Antiféminisme

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Entrée du siège de l’association opposée au suffrage des femmes en 1905.
Entrée du siège de l’association opposée au suffrage des femmes en 1905.

L'antiféminisme est un néologisme qualifiant des critiques ou une opposition aux mouvements ou aux thèses féministes, pour des raisons politiques, religieuses, sociologiques ou culturelles. Il s'applique soit à la lutte contre l'émancipation féminine, soit au refus des thèses d'un ou plusieurs mouvements se disant « féministes ».

Différentialisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Différentialisme.

Le discours antiféministe, de nature différentialiste, s’articule autour de deux axes, souvent combinés l’un à l’autre :

- la place des femmes dans la société serait déterminée par leur « nature » spécifique qui limiterait leurs capacités ou orienterait leurs inclinations, - la différence entre les rôles sexués serait nécessaire à la préservation d’un ordre social harmonieux, fondé sur la distinction entre la sphère publique, réservée aux hommes, et la sphère privée où s'accompliraient les fonctions prétendument féminines (reproduction, éducation ou encore séduction…)[1].

La participation des femmes à la vie publique, leur accès à l’éducation ou au marché du travail ont ainsi été dénoncés à différents moments de l’histoire comme un danger pour l’ordre social. S'il repose sur une structure relativement stable, le discours antiféministe s'est recomposé au cours de l'histoire en fonction des enjeux posés par la redéfinition des normes de genre.

Arguments historiques des antiféministes[modifier | modifier le code]

Le travail des femmes[modifier | modifier le code]

L'aspiration de nombreuses femmes à accéder aux professions libérales, dont les plus prestigieuses leur sont alors interdites, provoquent à la fin du XIXe siècle l'émergence d'un discours de défense, que les féministes désignent sous le vocable de « masculinisme ». Contre les partisans de la mixité, qui mobilisent des arguments égalitaires et méritocratiques, les masculinistes tentent de faire valoir la spécificité « masculine » des professions dont ils entendent interdire l'accès aux femmes[2]. Les avocats mettent ainsi en avant les qualités physiques nécessaires pour défendre son point de vue dans l'arène juridique : prestance, gravité de la voix, improvisation sont autant de caractéristiques présentées comme typiquement masculines et inaccessibles aux femmes[3]. Quelques décennies auparavant, c'est avec des arguments similaires que les opposants américains aux premières oratrices du pays (Fanny Wright ou Angelina Grimké...) avaient marqué leur réprobation devant un comportement en rupture avec les qualités attendues d'une lady. L'argumentaire masculiniste est cependant forcé d'évoluer au gré des percées féminines dans des univers autrefois exclusivement masculins. Dans les années 1930, alors que les femmes, admises au barreau, tentent cette fois d'accéder à la magistrature, la plaidoirie est présentée sous un jour nouveau : domaine du sentiment et de l'empathie, présentée comme compatible avec l'univers féminin, elle est construite en opposition à la froide, et masculine, raison du juge[4].

La résistance du mouvement ouvrier naissant au travail des femmes est également forte, soit qu'il considère que les femmes, moins bien payées, représentent une concurrence sur le marché du travail, soit qu'il y voie une menace pour l’ordre familial. Pierre Joseph Proudhon, dont l'influence est grande sur le mouvement ouvrier français, justifie par l'infériorité naturelle des femmes le principe d'une différenciation sexuée des rôles sociaux, ce qui lui vaut d'être la cible de la féministe Jenny d'Héricourt. Pour défendre l’interdiction du travail des femmes lors du congrès de Genève de l’Association internationale des travailleurs (1866), les mutuellistes proudhoniens arguent qu’il « doit être énergiquement condamné comme principe de dégénérescence pour la race et un des agents de démoralisation de la classe capitaliste »[5].

Les antiféministes les plus virulents dénoncent plus largement le principe même du travail des femmes. Dans les milieux catholiques conservateurs maurassiens, la progression de la participation des femmes à la vie publique était considérée comme un facteur d’affaiblissement de la société ou de corruption morale. Après la défaite française de 1940, les théoriciens de la Révolution nationale vichyste comme Henri Massis ou Jean de Fabrègues faisaient du retour des femmes dans les foyers et du rétablissement d’une culture virile le préalable du redressement du pays[6].

