Période Kofun

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La période Kofun (古墳時代, Kofun jidai?) ou ère de Kofun (古墳) est une ère de l'histoire du Japon qui va d'environ 250 à 538. Elle suit la période Yayoi. Le mot kofun désigne en japonais le type de tertres funéraires datant de cette époque. La période Kofun et la période Asuka (538 à 710) qui la suit sont parfois désignées collectivement comme la période Yamato (250-710). La période Kofun est la plus ancienne époque de l'histoire enregistrée au Japon; comme la chronologie de ses sources historiques tend à être très déformée, les études de cette période nécessitent une critique délibérée et l'aide de l'archéologie.

La période Kofun est distincte de la période Asuka par ses différences culturelles. La période Kofun est en effet caractérisée par une culture shinto qui existe avant l'introduction du bouddhisme. Au point de vue politique, le chef d'un puissant clan a pris le contrôle d'une grande partie de l'ouest de Honshū et de la moitié nord de Kyūshū et a finalement fondé le royaume de Yamato. Les tumulus Kofun à Tanegashima et deux très vieux sanctuaires shintoïstes à Yakushima suggèrent que ces îles étaient les limites sud de l'État de Yamato[1] tandis que son territoire vers le nord s'étend aussi haut que dans la ville de Tainai de la moderne préfecture de Niigata, où des monticules associés à une personne ayant des liens étroits avec le royaume Yamato ont été fouillés[2].

Tombes kofun[modifier | modifier le code]

Article principal : Kofun.
Kofun Daisenryō, Osaka, Ve siècle.
Bijoux de la période Kofun. British Museum.

Les kofun sont définis comme des tertres funéraires construits pour les personnes de la classe dirigeante à partir du IIIe siècle jusqu'au VIIe siècle au Japon[3] et la période Kofun tient son nom de ces monticules de terre distinctifs. Les monticules contiennent de grandes chambres de sépulture en pierres. Certains sont entourés de fossés.

Les kofun se présentent sous de nombreuses formes, les ronds et les carrés étant les plus simples. Un style distinct est le kofun en forme de trou de serrure, avec son front carré et son dos arrondi. Leur taille varie de quelques mètres à plus de 400 m de longueur. Des figurines de poterie non glacées appelées haniwa sont enterrées sous la circonférence.



Développement[modifier | modifier le code]

Casque de fer et armure avec décoration de bronze doré, période Kofun, Ve siècle. Musée national de Tokyo.

Le plus ancien kofun japonais serait le kofun Hokenoyama situé à Sakurai dans la préfecture de Nara, qui date de la fin du IIIe siècle. Dans le quartier Makimuku de Sakurai, des kofuns postérieurs en forme de trou de serrure (kofun Hashihaka, kofun Shibuya Mukaiyama) sont construits autour du début du IVe siècle. La tendance des kofun en trou de serrure s'étend de Yamato à Kawachi (où existent d'énormes kofun comme le kofun Daisenryō), puis dans tout le pays (à l'exception de la région de Tōhoku) au Ve siècle. Les kofun en trou de serrure disparaissent plus tard au VIe siècle, probablement à cause de la réforme radicale qui a lieu à la cour de Yamato; Le Nihon Shoki enregistre en effet l'introduction du bouddhisme à ce moment. Les deux derniers grands kofun sont le kofun Imashirozuka (long de 190 m) d'Osaka, considéré par les spécialistes actuels comme étant la tombe de l'empereur Keitai, et le kofun Iwatoyama (long de 135 m) de Fukuoka mentionné dans le Fudoki de Chikugo comme le tombeau d'Iwai, le rival politique de l'empereur Keitai.

Cour de Yamato[modifier | modifier le code]

Alors que le début effectif du régime Yamato est traditionnellement attribué à la période de 250 après J-C., cette datation est contestée. Le commencement de la cour est également lié à la controverse Yamataikoku et à sa chute. Quoi qu'il en soit, il est généralement admis que les dirigeants de Yamato possèdent une culture de kofun trou de serrure et une position hégémonique dans Yamato jusqu'au IVe siècle. L'autonomie régionale des pouvoirs locaux demeure constante tout au long de la période, en particulier dans des endroits comme Kibi (actuelle préfecture d'Okayama), Izumo (préfecture de Shimane), Koshi (préfecture de Fukui et préfecture de Niigata), Kenu (nord de la région de Kantō), Chikushi (nord de Kyūshū) et Hi (central Kyūshū); ce n'est qu'au VIe siècle que les clans Yamato peuvent être considérés comme dominant ​toute la moitié sud du Japon. D'autre part, les relations de Yamato avec la Chine sont susceptibles d'avoir commencé à la fin du IVe siècle selon le Livre des Song.

