Boisseron

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Boisseron
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Lunel
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Lunel
Maire
Mandat
Francis Pratx
2014-2020
Code postal 34160
Code commune 34033
Démographie
Gentilé Boisseronnais
Population
municipale
1 777 hab. (2011)
Densité 238 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 45′ 38″ N 4° 04′ 55″ E / 43.7605555556, 4.0819444444443° 45′ 38″ Nord 4° 04′ 55″ Est / 43.7605555556, 4.08194444444  
Altitude 32 m (min. : 19 m) (max. : 77 m)
Superficie 7,46 km2
Localisation

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Boisseron et Boisseron en occitan ("boicharon" selon le Petit Thalamus de Montpellier) est une commune française située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte.

Commune de l'Hérault dans la région du Languedoc-Roussillon, Boisseron fait partie du canton de Lunel. Elle est voisine des communes de Junas, Sommières, Saussines, Restinclières, Saint-Christol et Saint-Sériès. La plus grande ville à proximité est Sommières (située dans le département voisin du Gard), à trois kilomètres au nord. Lunel, chef-lieu du canton, est situé au sud de Boisseron, à onze kilomètres.

Le village est construit au confluent de la Bénovie et du Vidourle, à l'intersection de la route départementale 34 et de la route nationale 110.

Histoire[modifier | modifier le code]

Divers habitats néolithiques, chalcolithiques et âge du fer.

Pont romain du début de notre ère construit très certainement sous Tibère, classé monument historique depuis le 9 juin 2005.

Habitat médiéval à l'extérieur du village et déplacement de population après le sac de ce village en 1222 au moment de la croisade des Albigeois par Amaury de Montfort.

Les premiers écrits sur Boisseron : 1110 cartulaire de Nîmes (castro buxedone), 1160 cartulaire d'Aniane (castri boixezonis), 1168 manuscrit d'Aubais (castri de Boisedono), Hommages des seigneurs de Boisseron, la famille Bermond de Sauve, à l'évêque de Maguelone en 1243, 1265, 1333. La seigneurie reste dans les mains de cette famille jusqu'au XVIe siècle.

En 1591, elle passe dans la famille de Gondin. En 1789, c'est un Thomas Le Sage d'Hauteroche d'Hulst qui vote sous le nom de seigneur de Boisseron aux assemblées de la noblesse.

En 1620, un avocat de Nîmes, Anne Rulman établit une esquisse complète du village et du château avec une enceinte fortifiée complète comprenant remparts, douves et château. Les remparts et les douves ont fait l'objet d'une protection suite à leur inscription le 3 mai 2006 par la Préfecture de l'hérault.

Par mariage, le château passe de la famille Le Sage d'Hauteroche d'Hulst à la famille de Galard comte de Béarn Brassac et par vente en 1847 à la famille Moynier Chamberand. En 1856, le château est vendu à la famille Silhol. En 1965, le château est vendu à "l'association nationale des membres du mérite sportif et des médaillés de la jeunesse et des sports". En 2004, une société de promotion immobilière d'Amiens CPI achète le château et met en place un projet immobilier de 119 logements avec démolition de 9 bâtiments autour du château (communs, annexes…).

Le château de base médiévale a fait l'objet de modification, de forme en U il est passé en forme en L suite à un incendie vers 1870.

Par arrêté préfectoral en date du 4 janvier 1995, la porte fortifiée, construite entre le XIIIe et le XVe siècle, est inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

Par arrêté préfectoral du 3 mai 2006, l'enceinte urbaine dans sa totalité est inscrite au titre des monuments historiques.

Par un autre arrêté du 3 mai 2006, le pont romain en totalité est inscrit au titre des monuments historiques.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Maires Mandat Observations
- - -
Jean Étienne Sue 1843 - 1848 -
François Jeanjean 1849 - 1851 -
Jean Étienne Sue 1852 - 1862 -
François Hyacinthe 1863 - 1892 -
Casimir Jeanjean 1893 - 1900 -
Mathieu Remouguet 1901 - 1904 -
Numa Rousset 1905 - 1913 -
Gaston Favas 1914 - 1919 Par interim.
Emile Vezian 1920 - 1930 -
César Grimard 1931 - 1938 -
Charles Sadoul 1939 - 1942 -
Louis Rouvière 1943 - 1944 -
Arthur Salançon 1945 - 1964 -
Jacques Lafont 1965 - 1989 -
Jacques Grimard 1990 - 1995 -
Francis Pratx depuis 1996 PCF
- - -
- - -

