République de Chine (Taïwan)

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République de Chine (Taïwan)
Zhonghuá Mínguó (zh)
中華民國 (zh)
drapeau Armoiries
Administration
Capitale Taipei[1]
Gouvernement
- Président de la République
régime semi-présidentiel
Ma Ying-jeou
Géographie
Superficie 35 980 km²
Démographie
Population 22 548 009 hab.
Densité 633,12 hab./km²
Langue(s) mandarin, taïwanais
Économie
Monnaie nouveau dollar taïwanais
Autres
Fuseau horaire UTC +8
Domaine internet .tw
Indicatif téléphonique +886

La République de Chine (中華民國 / 中华民国 Zhōnghuá Mínguó[2]) est l'État actuel présent sur l'île de Taïwan et d'autres îles avoisinantes. En 1947, les dirigeants chinois de la République de Chine se replient à Taïwan, pour finir par ne plus contrôler que l'île en 1949 alors que la République populaire de Chine est proclamée à Pékin le 1er octobre 1949. Si, du fait du déplacement géographique, il est possible de considérer l'État de Taïwan comme une entité distincte de la première République, le régime se présente officiellement comme en étant la continuation directe et ne reconnaît aucune séparation institutionnelle entre les deux périodes[3].

La République de Chine et la République populaire de Chine revendiquaient chacune la pleine et légitime souveraineté sur la totalité du territoire chinois (Chine continentale et île de Taïwan). La République de Chine (Taïwan) ne revendique plus de nos jours la souveraineté sur le continent mais se pose toujours comme la seule alternative à la République populaire de Chine pour gouverner le pays.

Des documents officiels français font parfois usage de l'appellation État de Taïwan, ou encore République nationaliste de Chine.

Sommaire

[modifier] Forme internationale du nom

Le nom officiel en français est République de Chine, en anglais Republic of China, en sinogrammes traditionnels 中華民國 (littéralement « État populaire de Chine » ou « République de Chine »), en sinogrammes simplifiés 中华民国, en EFEO Tchong-houa Min-kouo, en Wade-Giles Chung-hua Min-kuo, en hanyu pinyin Zhōnghuá Mínguó, en tongyong pinyin Jhonghuá Mínguó, en taïwanais Tiong-hoâ Bîn-ko.

Les fédérations sportives taïwanaises participent aux Jeux olympiques et aux compétitions sportives internationales sous l'appellation Chinese Taipei (chinois : 中華台北 ; pinyin : Zhōnghuá Táibĕi, français : « Taipei chinois »), avec un drapeau spécifique, différent du drapeau de la République de Chine, en raison de l'interdit posé par la République populaire de Chine sur l'appellation République de Chine.

En chinois, ce nom est Zhōnghuá Táibĕi (中華台北), « la Taipei chinoise » ; mais la République populaire utilise Zhōngguó Táibĕi (中国 台北), littéralement « Taipei, Chine », plaçant l'île au même niveau que les régions administratives spéciales de Hong Kong et de Macao dénommés en anglais, notamment sur les timbres-poste, Hong Kong, China et Macau, China.

[modifier] L'évolution vers la démocratie

  • En décembre 1949, le Kuomintang, parti nationaliste précédemment au pouvoir en République de Chine, se replie sur l'île de Taïwan. Tchang Kaï-chek reprend la présidence en mars 1950. La dictature est tout d'abord féroce, puis développe la prospérité de l'île et se démocratise.
  • En 1978, Tchang Ching-kuo, fils de Tchang Kaï-chek mort trois ans plus tôt, prend la tête à la fois du Kuomintang et de la République de Chine. Progressivement, il autorise la liberté de parole.
  • En 1996, Lee Teng-hui organise la première élection présidentielle qu'il remporte facilement.
  • En 2000, Chen Shuibian et les Verts gagnent les élections et il devient le premier président n'ayant pas appartenu au Kuomintang.
  • En 2004, Chen Shuibian est réélu de justesse au cours d'une élection controversée, durant laquelle il est blessé dans un attentat. Des problèmes de détournement d'argent affaiblissent le parti vert.
  • Le 3 décembre 2005, le Kuomintang est sorti large vainqueur des élections régionales.
  • En mars 2008 Ma Ying-jeou, candidat du Kuomintang est élu à la présidence, ainsi, conformément aux critères de l'Union Européenne (double changement du parti au pouvoir), la République de Chine a évolué vers la démocratie.

[modifier] Institutions

L'administration de la République de Chine est organisée selon trois niveaux : le niveau central, le niveau provincial, et le niveau districal et municipal.

Au niveau central la séparation des pouvoirs est assurée par les composantes suivantes : la présidence de la République, l'Assemblée nationale et les cinq Yuans (exécutif, législatif, judiciaire, des examens et de contrôle).

[modifier] Politique

Depuis la fin du XXe siècle, quatre partis politiques majeurs sont présents. Le Kuomintang possède le pouvoir de 1950 à 2000. Le Minjindang gagne les élections en 2000 et conserve sa place suite au scrutin de 2004. En 2008, de nouvelles élections donnent le pouvoir au Guomindang.

Les relations avec la Chine sont une des préoccupations prioritaires de la politique de Taïwan pour des raisons historiques et géographiques.

Article détaillé : Politique de Taïwan.

[modifier] Économie

Article détaillé : Économie de Taïwan.