Le régime politique Yamato, qui apparaît à la fin du Ve siècle, se distingue par l'existence de puissants clans (豪族 : Gōzoku). Chaque clan est dirigé par un patriarche (氏上 : Uji-no-kami) qui effectue les rites sacrés en honneur des kami du clan pour assurer son bien-être à long terme. Les membres du clan sont l'aristocratie et la lignée royale qui contrôle le cour de Yamato est à son apogée. Les chefs de clans puissants se voient nommer kabane, titre qui désigne un rang politique. Ce titre est hérité et utilisé à la place du nom de famille.

La période Kofun de la culture japonaise est aussi parfois appelée la période Yamato par certains chercheurs occidentaux, puisque cette chefferie locale se développe pour devenir la dynastie impériale à la fin de la période Kofun. Yamato et sa dynastie n'ont cependant jamais été qu'un régime politique rival parmi d'autres tout au long de la période Kofun. Les archéologues japonais soulignent à la place le fait que, dans la première moitié de la période, d'autres chefferies régionales, telle que le royaume de Kibi, étaient en compétition pour la domination de la région ou le développement de leur importance. Le kofun Tsukuriyama de Kibi est le quatrième plus grand kofun au Japon.

Pommeaux de poignée dorés d'épée, période Kofun, VIe siècle, Japon.

La cour de Yamato exerce finalement son pouvoir sur les clans de Kyūshū et Honshū, confère les titres, certains héréditaire, aux chefs de clans. Le nom « Yamato » devient synonyme de tout le Japon tandis que les dirigeants Yamato suppriment les clans et acquièrent des terres agricoles. En se basant sur les modèles chinois (y compris l'adoption de l'écriture chinoise), ils commencent à développer une administration centrale et une cour impériale en présence de chefs de clans subordonnés mais sans capitale permanente. Les célèbres clans puissants sont les Soga, les Katsuraki, les Heguri, les Koze dans les provinces de Yamato et Bizen ainsi que les Kibi de la province d'Izumo. Les clans Ōtomo et Monotobe sont les chefs militaires, ainsi que les clans Nakatomi et Inbe qui s'occupent des rites. Le clan Soga fournit le plus haut ministre du gouvernement, tandis que les clans Ōtomo et Mononobe fournissent les ministres de second rang. Les chefs de provinces sont appelés Kuni-no-miyatsuko. Les métiers sont organisés en corporations.

Expansion territoriale de Yamato[modifier | modifier le code]

Reconstitution d'un entrepôt de l'ère kofun.

En plus des découvertes archéologiques qui indiquent l'existence d'une monarchie locale dans la province de Kibi comme importante rivale, la légende du prince Yamato Takeru au IVe siècle fait allusion aux frontières de Yamato et aux champs de bataille de la région. Une frontière existe évidemment quelque part près de la future province d'Izumo (aujourd'hui la partie orientale de la préfecture de Shimane). Une autre frontière, dans Kyūshū, se trouve apparemment quelque part au nord de l'actuelle préfecture de Kumamoto. La légende précise qu'il y a une terre orientale dans le Honshū « dont les habitants désobéissent à la cour impériale », et contre lesquels Yamato Takeru est envoyé combattre. Ce pays rival peut avoir été situé assez proche de la zone centrale de Yamato lui-même, ou relativement loin. La zone qui correspond à la province de Kai d'aujourd'hui est mentionnée comme l'un des endroits où le prince Yamato Takeru séjourne lors de l'expédition militaire mentionnée plus haut.

La frontière nord de cetté époque est également présentée dans le Kojiki comme la légende de l'expédition du shogun Shido (四道将军 : Shoguns à quatre voies). Sur quatre shoguns, Ōbiko se dirige vers le nord de Koshi et son fils Take Nunakawawake vers l'ensemble des États de l'est. Le père se déplace vers l'est en provenance du nord de Koshi tandis que le fils se déplace au nord, et tous deux se rencontrent finalement à Aizu (actuelle partie occidental de la préfecture de Fukushima). Bien que la légende elle-même n'est pas susceptible d'être un fait historique, Aizu est assez proche de sud de Tōhoku, où se trouve l'extrémité nord de la culture des kofun en trou de serrure à la fin du IVe siècle.

