Seito Sakakibara

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Seito Sakakibara (酒鬼薔薇 聖斗, Sakakibara Seito?, 7 juillet 1982 - ) est le surnom d'un tueur japonais, mineur au moment des faits. Il est aussi appelé « garçon A » (少年A, shōnen A?).

Les agressions[modifier | modifier le code]

Le 10 février 1997, Sakakibara attaque deux enfants avec un marteau, dont un reçut une blessure nécessitant deux semaines d'arrêt. Le père de la victime demanda au directeur du collège de Sakakibara de consulter les photos des élèves, sa fille ayant reconnu l'uniforme scolaire que portait celui-ci, mais le directeur refusa.

Le 16 mars, peu après midi, Sakakibara attaque deux nouvelles personnes. La première victime, Ayaka Yamashita (山下 彩花?, 10 ans), est frappé à la tête avec un marteau, la seconde victime (9 ans) est poignardé au ventre avec un couteau. Yamashita est emportée à l'hôpital, et meurt une semaine après en raison d'un traumatisme crânien, l'autre victime fut placée au repos deux semaines.

Le meurtre de Jun Hase[modifier | modifier le code]

L'endroit où Sakakibara avait caché le cadavre de Hase
Le collège Tomogaoka

Le 24 mai, Sakakibara tue Jun Hase (土師 淳?, 11 ans), et cache son cadavre. Hase, qui était un ami du petit frère de Sakakibara, avait un retard mental et était considéré comme un souffre-douleurs (ijime), notamment pour Sakakibara.

Le 27 mai à une heure du matin, Sakakibara met la tête coupée de Hase devant le portail du collège Tomogaoka (友ヶ丘?) qu'il avait fréquenté, avec une lettre dans la bouche.

Le 4 juin, Sakakibara envoie une deuxième lettre au journal Kobe Shimbun (en).

Après le meurtre[modifier | modifier le code]

Sakakibara est arrêté le 28 juin 1997. Après une enquête de 28 jours, il se retrouve devant le tribunal régional de Kobe, le 25 juillet. Le tribunal familial le condamne à la détention dans un centre surveillé d'éducation juvénile le 17 octobre, et Sakakibara est envoyé au centre du Kantō le 20 octobre.

Après plus de sept ans dans ce centre, Sakakibara est libéré le 1er janvier 2005[1].

Dénomination dans les médias[modifier | modifier le code]

Comme la loi japonaise interdit de mentionner le nom d'un criminel mineur[2], le véritable nom de Sakakibara n'a pas été rapporté. Mais le Sankei Shinbun du 30 juin 1997, informant sur les rumeurs courant sur internet, signala indirectement un site web où le vrai nom de Sakakibara était écrit[3].

Le magazine Shinchō, publia néanmoins la photo de Sakakibara le 2 juillet 1997. Le bureau judiciaire de Tokyo recommanda de rappeler les exemplaires parus, mais le magazine refusa. Après la libération de Sakakibara, le Shūkan Shinchō (週刊新潮?, Shinchō hebdomadaire) du 20 janvier 2005 reporta un cas de violence dans le centre commis par Sakakibara, en utilisant son vrai nom[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Shingi Ha, 酒鬼薔薇聖斗の告白 悪魔に憑かれたとき 少年Aの軌跡, Genshu-Shuppan 1998 (ISBN 4906631355)
  • Fumihiko Takayama, 地獄の季節 「酒鬼薔薇聖斗」がいた場所, Shinchō 2001 (ISBN 4101304319)
  • Isshō Kon, 「酒鬼薔薇聖斗」への手紙 生きていく人として, Takarajima-sha 2003 (ISBN 4796635947)