Ring (film)

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Ring

Titre québécois Ring
Titre original リング (Ringu)
Réalisation Hideo Nakata
Scénario Hiroshi Takahashi
d'après le roman de Koji Suzuki
Acteurs principaux
Sociétés de production Omega Project Kodawaka
Kadokawa Shoten Publishing Company, Ltd
Pays d’origine Drapeau du Japon Japon
Genre Horreur
Sortie 1997
Durée 96 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Ring (リング, Ringu?) est un film d'horreur japonais de Hideo Nakata sous le scénario de Hiroshi Takahashi d'après le roman du même titre de Koji Suzuki, sorti dans les salles en 1998.

C'est l'original des remakes Ring Virus de Kim Dong-bin (1999), Le Cercle de Gore Verbinski (2002) et Le Cercle 2 de Hideo Nakata (2005).

Synopsis[modifier | modifier le code]

Une rumeur circule dans les cours d'école : une vidéo maudite provoquerait la mort pile une semaine après l'avoir regardée. Rumeur apparemment stupide mais non moins fondée puisqu'on lui impute déjà quatre morts. La tante d'une des victimes, journaliste de profession, décide de mener l'enquête, qui la mènera à une histoire de fantôme et de malédiction.

Le début de l'histoire[modifier | modifier le code]

Un soir, seules à la maison, Tomoko et Masami, deux jeunes lycéennes, s'amusent dans la chambre à se faire peur avec une rumeur, celle d'une vidéo-cassette : une fois visionnée, une sonnerie téléphonique annoncerait votre propre mort — avec raison — au bout de sept jours. Tomoko l'a vue, mais ne croit pas à cette rumeur. Lorsqu'une sonnerie déchire le silence, toutes deux s'immobilisent de peur. Masami court vers la cuisine, décroche le téléphone et pouffe de rire : c'est la mère de Tomoko. Les deux lycéennes éclatent de rire, soulagées. Masami va aux toilettes et Tomoko se dirige vers le frigo, mais elle entend quelque chose provenant de la télévision qui, pourtant, n'a jamais été allumée et qu'elle éteint avant de retourner à la cuisine. Se servant un jus de fruit, elle entend à nouveau quelque chose derrière elle. Elle tourne la tête et hurle d'effroi.

Après avoir interviewé quelques lycéens à propos d'une mystérieuse vidéo-cassette, une journaliste, Reiko Asakawa, demande un conseil à l'un de ses collègues pour trouver le nom de leur lycée — tout en étant pressée de rentrer à la maison pour retrouver son fils, Yoichi. Tous deux rejoignent la sœur de Reiko pour lui présenter leur condoléances car elle vient de perdre sa nièce, Tomoko.

Quand son collègue a trouvé le nom du lycée, la journaliste découvre que c'est celui de sa nièce, Tomoko, et que trois de ses amis sont morts en même temps, leurs visages tordus de frayeur ; et également que Masami, la fille qui était avec Tomoko quand elle est morte, se trouve dans un hôpital psychiatrique.

De retour chez les parents de Tomoko, elle fouille la chambre et renverse les photos de sa nièce accompagnée de ses trois amis dans une maison de location d'Izu, et en particulier une photo sur laquelle leurs visages sont incroyablement brouillés.

Reiko se rend alors à Izu, là où les adolescents ont séjourné la semaine d'avant, et trouve dans la salle de réception une cassette non étiquetée. Elle visionne jusqu'au bout la bande qui représente une série d'images très inquiétantes, et soudain le téléphone sonne : elle mourra au bout de sept jours.

Paniquée, Reiko appelle son ex-mari Ryuji Takayama.
À partir de ce moment, une lutte effrénée commence afin de découvrir le secret, et la malédiction, se cachant à l'intérieur de cette cassette afin d'éviter à Reiko de mourir.

Commentaires[modifier | modifier le code]

C'est le premier film de la trilogie entièrement réalisée par Hideo Nakata, qui a connu un énorme succès en Asie, inspirée de la tradition des Yurei Eiga, autrement dits des « films de fantômes » en japonais, des années 1950-60 adaptant contes et légendes populaires sur des revenants. Le fantôme du film, Sadako, cheveux longs cachant les yeux, robe blanche évanescente et démarche spectrale, incarne une vision moderne du croque-mitaine sous l'apparence des oripeaux traditionnels des fantômes japonais.

Cette trilogie est une source d'inspiration chez les jeunes fans japonais si bien que parfois ils « jouent à Sadako », ce qui est strictement interdit dans certaines écoles. Le réalisateur en parle dans une interview qui constitue le bonus majeur du DVD.