Ōkimi[modifier | modifier le code]

Un kofun tardif, dégagé de son revêtement de terre. (kofun Ishibutai dans la préfecture de Nara)

Au cours de la période Kofun, se développe une société très aristocratique avec des dirigeants militaristes. Cette période constitue une étape critique dans l'évolution du Japon vers un État plus cohérent et reconnu. Cette société est la plus développée dans la région de Kinai et la partie orientale de la mer intérieure de Seto. Les dirigeants du Japon de l'époque saisissent même la justice chinoise pour obtenir confirmation de leurs titres royaux.

Alors que le titre des dirigeants est diplomatiquement « Roi », ils s'intitulent localement Ōkimi (Grand Roi) au cours de cette période. Des inscriptions sur deux épées, l'épée d'Inariyama et l'épée d'Eta Funayama mentionnent en commun Amenoshita Shiroshimesu (治 天下; « Gouvernement du Ciel et de la Terre ») et Ōkimi (大王), souverain auquel les porteurs de ces épées sont soumis. Il apparaît que les dirigeants de cet âge saisissent également les autorités religieuses pour justifier leurs trônes par leur dignités célestes. Le titre Amenoshita Shiroshimesu Ōkimi est utilisé jusqu'au VIIe siècle avant d'être remplacé par celui de Tennō

Clans de la cour Yamato[modifier | modifier le code]

Beaucoup des clans et des chefs locaux qui composent le système politique Yamato prétendent descendre de la famille impériale ou autres dieux tribaux. La preuve archéologique de ces clans se trouve sur l'épée d'Inariyama, sur laquelle le porteur a indiqué les noms de ses ancêtres pour faire valoir son origine à Ōbiko (大彦), mentionné dans le Nihon Shoki comme un fils de l'empereur Kōgen. D'autre part, un certain nombre de clans prétendent aussi faire remonter leurs origines en Chine ou dans la péninsule Coréenne.

Au Ve siècle, le clan Kazuraki (葛城氏), qui descend du légendaire petit-fils de l'empereur Kōgen, est le pouvoir le plus important à la cour et organise des mariages avec la famille impériale. Après le déclin des Kazuraki à la fin du Ve siècle, le clan Ōtomo prend temporairement leur place. Lorsque l'empereur meurt sans héritier apparent, c'est Ōtomo no Kanamura qui recommande à l'empereur Keitai un très lointain membre de la famille impériale qui demeure dans la province de Koshi, comme nouveau monarque. Cependant, Kanamura démissionne en raison de l'échec de ses initiatives diplomatiques et la cour est finalement contrôlée par les clans Mononobe et Soga au début de la période Asuka.

Societé Kofun[modifier | modifier le code]

Détail de chars à chevaux sur un miroir en bronze chinois envoyé au Japon au cours de la période Kofun (Ve et VIe siècles). Tumulus Eta-Funayama à Kumamoto. Musée national de Tokyo.

Toraijin[modifier | modifier le code]

Le nom Toraijin désigne les personnes venues au Japon à partir de l'étranger au sens large, mais également les personnes devenues des citoyens naturalisés du Japon ancien, venus de la chine continentale via les îles Nansei de la péninsule Coréenne dans les temps anciens, dans un sens limité. Ils introduisent de nombreux aspects de la culture chinoise au Japon. Conscient de la valeur de leurs connaissances et de leur culture, le gouvernement Yamato accorde un traitement préférentiel aux toraijin. Les éléments de la culture chinoise introduits à la cour impériale Yamato sont très importants[4]. Selon le livre Shinsen Shōjiroku compilé en 815, un total de 154 clans sur 1182 dans la région de Kinai du Honshū sont considérés comme des personnes ayant une généalogie étrangère. Le livre mentionne spécifiquement 163 qui proviennent de la Chine, 104 familles de Baekje (Paekche selon l'ancienne romanisation), 41 de Goguryeo, 6 de Silla et 3 de Gaya[5]. Ce peut être des familles arrivées au Japon entre les années 356 et 645.

Migration chinoise[modifier | modifier le code]

De nombreuses personnalités importantes sont également des immigrants de Chine. Les immigrants chinois ont également une influence considérable selon le Shinsen Shōjiroku[5] qui est utilisé comme répertoire d'aristocrates. La cour impériale de Yamato édite officiellement le répertoire en 815 et 163 clans chinois y sont enregistrés.

