Princesse Mononoké

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mononoke.
Princesse Mononoké
もののけ姫
(Mononoke Hime)
Type Shōnen
Genre Action
Thèmes Japon médiéval, Gaïa
Film anime
Réalisateur Hayao Miyazaki
Producteur Toshio Suzuki
Scénariste Hayao Miyazaki
Studio d'animation Studio Ghibli
Studio
d'enregistrement
Joe Hisaishi
Durée 134 min
Sortie 12 juillet 1997

Princesse Mononoké (もののけ姫, Mononoke Hime?, litt. « princesse des esprits vengeurs ») est un film d'animation japonais de Hayao Miyazaki, sorti le 12 juillet 1997 par le Studio Ghibli.

Sommaire

[modifier] Synopsis

L'histoire se déroule dans le Japon médiéval (ère Muromachi). Ashitaka, le prince de la tribu des Emishis, est frappé d'une malédiction après avoir tué un dieu sanglier devenu démon. La chamane du village le dit condamné à devenir lui-même un démon. Il part à la recherche de l'origine des malheurs qui frappent le monde et de sa malédiction, et se retrouve mêlé à une guerre entre les esprits de la forêt et deux partis humains aux intérêts contradictoires.

[modifier] Fiche technique

[modifier] Distribution

Japonais Français Anglais
Ashitaka Yōji Matsuda Cédric Dumond Billy Crudup
San Yuriko Ishida Virginie Mery Claire Danes
Moro Akihiro Miwa Catherine Sola Gillian Anderson
Dame Eboshi Yūko Tanaka Micky Sébastian Minnie Driver
Jiko Bou Kaoru Kobayashi André Chaumeau Billy Bob Thornton
Toki Sumi Shimamoto Adèle Carasso Jada Pinkett Smith
Okkoto Hisaya Morishige Saïd Amadis Keith David

[modifier] Autour du film

Miyazaki a été inspiré par la forêt de Mononoke (Mononoke no mori) lors d'un voyage sur Yakushima.

Hayao Miyazaki apporte à l'animation et aux décors un soin extrême.

Dans ce film, on retrouve l'une des principales préoccupations de Hayao Miyazaki : la destruction de la nature, mais aussi la dénonciation de la guerre, l'importance de la vie, la tolérance, la complexité des rapports entre humains et entre les hommes et leur environnement.

[modifier] Particularités du film

Parmi les œuvres d'Hayao Miyazaki, Princesse Mononoké se distingue notamment par :

  • Sa gravité : les séquences d'humour ou de dérision si fréquentes alors chez Miyazaki sont presque absentes dans Princesse Mononoké où la dureté des rapports entre les groupes sociaux, le réalisme cru des séquences de guerre et la gravité des enjeux écologiques dominent la narration de bout en bout. Seules les scènes entre les villageois sont quelque peu empreintes de gaieté, malgré les drames qu'ils traversent.
  • Sa longueur : le film dure près de 2h15, ce qui en fait le film le plus long actuellement proposé par le studio Ghibli.
  • Sa complexité : les retournements de l'intrigue, la multiplication des enjeux au fur et à mesure de la narration, l'imbrication des influences shintoïstes, chamanistes et du Japon médiéval, tous ces éléments font la richesse et la complexité de l'univers de Princesse Mononoké. Ainsi, le Dieu-cerf (シシ神, Shishi-gami?) s'inspire du kirin, animal légendaire en Asie.
  • Sa dimension terrestre : Princesse Mononoké est le seul film de Hayao Miyazaki, fils d'aviateur, qui ne fait pas référence à une pratique des espaces aériens : pas de scènes de vol, d'avions ou d'oiseaux… Ici c'est la dimension terrestre qui est mise en exergue, avec la dualité des forces telluriques (fer, forge, pierre) et des forces biologiques (forêt, eau).

[modifier] Citations issues du film

  • Le bonze Jiko s'adressant à Ashitaka : « Tout le monde meurt un jour petit. Qu'on soit mendiant ou empereur. »
  • Ashitaka s'interposant entre San et Eboshi : « Regardez tous à quoi nous ressemblons lorsque la haine s'empare de nous ! Moi elle me ronge le bras, et elle finira par me dévorer vivant ! La colère et la peur décuplent la force du mal. »
  • Ashitaka quittant les forges, portant San, alors qu'on s'interpose à son passage : « Je suis passé par cette porte en entrant ce matin et c'est par cette porte que je repartirai. »
  • Moro s'adressant à Ashitaka : « San est ma fille, ma tribu est la sienne, si la forêt meurt elle mourra avec elle. »
  • Ashitaka s'adressant aux hommes après le carnage de la bataille : « Quel est le plus important pour vous, la tête du Dieu-Cerf ou la survie de votre village ? »
  • Le bonze Jiko, lors de la traque du Dieu-Cerf : « Quand il s'agit de tuer un dieu, mieux vaut laisser la besogne à un autre. »
  • Ashitaka à San après la disparition du Dieu-Cerf : « Le Dieu-cerf ne peut pas mourir, il est la vie éternelle, et la mort aussi, mais son esprit est plus fort ; et il a décidé que nous devions vivre. »
  • Ashitaka s'adressant aux hommes au sujet des femmes des forges : « Femmes heureuses font bon village. »

[modifier] Musique

La musique du film est signée Joe Hisaishi. Il s'agit de la sixième collaboration entre le réalisateur et le compositeur.

[modifier] Distinctions

  • Sélection officielle du meilleur film étranger aux Oscars 1998

[modifier] Notes et références


[modifier] Bibliographie

[modifier] Annexes

[modifier] Liens externes