siècle la terre de Landres : d’azur à la croix d’or.. Les armes des deux familles sont brisées d’azur à la croix d’argent pour faciliter la lecture du blason de Landres. Enfin, ce blason est chargé en abîme des armes de la famille de Briey de Landres qui a toujours possédé la seigneurie de Landres et en porte encore le nom : d’or à trois pals alésés et fichés de gueule.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. M. Beuvelot « Monographie de Landres » 1888 : Archives dép. Meurthe & Moselle
  2. recherches : Denis Perron
  3. René Bastien
  4. Pierre Mangin
  5. Comte Claude De BRIEY « Histoire des Briey - Notices familiales »
  6. Robert DEHLINGER cité par le Comte Claude DE BRIEY
  7. a et b François HELLER : « Briey, 2000 ans d’histoire...» Éditions Serpenoise
  8. Philippe de Vigneulles « Chroniques »
  9. Philippe de Vigneulles « Chroniques »
  10. Archives départementales de Meurthe-et-Moselle : B - I - ff° 326-327
  11. François HELLER citant J. BAUCHEZ
  12. François HELLER
  13. M. CAFFIER
  14. Archives départementales de la Moselle : Pièce B.847. « Notice sur Landres » de M. NAUDIN du 19 mars 1914
  15. Raymond PAGNY : « La maison de MERCY »
  16. M.BEUVELOT. « Monographie de Landres » 1888
  17. G.BAILLON-F.GHINOLFI-B.RAGGIOLI-S.TRUBA : «Piennes : de la chaumine à la minette»
  18. M. BEUVELOT. « Monographie de Landres » 1888
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.