Selon le Nihon Shoki, le clan Hata, composé de descendants de Qin Shi Huang[6] arrive à Yamato en 403 (quatorzième année du règne de l'empereur Ōjin à la tête de gens provenant de 120 provinces différentes. Selon le Shinsen Shōjiroku, le clan Hata est dispersé dans diverses provinces au cours du règne de l'empereur Nintoku et poussé à entreprendre la sériciculture et la production de soie pour la cour. Lorsque le ministère des Finances est mis en place à la cour de Yamato, Hata no Otsuchichi (秦大津父) devenu Tomo no miyatsuko (chef de différents services de la cour Yamato) est nommé Ōkura-shō (Ministre du Trésor (en)), et les chefs de famille semblent servir de responsables financiers de la cour Yamato.

En 409 (vingtième année d'Ōjin), Achi-no-Omi, ancêtre du clan Yamato-Aya, également composé d'immigrants chinois, arrive avec des personnes originaires de 17 districts. Selon le Shinsen Shōjiroku, Achi obtient la permission d'établi la province d'Imaki. Le clan Kawachi-no-Fumi, descendants de Han Gaozu, introduit des éléments de l'écriture chinoise à la cour de Yamato.

Le clan Takamuko est un descendant de Cao Cao. Takamuko no Kuromaro jour un rôle essentiel dans l'élaboration de la réforme de Taika[7].

Migration coréenne[modifier | modifier le code]

Parmi les nombreux immigrants coréens qui s'installent au Japon à partir du IVe siècle, certains deviennent les ancêtres de clans japonais. Selon le Kojiki et le Nihon Shoki, le plus ancien immigrant recensé de Silla est Amenohiboko, un prince légendaire de Silla installé au Japon à l'époque de l'empereur Suinin, peut-être autour du IIIe ou IVe siècle.

Baekje et Silla envoient leur princes otages à la cour de Yamato en échange d'un soutien militaire[8], [9],[10],[11]. Le roi Muryeong de Baekje par exemple naît en 462 à Kyūshū (筑紫) au Japon, fils d'un otage[12] et laisse au pays un fils qui devient l'ancêtre des Yamato no Fubito (和史, « scribes de Yamato »?), clan de petite noblesse. Selon le Shoku Nihongi (続日本紀?), Takano no Niigasa, génitrice des clans naturalisés Yamato-no-Fumito (和史?), est une descendante à la 10e génération du roi Muryeong de Baekje, choisie comme concubine pour l'empereur Kōnin devenue par la suite mère de l'empereur Kammu.

Culture Kofun[modifier | modifier le code]

Langue[modifier | modifier le code]

Article principal : Japonais.

Les Chinois, les Coréens et les Japonais écrivent des comptes-rendus de l'histoire, la plupart du temps en caractères chinois, ce qui rend la prononciation d'origine difficile à retracer.

Alors que l'écriture est largement inconnue des Japonais indigènes de cette période, les compétences littéraires des étrangers semblent être de plus en plus appréciées par l'élite japonaise dans de nombreuses régions. L'épée d'Inariyama, provisoirement datée de 471 ou 531, contient des inscriptions en caractères chinois dans les styles utilisés en Chine à ce moment[13].

Haniwa[modifier | modifier le code]

Chef haniwa de la période kofun, Ibaraki, circa 500 CE. British Museum.
Soldat haniwa de la période Kofun.

La cavalerie porte une armure, des épées et d'autres armes et utilise des méthodes militaires de pointe comme celles de l'Asie du nord-est. Le signe de ces progrès se voit dans les haniwa (埴輪?, « cylindres de terre cuite »), offrandes en argile placées dans un anneau sur et autour des monticules funéraires de l'élite dirigeante. Les plus important de ces haniwa ont été trouvés dans le sud de Honshū — en particulier la région de Kinai autour de la préfecture de Nara — et au nord de Kyūshū. Les offrandes funéraires haniwa sont réalisées en de nombreuses formes, chevaux, poulets, oiseaux, éventails, poissons, maisons, armes, boucliers, parasols, oreillers et des êtres humains, hommes et femmes. Une autre pièce funéraire, le magatama (勾玉?, « bijou courbe »), devient l'un des symboles de la puissance de la maison impériale.