Dans le roman de Koji Suzuki, à la comparaison du film, Ryuji Takayama est un ancien camarade de Kazuyuki Asakawa, journaliste de son état. L'enquête est ainsi menée par un tandem masculin. Le personnage de Reiko Asakawa n'apparait que dans le film.

L'effet où l'on voit Sadako sortir du puits est tout simple : Rie Inou, étudiante du théâtre Kabuki, qui utilise des mouvements lançants ou exagérés pour souligner l'émotion, s'est fortement impliquée dans le développement du caractère de Sadako. Inou a été filmée marchant en arrière, puis le film a ensuite été joué à l'envers. Le résultat final donne l'impression que Sadako marche de façon non naturelle.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Acteurs Doublage Rôles Personnages
Nanako Matsushima Julie Turin Reiko Asakawa La journaliste, la tante de Tomoko.
Hiroyuki Sanada  ? Ryuji Takayama L'ex-mari de Reiko Asakawa
Rikiya Otaka  ? Yoichi Asakawa Le fils de Reiko et de Koichi Asakawa.
Miki Nakatani  ? Mai Takano L'assistante de Ryuji Takayama
Katsumi Muramatsu  ? Koichi Asakawa
Yuko Takeuchi  ? Tomoko Oishi La victime, nièce de Reiko Asakawa.
Hitomi Sato  ? Masami Kurahashi Une amie de Tomoko.
Yoichi Numata  ? Takashi Yamamura  ?
Yutaka Matsushige  ? Yoshino  ?
Masako  ? Shizuko Yamamura -
Daisuke Ban  ? Dr Heihachiro Ikuma  ?
Kiyoshi Risho  ? Omiya, le cameraman Un des collègues de Reiko Asakawa.
Yûrei Yanagi  ? Okazaki  ?
Yôko Ôshima  ? La tante de Reiko  ?
Kiriko Shimizu  ? Ryomi Oishi  ?
Rie Inō  ? "Sada" Le Fantôme de Sadako Yamamura
Hiroyuki Watanabe  ? Hayatsu  ?
Miwako Kaji  ? Kazue Yamamura  ?
Chihiro Shirai  ? Sadako Yamamura La jeune fille de Kazue Yamamura, avant qu'elle ne soit morte.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le personnage de Yamamura Shizuko est basé sur une personne ayant réellement existé. Mifune Chizuko, née en 1886 dans la préfecture de Kumamoto, avait, paraît-il, le don de voyance. Suite à une démonstration en 1910, elle a été considérée comme un charlatan et s'est suicidée un an plus tard en sautant dans un volcan.
  • La scène de la cassette où on voit dans un miroir une jeune femme (Shizuko) peigner ses cheveux a été inspirée d'un documentaire sur Mifune Chizuko qui est passé à la télévision quelques années avant la sortie du film.
  • La scène où l'assistante de Ryuji, l'ex-mari de Reiko, change un plus en moins au tableau est une référence au film Les Chiens de paille (Straw Dogs, 1971) où l'épouse du personnage principal faisait la même chose.
  • Le romancier Kôji Suzuki a puisé son inspiration dans Poltergeist (1982), son film d'horreur préféré, pour écrire Ringu.
  • Les quatre jeunes regardent la cassette le 29 août 1997. C'est aussi la date où la fin du monde est censée avoir lieu dans Terminator 2. Il se peut que ce soit une simple coïncidence.
  • Autre référence à l'univers de Terminator : les deux films s'achèvent sur un plan fixe très similaire, une route droite et fuyant vers le centre de l'écran, au-devant d'un ciel menaçant, signe d'avenir sombre.

Bande Originale du Film[modifier | modifier le code]

  1. Feels Like "Heaven" (X TRA Soundscape Mix)
  2. A Dissonance Split
  3. The Cursed Video
  4. Genes
  5. Ring
  6. Guardian Angel
  7. Feel the Universe
  8. Portrait of Love
  9. Kizuna
  10. Legend of Love
  11. Out of Control
  12. Distorted Clock

Récompenses[modifier | modifier le code]

Voir également[modifier | modifier le code]

Saga originelle[modifier | modifier le code]

Remakes[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Mangas[modifier | modifier le code]

Plusieurs mangas ont été tirés du film, ils sont parus en français chez l'éditeur Panini :

Remarque : à part le premier manga Ring, le reste sont des shôjo où les personnages sont inspirés de Sadako, notamment Sawako et Yamato Nadeshiko alors que La Fille des enfers et la suite directe de ce dernier La Nouvelle Fille des Enfers ont repris le concept de la vidéo. Le tout étant des shôjo.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]