Le droit de vote[modifier | modifier le code]

De même que le travail des femmes, le droit de vote était désigné par ses opposants comme un danger pour l'ordre social. À l’apogée du mouvement suffragiste aux États-Unis, l’ancien président Grover Cleveland estimait que le droit de vote des femmes bouleverserait « un équilibre naturel si délicatement ajusté d’après les rôles et les limites de chacun [des deux sexes] qu’il [était] impossible de le troubler sans courir le risque d’un danger social »[7]. Quelques décennies plus tard, l'écrivain Philip Wylie estimait dans son essai Generation of Vipers (1942) que les conséquences désastreuses de la crise des années 1930 étaient le résultat des nouveaux droits accordés aux femmes, et en particulier du droit de vote. En France, le courant antiféministe est particulièrement actif dans les années 1920 et 1930, à travers des polémistes, comme Théodore Joran ou Marthe Borély, dont L'Appel aux Françaises et le Génie féminin français sont des pamphlets contre le suffrage féminin.

La défense de la « vraie » féminité[modifier | modifier le code]

S’il peut s’appuyer sur la misogynie, l’antiféminisme peut également se faire le défenseur d’une certaine conception de la féminité, exclusive de toutes les autres. Il peut ainsi proclamer vouloir préserver les femmes de tâches qui seraient contraire à leur « nature ». À la question « Les mains des femmes sont-elles bien faites pour les pugilats de l’arène publique ? » le sénateur français Bérard répondait en 1919, pour s’opposer au droit de vote des femmes, que « Séduire et être mère, c’est pour cela qu’est faite la femme »[8].

Issue de la droite chrétienne conservatrice, c’est pour défendre une conception des rôles féminins d’épouse et de mère qu’elle estimait impartis par Dieu que Phyllis Schafly prit aux États-Unis dans les années 1970 la tête d’une puissante campagne publique contre l’Equal Rights Amendment[9]. Son action fédéra le travail de plusieurs organisations féminines antiféministes, comme l’association « Les femmes contre l’égalité », qui s’étaient formées en réaction au mouvement de libération des femmes[10].

L'indifférenciation et le « chaos sexuel »[modifier | modifier le code]

L’apparition de nouveaux modèles de féminité s’est traduit par l’émergence de discours dénonçant le risque du chaos sexuel[11]. Dans les années 1920, la garçonne apparaît comme une « manifestation de l’égoïsme féminin », retardant sous l’influence des féministes l’âge de son premier enfant à des fins de jouissance, contre l’intérêt de la nation qui promouvait une politique nataliste[11]. En permettant aux femmes de tenir des rôles sociaux jusque-là considérés comme exclusivement masculins, le féminisme conduirait également pour les antiféministes à une indifférenciation ou une confusion des sexes. La masculinisation des femmes ferait ainsi courir un risque aux relations de séduction entre hommes et femmes. L'apparition des premières étudiantes à la fin du XIXe siècle a donné naissance au qualificatif péjoratif de « cervelines » pour désigner les femmes qui perdaient selon les masculinistes tout attrait du fait de leurs ambitions intellectuelles. Plus encore, leurs nouvelles dispositions les rendaient sous la plume des masculinistes incapables de ressentir les sentiments amoureux les plus sincères et mettaient en péril le fonctionnement quotidien des ménages. De nos jours, le renforcement du pouvoir social des femmes est considéré par Éric Zemmour comme un obstacle à la séduction, conçue comme un rapport de force naturellement violent où l’homme devrait tenir le rôle dominant[12].

Arguments récents des antiféministes nord-américains et britanniques[modifier | modifier le code]

Théorie de la symétrie dans les violences conjugales[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1990, les antiféministes défendent, notamment au Canada, l'idée d'une « neutralité du genre » dans les violences au sein du couple, selon laquelle la proportion de violences contre les femmes aurait été majorée. Ils banalisent le discours selon lequel les femmes seraient aussi violentes que les hommes, tout en tentant de gommer toute allusion au genre dans le vocabulaire utilisé. Selon Molly Dragiewicz, professeur associé en criminologie, les antiféministes n'apprécient pas le lien fait entre violence faite aux femmes et patriarcat ; ils cherchent donc à séparer discussions sur la violence et analyses sur l'inégalité des sexes. Le discours sur les hommes, les femmes et la violence fait au Canada l'objet d'une véritable lutte de pouvoir (« Discourses on women, men, and violence are one location where such struggles are highly visible in Canada ») [13].

Bien que relativement nombreux à faire entendre leur voix[14],[15],[16],[17],[18],[19] ,[20],[21] ,[22],[23],[24],[25],[26], les auteurs de ces thèses restent toutefois minoritaires dans le monde de la recherche[13].