[modifier] Commerce international

L’Union européenne est l’un des principaux partenaires de la République de Chine. Cependant, le commerce avec l'Europe est moins important qu’avec l’Asie ou qu’avec l’Amérique du Nord. Ceci s'explique par la distance, les barrières linguistiques et le retrait de la République de Chine des Nations unies en 1971.

En 2000, les exportations de Taïwan :

  • vers les États-Unis étaient d'un montant de 34,8 milliards d’euros (base de conversion : 1 € = 1 USD) ;
  • vers l’Union européenne atteignaient seulement 22,16 milliards d’euros (base de conversion 1 € = 1 USD).

[modifier] Démographie

Article détaillé : Démographie de Taïwan.

[modifier] Culture

Le mandarin est la langue officielle et utilise les sinogrammes traditionnels, contrairement à la Chine continentale qui les a simplifiés. C'est la langue maternelle des descendants des continentaux qui ont fui les communistes en 1949. Avec leurs descendants, ils constituent 14 % de la population.

Les 84 % de « Taïwanais de souche », descendants des premiers colons arrivés de Chine méridionale il y a cinq siècles, sont divisés en :

  • Hok-lo (environ 70 % de la population), dont certains parlent le « taïwanais » variante insulaire du minnan
  • Hakka (environ 14 % de la population), dont certains parlent le hakka.

Parmi les personnes assez âgées pour avoir connu le gouvernorat japonais, nombreuses sont celles qui parlent le japonais couramment.

Les aborigènes sont un peu plus de 460 000 et représentent environ 2 % de la population (chiffre sous-estimé). Leurs ancêtres arrivèrent sur l'île il y a plus de 6 000 ans. Ils sont divisés officiellement en 13 groupes, et parlent les fameuses langues formosanes, réparties en trois sous-groupes :

Les langues formosanes sont l'une des deux grandes familles des langues austronésiennes, l'autre étant formée par les langues malayo-polynésiennes parlées de Madagascar à l'Île de Pâques. Taïwan représente donc un inestimable conservatoire linguistique, et sans guère de doute le territoire souche d'où auraient émigré les ancêtres des peuples du Pacifique.

Une seule ethnie, les Da'o (Yami) de l'Île des Orchidées, serait arrivée plus tardivement des Philippines il y a 1 000 ans environ et parle donc une langue malayo-polynésienne.

  • Art à Taïwan
    • Conservatoire de l'art continental
      Lors de la fuite de (1949-1950), les nationalistes emportèrent, au passage, de nombreux trésors artistiques : céramiques, bronzes, jades, que l'on peut admirer au Musée national du palais à Taipei ;
    • Art Insulaire.

Le système de calendrier officiel taïwanais prend 1911, date du soulèvement de Wuchang qui marqua la fin du régime impérial, pour an 1 (en 2009, nous sommes en l'an 98 de la République).

[modifier] Scolarité

  • 11 600 étudiants taïwanais suivent des études dans l'Union européenne.
  • 30 000 font des études aux États-Unis.

[modifier] Sports

Drapeau olympique de Taipei chinois (Taïwan)

Le baseball est le sport national à Taïwan. [4] Le sport a été introduit par les Japonais, et la Ligue chinoise professionnelle de baseball a débuté en 1990.

Le 27 août 2004, Taïwan (sous le nom "Chinois de Taipei" (中華台北)) a obtenu deux médailles d'or en taekwondo. Ce sont les premières médailles d'or de la République de Chine (Taïwan).

[modifier] Relations internationales

La reconnaissance internationale d'un État est liée à la possibilité d'établir des relations diplomatiques. Actuellement, la République de Chine entretient des relations diplomatiques avec seulement 23 États, sur les 192 membres des Nations Unies. En janvier 2008, le Malawi a choisi de rompre ses relations avec Taïwan au profit de la République populaire de Chine[5]. Il entretenait des relations diplomatiques avec Taïwan depuis 1966.

     Relations diplomatiques

Taïwan souhaite réintégrer les Nations unies dont elle a été expulsée le 23 novembre 1971 au profit de la République populaire de Chine, ainsi que l'Organisation mondiale de la santé. Ses tentatives ont jusqu'à présent été bloquées par la Chine.

Taïwan appartient à 18 organisations internationales gouvernementales et 2 074 organisations internationales non gouvernementales.

Taïwan est membre de l'OMC et de l'APEC, mais seulement sous le nom "Chinese Taipei" du fait de pressions exercées par la Chine.

L'Union européenne lui reconnaît parfois une existence distincte de la République populaire de Chine[6].

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Références

  1. Nankin fut la capitale légitimée par la loi de 1936 qui fut ensuite abandonnée en 1947 dès la mise en œuvre de la Constitution. Lors de la reculade à Taïwan en 1949, le président Tchang Kaï-chek déclara Taipei la « capitale guerrière ». Depuis, aucune loi n'indiquant en fait, on considère Taipei comme capitale de facto.
  2. Sinogrammes traditionnels 中華民國, sinogrammes simplifiés 中华民国, hanyu pinyin Zhōnghuá Mínguó.
  3. Government Information Office, Republic of China
  4. Taiwan Baseball | Travel Writing and Taiwan Information from Travel Intelligence
  5. Le Malawi rompt ses liens avec Taïwan au profit de Pékin
  6. Avis d'ouverture d'une procédure antidumping concernant les importations de peroxosulfates originaires des États-Unis d'Amérique, de la République populaire de Chine et de Taïwan

[modifier] Liens externes


  Coopération économique Asie-Pacifique (APEC)  v · d · m 
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