Ère Jōō (Edo)

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L'ère Jōō (en japonais: 承応) est une des ères du Japon (年号, nengō, littéralement « le nom de l'année ») suivant l'ère Keian et précédant l'ère Meireki. Cette ère couvre la période allant du mois de septembre 1652 au mois d'avril 1655[1]. Les empereurs régnants sont Go-Komyo-tennō (後光明天皇?) et Go-Sai-tennō (後西天皇 ?)[2].

Changement de l'ère[modifier | modifier le code]

  • 1652 Jōō gannen (承応元年?) : le nom de l'ère est changé pour Jōō (qui signifie « Réception de réponses »), qui marque le décès du troisième shogun, Tokugawa Iemitsu. L'ère précédente se termine et une nouvelle commence en Keian 5, le 18e jour du 9e mois.

Le nom de la nouvelle ère vient du Livre des Jin : les dynasties Xia et Shang suivent leurs destinées aussi la maison des Zhou apparaît-elle à cette époque. (夏商運、周氏期)

Événements de l'ère Jōō[modifier | modifier le code]

  • 3 octobre 1653 (Jōō 2, 12e jour du 8e mois) : Un violent incendie détruit une grande partie du palais impérial et de nombreux temples qui se trouvaient à proximité. Peu de temps après, plusieurs filles, âgées de 12-14 ans, sont emprisonnées pour avoir allumé cet incendie et d'autres au Heian-kyō[3].
  • 18 août 1654 (Jōō 3, 6e jour du 7e mois) : Un célèbre prêtre, Ingen, arrive à Nagasaki en provenance de Chine. Il a l'intention de réformer la pratique du bouddhisme au Japon[3].
  • 30 octobre 1654 (Jōō 3, 20e jour du 9e mois) : L'empereur Go-Kōmyō décède de la variole et les cérémonies de ses funérailles se tiennent au Sennyū-ji (泉涌寺,, senyō-ji?) le 15e jour du 10e mois[4].

Sakoku (鎖国) : avant et après 1653[modifier | modifier le code]

C'est durant l'ère Jōō que le Japon met en œuvre la politique sakoku adoptée par le bakumatsu des Tokugawa. Sakoku signifie « pays fermé » en japonais. le Japon pratique cette politique de 1639 à 1868[5]. Il n'y a presque pas de commerce extérieur avec les autres pays à l'exception des commerçant chinois et néerlandais. Les résidences japonaises sont strictement contrôlées par le gouvernement. Personne n'est autorisé à quitter le pays sous peine de mort. Les étrangers sont dans la même situation : toute personne qui tenterait d'entrer sur le territoire du Japon serait immédiatement tuée par les soldats[6]. La vie dans le pays tout entier est dictée par le gouvernement des Tokugawa. La politique sakoku est adoptée par les dirigeants pour empêcher les envahisseurs et maintenir les caractéristiques et la religion nationales. Cette politique est interdite après l'époque d'Edo (1603-1868). Le pays s'ouvre de nouveau au monde extérieur en 1868[7].

Pour beaucoup de Japonais, l'époque d'Edo représente le moment le plus prospère et qui leur a apporté la paix. Le pays a atteint un état ​​d'équilibre où il y n'a aucun changement. Le Japon a été stabilisé par la politique sakoku, économiquement et politiquement. Les gens produisent ce dont ils ont besoin au quotidien et en reversent une partie aux dirigeants sous forme d'impôt. La société est prospère et en paix. Les boutiques sont partout; les gens occupés à travailler et à profiter de leur vie. Quand la paix est venue, les samouraïs étaient en train de perdre leur utilité; par conséquent, le gouvernement leur a accordé des privilèges spéciaux. Dans la hiérarchie sociale, les empereurs sont sur ​​le dessus, les samurai sont au deuxième rang et assurent un rôle de police, suivis par les agriculteurs et les commerçants qui sont à la base de la pyramide[8]. Les samouraïs sont le seul groupe autoris à porter des armes au quotidien, la plupart étant des katanas.

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Nussbaum, Louis-Frédéric. (2005). "Jō-ō" in Japan encyclopedia, p. 432; n.b., Louis Frédéric est le pseudonyme de Louis-Frédéric Nussbaum, vois Deutsche Nationalbibliothek Authority File.
  2. Titsingh, Isaac. (1834). Annales des empereurs du Japon, pp. 412-13.
  3. a et b Titsingh, p. 412.
  4. Titsingh, p. 413; Porter, Robert. (2001). Japan : The Rise of a Modern Power, p. 65.
  5. Mayumi Itoh, « Japan's abiding sakoku mentality », Orbis,‎ mars 1996, pg. 235–245 (lien DOI?)
  6. Unknown, « Sakoku Policy », St. Bonaventure College (consulté le 2 avril 2013)
  7. Mayumi Itoh, « Japan's abiding sakoku mentality », Orbis,‎ mars 1996, pg. 235–245 (lien DOI?)
  8. ushistory.org, « Life During the Edo Period », Ancient Civilizations Online Textbook,‎ 2013 (lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]


Jōō 1re 2e 3e 4e
Grégorien 1652 1653 1654 1655

Précédée par :
Keian

Ères du Japon
Jōō

Suivie par :
Meireki

Liens externes[modifier | modifier le code]

Source de la traduction[modifier | modifier le code]