Par exemple, le chercheur et professeur de l'université de la Colombie-Britannique (UBC), Don Dutton, déplore l'impact de ce «paradigme féministe» sur la législation et sur l'issue des litiges familiaux devant les tribunaux. Suivant Dutton, les stéréotypes féministes (gender paradigm) porteraient à croire que la violence conjugale est presque exclusivement le fait des partenaires de sexe masculin et que la violence masculine est d'amblé interprété comme un instrument pour maintenir le contrôle sur la famille. La violence féminine serait, au contraire, interprétée comme réactionnelle aux efforts de domination masculine. Finalement, les féministes surpondéreraient, d'après lui, le rôle de l'idéologie patriarcale dans la violence familiale au détriment des autres causes [28]:

«Various empirically demonstrated etiological contributions to IPV (e.g., learning, attachment, and personality) are ignored, as are correlates of IPV perpetration such as alcohol abuse, depression, reported interpersonal dominance between partners (regardless of gender), and dyadic communication deficits»(p. 3)[25]

Même Murray A. Straus, un pionnier[29] de la recherche sur la violence familiale s'affichant comme "féministe", déplore[30] l'obstruction politique et intellectuelle qu'a entrainée, au cours de 30 dernières années, la prédominance de la théorie féministe explicative de la violence conjugale. À la suite de Graham-Kevan[31], Straus observe que malgré une masse écrasante de recherches empiriques contraires («fully documents overwhelming evidence»), les milieux politiques continuent à croire a l'axiome féministe voulant que domination patriarcale («"patriarcha dominance" theory of partner violence») soit l'explication primale de la violence conjugale. Très sévère avec les féministes, qu'ils soient chercheurs ou militants, Strauss précise que, selon lui, l'explication principale de cette obstruction épistémologique est:

«I believe that the predominant cause has been the efforts of feminists to conceal, deny, and distort the evidence. Moreover, these efforts include intimidation and threats, and have been carried out not only by feminist advocates and service providers, but also by feminist researchers who have let their ideological commitments overrule their scientific commitments.» p. 227-8

Straus énumère 7 méthodes à travers lesquelles ce militantisme radical se serait déployé  :

