Bouvron (Meurthe-et-Moselle)

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Bouvron
Bouvron (Meurthe-et-Moselle)
Blason de Bouvron
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement de Toul
Canton Le Nord-Toulois
Intercommunalité Communauté de communes Terres Touloises
Maire
Mandat
Daniel Grojean
2014-2020
Code postal 54200
Code commune 54088
Démographie
Gentilé Bouvronnais
Population
municipale
247 hab. (2016 en stagnation par rapport à 2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 32″ nord, 5° 52′ 51″ est
Altitude Min. 209 m
Max. 247 m
Superficie 10 km2
Localisation

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Bouvron est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ban communal

D’après les données Corine land Cover [1], le ban communal de 1000 hectares comprend en 2011, plus de 60 % de terres arables, 23 % de prairies, 12% de foret et seulement près de 3% de zones urbanisées.

Le ban communal est aujourd’hui traversé par la route départementale 904 (ex Route nationale 404) à l'est du village, mais les chroniques archéologiques[2] signalent un ancien chemin traversant la commune du nord au sud pour relier Toul à Pannes vers Bavay (parfois nommé Chemin Brabant car ce dernier a fait partie de la Lotharingie)

Géologie[modifier | modifier le code]

On trouvait, sur le territoire de la commune le sulfate de strontiane, substance minérale assez rare que l'on ne rencontre que sur deux ou trois endroits en France[3].

Exemple de tuiles "Tiges de bottes[4]" lorraines (Vosges)

Comme d'autres communes dans la région touloise, Bouvron a été le lieu de productions manufacturées à base d'argile étant donné la disponibilité de l'eau (nombreux ruisseaux) et surtout de matière première : l'argile de la Woëvre. Deux tuileries ont fonctionné sur ce territoire[5].

Ces argiles devaient également contenir des matières premières utiles pour la taille d'outils puisque des silex taillés de la collection Husson[6] sont signalés comme ayant été recueillis à Bouvron[7].

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le ban communal est arrosé par 4 cours d'eau qui se jettent dans la rivière Moselle via le ruisseau du Longeau :

Le ruisseau de la Naue (3.559 km) , le ruisseau de Rehanau (1.186 km), le ruisseau de Ruaux (2.07 km), le ruisseau du Bois de St-Gengoult (2.026 km) [8]

Communes limitrophes de Bouvron
Ménil-la-Tour Andilly Manoncourt-en-Woëvre
Lagney Bouvron Francheville
Lucey Bruley Toul

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme vient du théonyme gaulois Borvo, dieu thaumaturge lié aux cours d'eau : Bouvron a d'abord été le nom des ruisseaux environnants avant de désigner le village. Celui-ci apparaît sous le nom de Bevro dès 885[9].

La micro-toponymie de la commune montre qu'il a surement existé un gibet au lieu-dit La justice, au nord du village.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le dictionnaire statistique de la Meurthe par H Lepage[7] indique que le village est mentionné en 893 dans une charte du roi Arnou ainsi que dans la confirmation des biens de l'abbaye de saint-Mansuy par l'empereur Othon, en 965[10].

Ces indices historiques indiquent une fondation du village au moyen-âge, même si une présence gallo-romaine est relatée dans les répertoires archéologiques , notamment par la découverte de vestiges d'habitations au lieu-dit la Charmotte (tuiles)[2] ainsi que la découverte d'une sculpture mutilée de tête de cheval au lieu-dit les noires terres[11]. Ces découvertes renforcent l'hypothèse de l'existence d'une exploitation agricole avant l’urbanisation du village entre la conquête romaine de la Gaule et la chute de l’Empire .

Il est également indiqué que le château fut détruit par le duc de Lorraine Thiébaud Ier de Lorraine en 1215 ou peu avant, et reconstruit vers le XVe siècle, et qu'en 1323, Henry de Chérisey et en 1334 Isabelle sa femme reprennent en fief, du comte de Bar Edouard I de Bar, la seigneurie de Bouvron . Ainsi, le comte de Bar, fils de Henri, en considération " des bons et loyals services que son aîné messire « Hanry de Charisey, chevalier, lui ait faict en temps passeis et ferait encore en temps à venir », lui fit don, par lettre scellée de son sceau et datée de l'an de grâce 1323, des terres de Bouveron et de Morville-sur-Seille dont il devint seigneur et ce pourquoi il reconnut devoir six semaines de garde à Mousson [12].

Le territoire communal porte un ouvrage du système défensif (XIXe siècle) dit Séré de Rivière : l'Ouvrage de Bouvron


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Michel Lelu    
mars 2008 En cours
(au 16 avril 2014)
Daniel Grojean    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2016, la commune comptait 247 habitants[Note 1], en stagnation par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
231216262284260334360362395
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
359316332341351293279257256
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
315320210173169154154129125
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016
123107112132194231236250247
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

E. Grosse[17] indique dans son ouvrage, vers 1836 :

« Surface territ. cadastrée, 1000 hect., dont 683 en terres labour., 158 en prés et 151 en forêts. »

ce qui indiquerait que la vigne n’était pas cultivée, même si le village était au pied des coteaux de Lucey.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Restes du château XIIIe siècle : tour ronde d'angle, tour ronde flanquant la courtine ouest, entrée en plein cintre. Fief du comté de Bar, et de l'évêque de Toul Renaud de Senlis, actuellement englobés dans les bâtiments d'une exploitation agricole.
  • Maison forte XVe siècle.
  • Ouvrages militaires faisant partie du camp retranché de Toul (Ouvrage de Bouvron).