Liste des curés[modifier | modifier le code]

Curés Période Observations
- - -
Pierre Carquet Après 1713 - -
Alexis Gouty 1850-1856 -
François Julien 1857-1875 -
Abbé Reboul 1875 7 mois-par interim
Eugène Bousquet 1875-1879 -
Léon Azema 1879-1888 -
Isidore Favier 1888-1893 -
Louis Granat 1893-1901 -
R.P Coulomb 1901-1902 -
Paul Lelasseur 1902-1934 -
Jean Oziol 1934-1944 A fait construire le clocher actuel
R.P de Vathaire 1944 interim de 8 mois
Roger Roumajon 1944-1950 -
Jean Lalanne 1950-1968 -

Liste des pasteurs[modifier | modifier le code]

Deveze Junior, Marchand, Saint Paul, Salles, Pellet, Sauzede, Tirel, Bourguet, Guynnot, Chapiel, Gervais, Lagarde, Kesler, Rieux.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 777 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
195 177 217 280 299 331 333 343 365
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
409 423 446 458 522 687 572 538 541
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
518 510 546 553 546 586 555 501 538
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
560 583 643 864 981 1 151 1 313 1 319 1 719
2011 - - - - - - - -
1 777 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château ( qui vient d'être, en partie, ravagé par les flammes ) et son parc autour de la Bénovie.
  • Porte fortifiée, reste de l'enceinte du village.
  • Pont romain : construit Ier siècle, sur la Bénovie, pour le passage d'une bretelle de Nîmes à Vendargues, entre la vieille route de Nîmes à Vieille-Toulouse et la Voie Domitienne, il avait à l'origine 5 arches de plein cintre, une longueur de 50,60 mètres, une largeur de 3,57 mètres, et une voie unique.

Vers 1873, il a été dénaturé, par un élargissement côté amont, l'ajout d'une 6e arche en rive droite, et l'obstruction des ouies d'évacuation. Les arches ont été édifiées en 2 anneaux indépendants, technique que l'on rencontre aussi dans la région (pont de Sommières, d'Arnia à Nages, et à l'aqueduc du Gard).

  • L'église (XIXe) ; clocher XXe.
  • Le temple protestant (XIXe).
  • L'hôtel de ville et son original clocheton-campanile à coupole en zinc (XIXe).
  • L'ancienne gare à « 2 travées PLM » (propriété privée) qui possède notamment encore le timbre (cloche) d'annonce des trains...

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Familles notables[modifier | modifier le code]

Bermond d'Anduze, Famille de Saint Michel, de Gondin, de Gévaudan, Le Sage d'Hauteroche d'Hulst, de Galard de Bearn, de Moynier Chamborand, Silhol.

Les médaillés de la Légion d'Honneur[modifier | modifier le code]

  • Scipion Hauteroche comte d'Hulst : lieutenant aide de camp, se distingue aux batailles d'Austerlitz, d'Eylau et de Friedland. Fait chevalier de LH le 24 avril 1810.
  • Jean Auguste Pagés : Sergent au 2e bataillon d'infanterie légère d'Afrique, se distingue dans les combats contre les Kabiles devant Bougie en avril 1836. Fait chevalier de la LH le 13 janvier 1837.

Les Boisseronnais morts pour la France[modifier | modifier le code]

Guerre 1914-18[modifier | modifier le code]

Aveilla Jean. Ausset Marceau. Barthelemy André. Bernard Léon. Bruguière Auguste. Bruguière René. Brunel Arthur. Brunel Paul. Court Gustave. Delert Gaston. Delmas Emile. Favas Jean. Ferraud Ludovic. Fournier Léon. Joujon Félix. Julien Jean. Lavazeur Jean. Mejean Scipion. Peyre Louis. Pons Clovis. Preel Paul. Robert Jean. Roche Firmin. Toureille Ernest. Théron Guillaume. Valentin Emile. Valentin Iréné.

Guerre 1939-45[modifier | modifier le code]

Kléber Silhol Didier mort au maquis du Vercors en juillet 1944.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Boisseron

Les armes de Boisseron se blasonnent ainsi : d'or à un buis de sinople, au chef d'azur chargé de trois trèfles du champ.[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Francis Obert, Boisseron, une seigneurie du Bas Languedoc, 2005, Boisseron Patrimoine.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  3. Didier Catarina et Jean-Paul Fernon, Armorial des communes de l'Hérault, Artistes en Languedoc, (ISSN 1264-5354), p 33.