  1. Dissimulation de données : par militantisme ou par peur de représailles[32], des chercheurs et chercheuses dissimulent des données qui contrediraient l'axiome féministe;
  2. Évitement de données : le processus d'enquête est délibérément détourné de façon à éviter que ne soient enregistrées des données contrevenant à l'axiome. En particulier plusieurs études ne s'adressent qu'à des femmes ou évitent de poser des questions sur les actes violents commis par des femmes ;
  3. Citation sélective: des auteurs ne citent que les sources montrant les perpétrations masculines ou qui alimentent des thèses féministes adjacentes pourtant contredites par une masse de preuves;
  4. Conclure que les résultats d'études corroborent les croyances féministes alors que ce n'est pas le cas;
  5. Créer des "preuves par citations" : s'appuyer sur des centaines d'études et de citations publiées dans des revues scientifiques avec comité de lecture, pour valider comme scientifiques des idées désavouées par d'autres[33] ;
  6. Entraver des publications : faire obstruction à la publication de données qui contredisent l'axiome féministe, par exemple en refusant de financer des études de victimisation des hommes ou une étude basée sur l'idée que les violences conjugales n'étaient pas liées au genre ;
  7. Harceler, menacer et punir les chercheurs qui produisent des preuves empiriques contraires à l'axiome féministe[34].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Catherine Achin, Sandrine Lévêque, Femmes en politique, La Découverte, Paris, 2006, p. 58.
  2. Juliette Rennes, « Le prestige professionnel : un genre masculin. 1880-1940 », in Régis Reventin (dir.), Hommes et masculinités de 1789 à nos jours, 2007, p. 100.
  3. Rennes (2007), p. 105-106
  4. Rennes (2007), p. 107-108
  5. Cité dans Michèle Riot-Sarcey, Histoire du féminisme, La Découverte, Paris, 2008, p. 53.
  6. Christine Bard, Les femmes dans la société française au XXe siècle, A. Colin, Paris, 2001, p. 124.
  7. Grover Cleveland, « Would woman suffrage be unwise », Ladies Home Journal, 22 octobre 1905, p. 7-8. Cité in Sara M. Evans, Les Américaines. Histoire des femmes aux États-Unis, 1991, p. 264.
  8. Rapport no 561 du Sénateur Bérard, 3 octobre 1919, cité in Achin et Lévêque (2006), p. 58
  9. Evans (1991), p. 521
  10. Evans (1991), p. 520
  11. a et b Christine Bard, p. 124
  12. Eric Zemmour, Le Premier sexe, p. 32 et 33.
  13. a et b (Dragiewicz et DeKeseredy 2012)
  14. Dutton, D.G. (2010) The gender paradigm and the architecture of anti-science. Partner Abuse, 1 (1), 5-25
  15. Leduc Francine (2005) À quoi servent les paradigmes Dominants et quelles en sont les conséquences pour la pratiques? Un exemple dans le domaine familiale ... Intervention, no 122, p. 195-204
  16. Strauss, M. A. (1998). The controversy over domestic violence by women: A methodological, theoretical, and sociology of science analysis. Paper presented at Claremont Symposium on Applied Social Psychology, Claremont, CA. « « In the mid-1970s my colleagues a-scovery that women physically assaulted partners in marital, cohabiting, and dating relationships as often as men assaulted their partners (Steinmetz, 1978; Straus, 1997; Straus, Gelles, & Steinnietz, 1980). This finding caused me and my formcr colleague, Suzanne Steinmetz, to be excommunicated as feminists.» p 18 »
  17. Dutton, D. G. & Nicholls, T. L. (2005). The gender paradigm in domestic violence research and theory: the conflict of theory and data. Aggression and Violent Behavior, 10, 680-714.
  18. Straus, M. A. (2005). Women's violence toward men is a serious social problem. In D. R. Loseke, R. J. Gelles, & M. M. Cavanaugh (Eds.), Current Controversies on Family Violence, 2nd Edition, (p. 55-77). Thousand Oaks, CA: Sage.« «One of the reasons social scientists and the public at large are willing to accept a single-cause approach advocated by feminists is the recognition of and indignation by most social scientists over past and continuing oppression and discrimination against women. As a result, there is a tendency to accept almost anything that will change this aspect of society Liberal social scientists tend deliberately to close their eyes to excesses and incorrect statements by feminists because they do not want to undermine feminist efforts to bring about a more equitable society. Thus, avowedly feminist scholars have suppressed data on violence by women. Social scientists I know who do not claim to be feminists have also published only the part of their data that shows violence by men.» p. 70 »
  19. Straus, M. A. (2006). Future research on gender symmetry in physical assaults on partners. Violence Against Women, 12, 1086-1097. « « In the light of evidence from about 200 studies showing gender symmetry in perpetration of partner assault, research can now focus on why gender symmetry is predominant and on the implications of symmetry for primary prevention and treatment of partner violence. Progress in such research is handicapped by a number of problems: (1) Insufficient empirical research and a surplus of discussion and theory, (2) Blinders imposed by commitment to a single causal factor theory—patriarchy and male dominance—in the face of overwhelming evidence that this is only one of a multitude of causes, (3) Research purporting to investigate gender differences but which obtains data on only one gender, (4) Denial of research grants to projects that do not assume most partner violence is by male perpetrators, (5) Failure to investigate primary prevention and treatment programs for female offenders, and (6) Suppression of evidence on female perpetration by both researchers and agencies.» p. 1086 »