Nécropole militaire allemande d'Andilly[modifier | modifier le code]

Nécropole militaire allemande d'Andilly.

Voici le texte qui se trouve affiché à l'entrée de la Nécropole Militaire Allemande d'Andilly :

"Les tombes de soldats sont les grands prédicateurs de la Paix" (Albert Schweitzer, Prix Nobel de la Paix).

Le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge ou Service d'Entretien des Sépultures Militaires Allemandes a été chargé par le gouvernement allemand d'aménager cette nécropole militaire de regroupement pour les victimes de la Seconde Guerre Mondiale au début des années 60. Ses membres et bienfaiteurs en ont financé l'entretien avec leurs cotisations et dons. Dans le cadre de camps de jeunesse internationaux, des Jeunes gens de toute l'Europe aident toujours à l'entretien, et jettent ainsi les bases d'une compréhension mutuelle.

Au début du mois de septembre 1944, les troupes alliées se pressaient en direction de l'Allemagne. De la vallée du Rhône jusque sur la crête des Vosges et à la vallée du Rhin, les combats contre les troupes de repli allemandes ont causé des deux côtés des pertes énormes. Les services d'inhumation des Américains ont établi ici pour les leurs, ainsi que pour les soldats allemands, tombés au combat, un cimetière provisoire.

Après la guerre, les Américains ont relevé leurs soldats et les ont inhumés à Saint-Avold. Andilly est alors devenu un cimetière militaire allemand où reposaient à l'époque 5000 victimes.

À partir de 1957, le Volksbund a commencé à rechercher et à regrouper à Andilly les corps des soldats allemands tombés dans onze départements. C'est ainsi qu'avec plus de 33 000 sépultures, la plus grande nécropole militaire allemande pour la Seconde Guerre Mondiale en France a été créée. Elle a été ouverte au public en 1962.

Les défunts de ce cimetière appellent à la Paix.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle du cimetière militaire allemand.
  • Église Saint-Mansuy XVIIIe siècle .
  • Chapelle du cimetière militaire allemand (bois de Chazaux).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.

Sur la famille de Cherisey[modifier | modifier le code]

  • Émile Auguste Nicolas Jules Bégin, Biographie de la Moselle : ou, Historie par ordre alphabétique de toutes les personnes nées dans ce département, qui se sont fait remarquer par leurs actions, leurs talens, leurs écrits, leurs vertus, ou leurs crimes, vol. 1, Verronnais, , 587 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche Ma Commune - SIGES Rhin-Meuse - ©2019 », sur sigesrm.brgm.fr (consulté le 26 février 2019)
  2. a et b Jules (18-1921) Auteur du texte Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle, époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes , par le Cte J. Beaupré,..., (lire en ligne), p. 32
  3. De Francois Vincent Raspail, Annales des sciences d'observation par Jacques-Frederic Saigey et ..., Volume 1 (lire en ligne), p. 94
  4. « Les toits des Pays de France - J.-Y. Chauvet - Éditions Eyrolles », sur www.editions-eyrolles.com (consulté le 5 mars 2019)
  5. « Tuileries et tuiliers d'autrefois (partie 2) », sur https://www.etudes-touloises.fr, Etudes touloises (consulté le 26 février 2019)
  6. Robert Nodet et Pierre Labrude, « Nicolas et Camille Husson, pharmaciens, archéologues, chercheurs... à Toul dans la seconde moitié du XIXe siècle », Revue d'Histoire de la Pharmacie, vol. 85, no 315,‎ , p. 269–278 (DOI 10.3406/pharm.1997.4544, lire en ligne, consulté le 26 février 2019)
  7. a et b Lepage, Henri,, Le Département de la Meurthe : statistique historique et administrative, Peiffer, (OCLC 10409348, lire en ligne), p. 85
  8. « Sandre Portail national d'accès aux référentiels sur l'eau | Fiche cours d'eau », sur services.sandre.eaufrance.fr (consulté le 26 février 2019) : « Ruisseau de la Naue (A5830380) Ruisseau de Rehanau (A5830400)Ruisseau de Ruaux (A5830420) »
  9. Aude Wirth, Les Noms de lieux de Meurthe-et-Moselle, Dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis,
  10. Capellam in Bevrone
  11. Hamm, Gilles., La Meurthe-et-Moselle, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, (ISBN 287754091X et 9782877540919, OCLC 890475393, lire en ligne)
  12. T.C. Pont, domaine.
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  17. E. Grosse, Dictionnaire statistique du département de la Meurthe : contenant une introduction historique..., Nabu Press (réimpr. 2012) (1re éd. 1836) (ISBN 1278248951 et 9781278248950, OCLC 936241814, lire en ligne), p. 100