Einville-au-Jard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune de Meurthe-et-Moselle
Cet article est une ébauche concernant une commune de Meurthe-et-Moselle.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Einville-au-Jard
Mairie
Mairie
Blason de Einville-au-Jard
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Arrondissement de Lunéville
Canton Lunéville-1
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Sânon
Maire
Mandat
Marc Villeman
2014-2020
Code postal 54370
Code commune 54176
Démographie
Population
municipale
1 227 hab. (2013)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 21″ Nord 6° 29′ 16″ Est / 48.6558, 6.4878
Altitude Min. 216 m – Max. 324 m
Superficie 16,98 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Lorraine

Voir sur la carte administrative de Lorraine
City locator 14.svg
Einville-au-Jard

Géolocalisation sur la carte : Lorraine

Voir sur la carte topographique de Lorraine
City locator 14.svg
Einville-au-Jard

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Einville-au-Jard

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Einville-au-Jard

Einville-au-Jard est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Einville-au-Jard est située en Lorraine, dans le département de la Meurthe-et-Moselle (54) à proximité de Lunéville.

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de huit communes.

Communes limitrophes de Einville-au-Jard
Serres Valhey Bauzemont
Maixe Einville-au-Jard Raville-sur-Sânon
Deuxville Bonviller Bienville-la-Petite

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Einville était la cinquième station de la voie romaine Lyon-Mayence.
  • Présence gallo-romaine dans l'ancien parc du château.
Château royal d'Einville-au-Jard (musée Lorrain).
  • Château XIVe siècle en 1339 le duc Raoul de Lorraine transféra la chapelle du château à Saint-Georges de Nancy, création d'une héronnière en 1616. Ruiné par la guerre de Trente Ans, dévastés par les Français en 1635, une nouvelle fois pillés en 1637. Reconstruit en 1701 par le duc Léopold Ier de Lorraine. En 1824 Lalance de Crévic le fit démolir, vendit les matériaux et transporta dans sa propriété quelques sculptures (totalement disparu).
  • Au XVIe siècle, Einville est siège d'une prévôté ducale qui porte son nom.
  • La forêt d'Einville dépendait au XVIIIe siècle de la capitainerie de Lunéville. La gendarmerie rouge de Lunéville avait droit de chasse sur ce territoire[1]. C’est sans doute sur ce massif qu'eurent lieu les chasses décrites par le marquis de Foudras dans sa nouvelle "La gendarmerie de Lunéville " in Les Gentilshommes chasseurs dans les années 1783.
  • Saline Sainte-Marie, puis d'Einville Maixe construite entre 1871 et 1874 pour la société Hannezo et Compagnie. Adjonction de bâtiments supplémentaires entre 1892 et 1895 : bassin de décantation, atelier de réparation, atelier de fabrication. Construction d'une conciergerie dans le courant du 1er quart XXe siècle. Réaménagements considérables opérés dans le 2e quart du XXe siècle : construction de l'atelier de fabrication, destruction partielle d'un bâtiment à usage de bureaux et transformation en vestiaires d'usine, construction d'un bureau neuf. Dénommée à cette époque saline d'Einville Maixe. L'usine était dès l'origine reliée au canal de la Marne au Rhin par un embranchement qui desservait le magasin à sel et un quai. Logement patronal construit dans le 4e quart XIXe siècle, logement de contremaître dans le 1er quart du XXe siècle. Cité ouvrière dite cité des Jardins composée de deux maisons à quatre logements et de quatre maisons à deux logements datant du 2e quart XXe siècle 11 travées de poêles entre 1874 et 1895 ; 6 914 tonnes de sel produites en 1913, 4508 tonnes en 1923 45 ouvriers en 1923.
  • Saline et mine de sel Saint-Laurent associant saline et mine de sel gemme construite en 1872, 1874, 1875, 1876. Construction de deux nouveaux magasins a sel en 1893. Le puits de mine, dont le fonçage a commencé en 1872, entre en service en 1887, il assure en 1888 la fourniture de 30 000 tonnes de sel à l'usine Solvay de Dombasle. Électrification du puits peu avant 1910 et remplacement de la machine à vapeur par une machine électrique Berger André de 250 CV, le chevalement métallique actuel est construit en 1913. Achat de l'électricité à l'usine Jeanmaire de Lunéville après 1918. À partir de 1922 la majorité du capital est aux mains de la Compagnie des salins du Midi. Construction de l'atelier de fabrication destiné à la production de sel dénature en 1936. Fermeture progressive entre 1962 et 1965 et destruction de la plus grande partie des bâtiments (poêles, magasins). Productions de sel raffiné : 7 000 tonnes en 1910, 10 065 en 1913, 7 799 en 1923 ; de sel gemme : 47 000 tonnes en 1910, 70 000 en 1948 64 ouvriers en 1910, 25 en 1923.
  • Graves dommages au cours de la guerre 1914-1918.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Alain Verdenal DVD Conseiller général du canton de Lunéville-Nord (199.-2004)
mars 2008 2014 Michel Vogin    
2014 en cours Marc Villeman    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 227 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
814 919 905 962 1 050 1 146 1 200 1 203 1 140
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 153 1 165 1 318 1 464 1 438 1 433 1 381 1 357 1 292
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 309 1 323 1 236 1 204 1 157 1 136 1 107 1 210 1 255
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009 2013
1 165 1 154 1 218 1 216 1 263 1 243 1 233 1 233 1 227
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Les Salines d'Einville
  • Coopérative agricole Lorraine
Cooperative agricole Lorraine

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifice civils[modifier | modifier le code]

  • Maison Renaissance appelée « le grand pavillon ».
  • Vestiges d'une ancienne halle XVe-XVIe siècle.
  • Nombreuses maisons XVIIIe siècle.
  • Maison natale du cardinal François-Désiré Mathieu.
  • Fontaine de la place centrale.

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Laurent
  • Église Saint-Laurent XVIIIe siècle, et en partie reconstruite en 1921-1926[4] sur les plans de l'architecte Jules Criqui, de Nancy ; l'ancien édifice ayant été partiellement détruit lors de la Première Guerre mondiale. La réalisation de l'ameublement intérieur est confiée à plusieurs artistes de Nancy ou des environs de Lunéville, comme Pierre-Dié Mallet qui réalise le chemin de croix, ou Jules Cayette[5] qui signe la grille de communion.

Mémorials de guerre[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts.
  • Chapelle commémorative des morts de guerre, dans l'église.
  • Croix au cimetière avec plaque commémorative des morts depuis 1870.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Vincennes, SHAT, cote Ya 313
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  4. Voir La Semaine Religieuse du Diocèse de Nancy et de Toul, 1924.
  5. Étienne Martin, Jules Cayette (1882-1953), mémoire d'histoire de l'Art, Université Nancy 2, 2005, p. 244-245.