Diète du Japon

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35°40′33″N 139°44′42″E / 35.67583, 139.745

Politique au Japon
Japanese Imperial Seal.svg

Famille impériale

Pouvoir exécutif

Pouvoir législatif

Pouvoir judiciaire

Administration territoriale

Diplomatie

La Diète (国会, Kokkai?) désigne au Japon, le parlement. La traduction française diète est employée (ou le mot analogue en anglais diet ou dieta dans la majorité des langues romanes par exemple) car le terme est celui utilisé dans ces langues pour la constitution allemande de 1849 (en allemand Reichstag), dont la Constitution Meiji (明治憲法) est inspirée.[réf. souhaitée]

Sommaire

Histoire [modifier]

La Diète fut créée par la Constitution Meiji (1889). La première réunion eut lieu en 1890[1]. La chambre basse s'est toujours appelée depuis lors la Chambre des représentants. Néanmoins, la chambre haute était constituée d'une Chambre des pairs (貴族院, Kizoku'in?) calquée sur le modèle britannique de la Chambre des Lords, et reposant sur la nouvelle organisation aristocratique du Kazoku créée lors de la Révolution Meiji en 1869 par fusion des anciens Kuge (la noblesse de cour) et Daimyō (la noblesse terrienne féodale). La chambre haute est devenue la chambre des conseillers en mai 1947[2].

Structure [modifier]

La Diète est composée de deux chambres élues[1] :

Rôle [modifier]

Le Premier ministre, qui est aussi le chef du gouvernement, doit être un membre de la chambre des représentants. Le scrutin de désignation du premier ministre se tient dans les deux chambres, mais c'est le vote de la chambre des représentants qui est décisif[2]. La Diète détient le pouvoir législatif ; le premier ministre nomme le gouvernement, mais le gouvernement est responsable devant le Parlement (plus précisément devant la chambre des représentants) : c'est un régime parlementaire[2]. Seule la chambre des représentants peut proposer une motion de censure à l’encontre du gouvernement, qui doit alors démissionner ou dissoudre la chambre des représentants, qui est la seule des deux assemblées à pouvoir être dissoute sur décision du Premier ministre (proposition devant être approuvée par l'Empereur)[2],[3],[5].

La chambre des conseillers détient un pouvoir moins important que la chambre des représentants : en cas de désaccord sur le vote d'une loi, cette dernière peut imposer son avis en confirmant son premier vote à la majorité des 2/3 de ses membres pour tout projet ou proposition de loi ou à la majorité simple pour l'adoption du budget ou la ratification d'un traité[2]. En revanche, toute modification de la Constitution du Japon doit être ratifiée par les deux chambres. Il est cependant rare que la majorité détienne les deux tiers des sièges à la chambre des représentants : depuis la création de la chambre des conseillers, cela n’est arrivé que de novembre 1999 à juin 2000 et de septembre 2005 à mai 2010[2]. En cas de conflit, la Constitution prévoit la tenue d’une commission mixte pour mettre en place un texte de compromis[2].

Les membres de la Diète ont développé une diplomatie parlementaire, non gouvernementale, à l'instar des représentants d'autres Parlements du monde. Par exemple, la Ligue d'amitié parlementaire Japon-Corée du Nord traite de questions d'intérêt commun pour les deux pays, en l'absence de relations diplomatiques officielles au niveau gouvernemental.

Composition actuelle [modifier]

Abréviations et partis :

Parti Représentants Conseillers
PDJ 242 88
PLD 118 83
PVP 37 12
Kōmeitō 21 19
PC 9 6
VP 6 8
PSD 6 4
PK 9 0
ARJ 5 4
VPD 3 2
NPP 2 3
TN 2 3
GN 5 0
NPR 0 2
NPN 1 0
PSO 0 1
INDEP 13 7
Non pourvu 1 0
Total 480 242

Le PDJ et le NPP forment la coalition actuellement au pouvoir, également soutenus à la Diète du Japon par un indépendant : l'ex-TN Kaoru Yosano. Le PSD a fait partie de la coalition gouvernementale jusqu'au 30 mai 2010, le Nouveau parti Daichi (NPD) jusqu'au 28 décembre 2011 (date de sa transformation en VPD) et le NPN jusqu'au 6 avril 2012.

Notes et références [modifier]

  1. a et b (en) From Imperial Diet to National Diet, Chambre des représentants du Japon
  2. a, b, c, d, e, f et g Harukata Takenaka, « Les causes du blocage politique au Japon », Nippon.com, le 27 août 2012
  3. a et b Karyn Poupée, « Japon: la chambre des députés dissoute, un revers pour la gauche », AFP sur Google News, le 15 novembre 2012
  4. (en) The Constitution of Japan, Chambre des conseillers du Japon
  5. (en) Control of the Executive, Chambre des représentants du Japon

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]