  20. Straus, M. A. (2007). Processes explaining the concealment and distortion of evidence on gender symmetry in partner violence. European Journal of Criminal Policy Research, 13, 227-232.« « Although there are many causes of the persistence of the patriarchal dominance focus, I believe that the predominant cause has been the efforts of feminists to conceal, deny, and distort the evidence. Moreover, these efforts include intimidation and threats, and have been carried out not only by feminist advocates and service providers, but also by feminist researchers who have let their ideological commitments overrule their scientific commitments.» p 227-28 »
  21. Gelles, R. J. (2007). The politics of research: The use, abuse, and misuse of social science data - the case of intimate partner violence. Family Court Review, 45, 42-51.
  22. Graham-Kevan, N. (2007). Domestic violence: Research and implications for batterer programmes in Europe. European Journal of Criminal Policy & Research, 13, 213-225.« «The European Union is in the early stages of developing policy and practice guidelines for dealing with domestic violence offenders. There is a real danger, however, that that policy and practice is going to be shaped by political lobbyists rather than academic literature and evidence-based practice. Feminist advocates control the curriculum of domestic violence perpetrator programmes in the US and more recently in the UK and proscribe treatments that do not conform to their conceptualisation of domestic violence. Feminist advocates conceptualise domestic violence as unilateral male-to-female violence enacted to control and dominate women, supported by the patriarchal beliefs and systems of the wider society. Academic support for this theory is lacking, however, and scientifically sound evaluations find that programmes based on this philosophy have little or no effect on recidivism. Empirical literature suggests that domestic violence is not a unitary phenomenon and that perpetrators are a heterogeneous group whose treatment should match their crimingenic needs and risk.» Abstract p.213 »
  23. Straus, M. A. (2009). Current controversies and prevalence concerning female offenders of intimate partner violence. Why the overwhelming evidence of partner physical violence by women has not been perceived and is often denied. Journal of Aggression, Maltreatment & Trauma, 18, 1-19.
  24. Dutton, D. G., Corvo, K. N., & Hamel, J. (2009). The gender paradigm in domestic violence research and practice part II: The information website of the American Bar Association. Aggression and Violent Behavior, 14, 30-38.
  25. a et b Dutton, D. G., Hamel, J., & Aaronson, J. (2010). The gender paradigm in family court processes: Re-balancing the scales of justice from biased social science. Journal of Child Custody, 7(1), 1–31.
  26. Vidal, Gilles A. (2005) Pour une approche systématique dans l'évaluation des situations de violence conjugale. Intervention, 122. p. 70-79
  27. Michael P. Johnson (2011) Gender and types of intimate partner violence: A response to an anti-feminist literature review. Aggression and Violent Behavior 16 (2011) 289–296
  28. Cet article de Dutton a fait l'objet d'une réponse du sociologue féministe Michael P. Johnson [27] qui dénonce notamment la vision caricaturale du féministe qui y serait entretenue.
  29. Nicola Grahm-Kevan (2007) DISTORTING INTIMATE VIOLENCE FINDINGS: PLAYING WITH NUMBERS European Journal on Criminal Policy and Research December 2007, Volume 13, Issue 3-4, p. 233-234 « «Having been involved from the very beginning in researching family violence, Straus is in a unique position to provide a commentary on Graham-Kevan (2007)» »
  30. Straus, M. A. (2007). Processes explaining the concealment and distortion of evidence on gender symmetry in partner violence. European Journal of Criminal Policy Research, 13, 227-232.
  31. Graham-Kevan, N. (2007). Domestic violence: Research and implications for batterer programmes in Europe. European Journal of Criminal Policy & Research, 13, 213-225.
  32. Strauss cite son propre cas et celui de ses collègues, qui auraient « soutenu des résultats montrant la symétrie des violences pour éviter de devenir victime de dénonciations au vitriol ou d'ostracisme »
  33. (en)(à propos des critiques faites à l'échelle des tactiques de conflit, dont il est le créateur, de ne prendre en compte que les violences en cas de conflit, et d'exclure la violence coercitive) : « Nevertheless, because there are at least a hundred articles with this statement in peer reviewed journals, it seems to establish as a scientific fact what is only an attempt to blame the messenger for the bad news about gender symmetry in [Partner violence] » ; (à propos d'une étude de l'OMS indiquant que les violences commises par les femmes relèvent majoritairement d'actes d'auto-défense) : {{But because these are citations of an article in a scientific journal and a respected international organization, readers of the subsequent article will accept it as a fact. Thus, fiction is converted into scientific evidence that will be cited over and over.}}
  34. et notamment refuser, en tant que président de la commission canadienne sur les violence envers les femmes, de considérer comme crédibles les recherches de Strauss en raison de sa réputation d'homme violent auteur d'abus sur ses étudiantes.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Études de l'antiféminisme[modifier | modifier le code]

  • Christine Bard (dir.), Un Siècle d'antiféminisme, Paris, Fayard, 1999
  • (en) Vévé Clark, Antifeminism in the Academy, Routledge,‎ 1996, 228 p. (ISBN 9780415910712)
  • (en) Molly Dragiewicz et DeKeseredy, « Claims About Women’s Use of Non-fatal Force in Intimate Relationships - A Contextual Review of Canadian Research », Violence Against Women, no 19,‎ septembre 2012 (lire en ligne)
  • Annelise Maugue, L'identité masculine en crise au tournant du siècle, 1871-1914, Rivages, 1987
  • Juliette Rennes, « Le prestige professionnel : un genre masculin. 1880-1940 », in Régis Reventin (dir.), Hommes et masculinités de 1789 à nos jours, Éditions Autrement, 2007, p. 98-112

Littérature antiféministe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]