Dôme de Genbaku
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| Coordonnées | |||||
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| Pays | |||||
| Type | Culturel | ||||
| Critères | (vi) | ||||
| Numéro d’identification |
775 | ||||
| Zone géographique | Asie et Pacifique ** | ||||
| Année d’inscription | 1996 (20e session) | ||||
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* Descriptif officiel UNESCO ** Classification géographique UNESCO |
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Le dôme de Genbaku (原爆ドーム, Genbaku Dōmu?), ou le mémorial de la paix d'Hiroshima ou encore le dôme de la Bombe Atomique, était à l'origine le Palais d’exposition industrielle du département de Hiroshima. Son nom provient du terme japonais « genbaku » (原爆, genbaku?), abréviation du terme « genshibakudan » (原子爆弾, genshibakudan?) signifiant « bombe atomique ».
Sommaire |
Construction [modifier]
Conçu par l’architecte tchèque Jan Letzel[1], ce bâtiment de style européen fut achevé en avril 1915[2]. Remarquable par son dôme ovale et ses façades bombées, il était un point de repère pour les habitants et un symbole du département.
Décidée en 1910 par l'Assemblée de la préfecture de Hiroshima, la construction de ce bâtiment, vantant les mérites de l'industrie préfectorale, débuta en 1914[1].
La structure de l'édifice, haut de 25 m, est faite de briques. Les murs extérieurs sont quant à eux recouverts de pierre et d'une couche de ciment. Alors que la majeure partie du bâtiment dispose de trois niveaux, la partie centrale, située sous la coupole, en compte cinq[1]. La coupole, qui constitue l'élément architectural le plus remarquable de la construction, dispose d'une armature en acier et était recouverte de cuivre. Haute d'environ 4 m, elle est de forme elliptique. L'axe majeur mesure 11 m et l'axe mineur se contente de 8 m[2].
Le bâtiment contrastait avec les constructions en bois, ne dépassant généralement pas les deux niveaux, qui l'entouraient[2]. En 1933, il prit le nom de « Hall de la promotion des Industries de la Préfecture d'Hiroshima »[1]. Il accueillit tout d'abord des productions de la préfecture, mais servit de bureaux à des entreprises à partir du 31 mars 1944[2].
Bien que la volonté de la ville de Hiroshima est de laisser le monument dans l'état dans lequel il était après l'explosion, des travaux ont dû être entrepris afin d'en empêcher la destruction. En effet, les assauts du temps mais également l'état général de l'édifice le menaçaient d'effondrement. Les premiers travaux eurent lieu en 1967 puis entre 1989 et 1990[3]. La structure a ainsi été renforcée avec de la résine époxy et un treillis métallique[3]. Des éléments de maçonnerie ont aussi été rénovés[3]. Actuellement, le dôme est contrôlé tous les trois ans[3].
Bombardement [modifier]
Le 6 août 1945, à 8h15 du matin, la première bombe atomique explosa à 580 mètres du sol, à environ 140 mètres au sud-est de ce bâtiment, au niveau de l’hôpital Shima (Ground zero), alors que c’était le Pont Aioi reconnaissable par son plan en « T », situé environ 150 mètres au nord-ouest du dôme, qui était initialement visé.
Les constructions alentour furent instantanément rasées, mais ce bâtiment, du fait qu’il a subi le souffle de l’explosion presque directement de dessus, resta en partie debout, offrant à la vue ses façades calcinées et l’ossature métallique du dôme telles qu’on peut les voir aujourd’hui. D'autres bâtiments situés non loin du dôme ont résisté à l'explosion grâce à leur construction en béton et non en bois comme la plupart des habitations de l'époque.
La trentaine d'employés travaillant dans le bâtiment sont morts sur le coup[4].
Un symbole de paix [modifier]
Inscription au patrimoine mondial [modifier]
Au bout d’un certain temps, les gens se mirent à nommer les ruines de ce bâtiment le « Dôme de Genbaku ». En juin 1995, ces ruines furent classées monument historique et l’année suivante, le 5 décembre 1996, elles furent inscrites sur la Liste du patrimoine mondial de l'Unesco.
L’appellation officielle sur la Liste du patrimoine mondial est « Mémorial de la paix d'Hiroshima (Dôme de Genbaku) », avec comme argument que « le Dôme est devenu un monument universel pour l’humanité entière, symbolisant l’espoir d’une paix perpétuelle et l’abolition définitive de toutes les armes nucléaires sur la Terre ».
Les représentants des États-Unis et de la Chine se sont opposés à cette inscription[5], déclarant qu'elle était « dénuée de toute perspective historique ».
Commémoration [modifier]
Chaque année, des commémorations au lieu le 6 août. Elles rassemblent de nombreuses personnes ayant un lien ou non avec les victimes de la bombe. Des lanternes sont déposées sur la rivière Ōta, certaines étant allumées avec des flammes provenant de l'incendie qui suivit le bombardement[6]. Ces lanternes sont appelées « les braises de la bombe atomique »[6]. À 8h15, une prière silencieuse a lieu en compagnie du maire de Hiroshima, du premier ministre du Japon et de rescapés de la catastrophe[6].
Notes et références [modifier]
- Mémorial de la paix d'Hiroshima (Dôme de Genbaku), sur whc.unesco.org. Consulté le 12 février 2013
- (en) Before the Atomic Bombing, sur www.city.hiroshima.lg.jp. Consulté le 12 février 2013
- (en) World Heritage List Hiroshima, sur whc.unesco.org. Consulté le 12 février 2013
- Le Dôme de la bombe atomique / Genbaku-Dôme (Hiroshima), sur www.japonsansshuchi.com. Mis en ligne le 20 juillet 2011, consulté le 13 février 2013
- (en) WH Committee: Report of the 20th Session, Merida 1996
- Dôme de la Bombe A, sur fr.visithiroshima.net. Consulté le 13 février 2013