Introduction de la culture matérielle au Japon[modifier | modifier le code]

L'essentiel de la culture matérielle (en) de la période Kofun montre que le Japon à cette époque est en contact politique et économique étroit avec l'Asie continentale, en particulier avec les dynasties du sud de la Chine, en passant par les pays de la péninsule Coréenne. En effet, des miroirs de bronze coulés dans le même moule ont été trouvés sur les deux côtés du détroit de Tsushima. L'irrigation, la sériciculture et le tissage sont également apportés au Japon par des immigrants chinois mentionnés dans les anciennes histoires du Japon. Par exemple, le clan Hata d'origine chinoise (?, lire Qín en chinois) introduit la sériciculture et certains types de tissage[14].

Approche de la période Asuka[modifier | modifier le code]

La période Kofun fait place à la période Asuka au milieu du VIe siècle avec l'introduction du bouddhisme. La religion est officiellement présentée en 538 et cette année est traditionnellement considérée comme le début de la nouvelle période. La période Asuka coïncide également avec la réunification de la Chine sous la dynastie Sui plus tard au cours de ce même siècle. Le Japon est profondément influencé par la culture chinoise qui ajoute un contexte culturel plus large à la distinction religieuse entre les périodes Kofun et Asuka.

Relations entre la cour Yamato et les royaumes de Corée[modifier | modifier le code]

Documents chinois[modifier | modifier le code]

Documents coréens[modifier | modifier le code]

  • Selon le Samguk Sagi (« Chronique des trois royaumes »), Baekje et Silla envoient leurs princes otages à la cour de Yamato en échange d'un soutien militaire pour continuer leurs campagnes militaires déjà commencées; Le roi Asin envoie son fils Jeonji en 397[20] et le roi Silseong de Silla envoie son fils Misaheun en 402[21].
  • Hogong du Japon aide à la fondation de Silla[22].

Documents japonais[modifier | modifier le code]

Selon le Nihon Shoki, Silla est conquis par l'impératrice consort japonaise Jingū au IIIe siècle[23]. Selon le Nihon Shoki, le prince de Silla arrive au Japon pour servir l'empereur du Japon[24] et vit dans la province de Tajima. Il est appelé Amenohiboko. Son descendant est Tajima mori[25]. Selon le Kojiki [26] et le Nihon Shoki[27] durant le règne de l'empereur Ōjin, Geunchogo de Baekje offre des étalons et des poulinières avecc des entraîneurs de chevaux à l'empereur[28].

Accès limité à la tombe de Gosashi[modifier | modifier le code]

En 1976, le Japon empêche tous les archéologues étrangers d'étudier la tombe Gosashi, censée être le lieu de repos de l'empératrice Jingū. En 2008, le Japon permet un accès contrôlé et limité aux archéologues étrangers, mais la communauté internationale a encore beaucoup de questions qui restent sans réponse. Le National Geographic News rapporte qu'au Japon « l'agence conserve restreint l'accès aux tombes, ce qui alimente les rumeurs que les fonctionnaires craignent que des fouilles ne révèlent des liens de sang entre la « pure » famille impériale et la Corée ou que certaines tombes ne contiennent aucun restes royaux du tout »[29].

La cour de Yamato possède des liens avec la confédération de Gaya, appelée Mimana en japonais. La région de la confédération de Gaya de la péninsule Coréenne a des tumulus similaires aux kofun. Cela a amené les chercheurs à commencer à examiner les relation partagée entre Yamato et Baekje au cours des IIIe et VIIe siècle de notre ère, dont la méthode de construction des tombes. Bien que différentes théories existent, la conclusion est qu'il y a bien partage de la culture et des méthodes de construction dans les deux directions[30]. Par exemple, des boucles d'oreilles découvertes dans des tombes de Silla et Kaya sont très semblables à des boucles d'oreilles japonaises datant de la période Kofun, « L'origine première de ces techniques aussi élaborées que la granulation se trouve probablement les orfèvres grecs et étrusques de l'Asie occidentale et de l'Europe, dont les compétences ont été transmises au nord de la Chine et plus tard en Corée. La ressemblance des boucles d'oreilles trouvées au Japon dans la période Kofun (env. 3ème siècle - 538) avec celles des tombes de Silla et Kaya suggère que ces articles sont importés de Corée[31]. Avec la diffusion de la civilisation chinoise, les styles han de construction de tombes sont progressivement adoptés dans les trois royaumes de Corée, principalement à partir du IVe siècle[32]. Les tombes dans la partie sud de la Corée et celles du Japon semblent avoir une relation[30]. Cependant, toutes les tombes de style kofun découvertes en Corée ont été datées comme étant plus récentes que celles trouvées au Japon. D'éminents spécialistes japonais avancent que celles trouvées en Corée ont été soit construite par des immigrants japonais ou du moins influencées par la culture qu'ils ont apportée, mais les artefacts trouvés dans d'énormes tombes coréennes sont des haniwa japonais[33] et les tombes du Japon sont celles de Mongols venus de Corée comme les poterie[34], les sculptures de chevaux et les boucles d'oreilles[35],[36],[37],[38],[39].

Une importante note concernant ces dossiers au Japon et en Corée du Sud a entraîné une relecture de nombre de ces interprétations de l'histoire et conduit à l'annulation de nombreuses citations et interprétations erronées après une étude de trois ans. Les deux pays sont convenus d'un projet commun relatif à l'histoire du Japon et de la Corée du Sud selon lequel l'interprétation du Japon du IVe siècle était incorrecte mais le gouvernement japonais n'a pas accepté les conclusions ses historiens des deux pays[40]. « Après avoir mené des recherches pendant trois ans depuis 2002, les chercheurs des deux pays ont annoncé leur premier rapport portant sur trois domaines - les temps anciens, médiévaux et modernes. À cette époque, Séoul a demandé que les conclusions de l'institut de recherche soient prises en compte dans les manuels scolaires des deux nations, mais le Japon a rejeté cette demande »[41].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Denoon, Donald et al. (2001). 'Multicultural Japan: Palaeolithic to Postmodern, p. 107. sur Google Livres
  2. « Yamato kingdom traces found in Niigata Pref. »,‎ 17 septembre 2012 (consulté le 23 septembre 2012)
  3. Charles T. Keally, « Kofun Culture »,‎ 29 avril 2009 (consulté le 30 mai 2009)
  4. Kōzō (1997:311)
  5. a et b Saeki (1981)
  6. « Nihon no myōji 7000 ketsu seishi ruibetsu taikan Hata uji 日本の苗字7000傑 姓氏類別大観 秦氏 » (consulté le 31 mai 2006)
  7. « Nihon no myōji 7000 ketsu seishi ruibetsu taikan Takamuko uji 日本の苗字7000傑 姓氏類別大観 高向氏 » (consulté le 15 octobre 2006)
  8. Brown, Delmer M., The Cambridge History of Japan: Ancient Japan, Cambridge University Press,‎ 1993 (ISBN 0521223520, lire en ligne), p. 141 :

    « Face à ce retour de Koguryo, les dirigeants Paekche se sont tournés vers Yamato en vue d'en obtenir un soutien militaire, et envoient même le prince héritier otage à Yamato en 397 - comme Silla envoie un otage princier à Koguryo en 392 quand ce royaume a un besoin urgent de soutien militaire. »

  9. Keith Pratt, Everlasting Flower: A History of Korea, Reaktion Books,‎ 2007 (ISBN 1861893353, lire en ligne), p. 42 :

    « Nous ne pouvons que deviner, par exemple, ce que ressentaient les filles envoyées périodiquement comme épouses à des cours étrangères, ce que ressentait le prince héritier de Paekche quand il a été envoyé otage à la cour de Yamato en l'an 397, ou un prince de Silla qui connut le même sort en 402. »

  10. The New Encyclopaedia Britannica, Encyclopaedia Britannica,‎ 2003 (ISBN 0852299613, lire en ligne), p. 279 :

    « Paekche a souvent été attaqué par Koguryo au cours du siècle, ce qui explique les demandes répétées d'assistance de Yamato; il est écrit que Paekche envoie même un prince héritier à Yamato en otage une fois et la mère du roi en une autre occasion. Pourtant, probablement en raison de dissensions internes, Yamato n'a pas dépêché de troupes dans la péninsule. L'intérêt de Yamato en Corée était apparemment le désir d'accéder à une technique développée et aux ressources du continent, en particulier le fer. »

  11. William E. Henthorn, A history of Korea, Free Press,‎ 1971 (lire en ligne), p. 37 :

    « En 402, Silla a conclu la paix avec les Wa. Le prince Misahun a ensuite été envoyé au Japon comme otage. C'est peut-être un acte de vengeance par le monarque Silla, qui, comme le prince Silsong, avait été envoyé en otage à Koguryo par le père du prince Misahun. Malgré la paix, les relations Silla-Wa n'ont jamais été amicales, certainement en raison de l'alliance Wa-Kaya. »

  12. Nihon Shoki Vol.14 Chronique de l'empereur Yūryaku 六月丙戌朔 孕婦果如加須利君言 於筑紫各羅嶋産兒 仍名此兒曰嶋君 於是 軍君即以一船 送嶋君於國 是爲 roi Muryeong de Baekje|武寧王]] 百濟人呼此嶋曰主嶋也
  13. Seeley (2000:19-23)
  14. « {{{1}}} »
  15. Chinese History Record Livre des Sui, vol. 81, Liezhuan 46 : 隋書 東夷伝 第81巻列伝46 : 新羅、百濟皆以倭為大國,多珍物,並敬仰之,恆通使往來 Silla et Baekje considèrent tous deux Wa comme un grand pays, avec beaucoup de choses rares et précieuses; aussi [Silla et Baekje] le respectent-ils et l'observent, et y envoient régulièrement des ambassades. [1][2]
  16. Chinese History Record Livre des Song : 宋書 列傳第五十七 夷蠻 : 詔除武使持節、都督倭新羅任那加羅秦韓慕韓六國諸軍事、安東大將軍、倭王。興死,弟武立,自稱使持節、都督倭百濟新羅任那加羅秦韓慕韓七國諸軍事、安東大將軍、倭國王 [3][4]
  17. 百残新羅舊是属民由来朝貢而倭以辛卯年来渡海破百残XX新羅以為臣民
  18. 徐建新, 好太王碑拓本の研究, 東京堂 版,‎ février 2006 (ISBN 4-490-20569-4, lire en ligne)
  19. Portraits des offrandes périodiques 斯羅国 : 斯羅國,本東夷辰韓之小國也。魏時曰新羅,宋時曰斯羅,其實一也。或屬韓或屬倭,國王不能自通使聘。普通二年,其王姓募名泰,始使隨百濟奉表献方物。其國有城,號曰健年。其俗與高麗相類。無文字,刻木為範,言語待百濟而後通焉
  20. Korean History Record Samguk Sagi : 三國史記 新羅本紀 : 元年 三月 與倭國通好 以奈勿王子未斯欣爲質 [5]
  21. Korean History Record Samguk Sagi : 三國史記 百済本紀 : 六年夏五月 王與倭國結好 以太子腆支爲質 秋七月大閱於漢水之南 [6]
  22. Korean History Record Samguk Sagi :三國史記 卷第一 新羅本紀第一 始祖赫居世, 瓠公者 未詳其族姓 本倭人
  23. Sakamoto (1967:336-340)
  24. Nihon Shoki, vol.6 "天日槍對曰 僕新羅國主之子也 然聞日本國有聖皇 則以己國授弟知古而化歸(to serve)之"
  25. Nihon Shoki, Vol.6 "故天日槍娶但馬出嶋人 太耳女麻多烏 生但馬諸助也 諸助生但馬日楢杵 日楢杵生清彦 清彦生田道間守也"
  26. 百濟國主照古王遣阿知吉師獻雄馬雌馬各壹以貢上此阿知吉師者 阿直史等之祖
  27. 十五年秋八月 壬戌朔丁卯 百濟王遣阿直岐 貢良馬二匹 即養於輕阪上廄 因以阿直岐令掌飼 故號其養馬之處曰 廄阪
  28. Kurano (1958:248-249)
  29. « Japanese Royal Tomb Opened to Scholars for First Time », News.nationalgeographic.com,‎ 28 octobre 2010 (consulté le 13 mars 2014)
  30. a et b Hideo Yoshii, « Keyhole-shaped tombs in Korean Peninsula » [PDF]
  31. « Korea, 1-500 A.D. in Heilbrunn Timeline of Art History », Metropolitan Museum of Art,‎ 2000 (consulté le 30 mai 2009)
  32. Richard Rutt, James Hoare, Korea: a historical and cultural dictionary (474 page), Routledge (ISBN 0-7007-0464-7 et 978-0-7007-0464-4, lire en ligne)
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  35. Choson Sinbo Kitora Tomb Originates in Koguryo Murals par Chon Ho Chon [8]
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