Minerve (Hérault)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Minerve
Minerve (Hérault)
Blason de Minerve
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Intercommunalité Communauté de communes du Minervois au Caroux
Maire
Mandat
Didier Vordy
2020-2026
Code postal 34210
Code commune 34158
Démographie
Gentilé Minervois
Population
municipale
112 hab. (2018 en diminution de 15,15 % par rapport à 2013)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 21′ 17″ nord, 2° 44′ 50″ est
Altitude 227 m
Min. 137 m
Max. 604 m
Superficie 27,89 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Saint-Pons-de-Thomières
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Voir sur la carte administrative de la région Occitanie
City locator 14.svg
Minerve
Géolocalisation sur la carte : Hérault
Voir sur la carte topographique de l'Hérault
City locator 14.svg
Minerve
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Minerve
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Minerve
Liens
Site web https://www.minerve-occitanie.fr

Minerve, Menèrba en occitan, est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie. Ses habitants sont appelés les Minervois.

Capitale historique du pays minervois, cette petite commune accueille chaque année plus de 300 000 visiteurs. Trouvant dans le tourisme et la production de vins de qualité les deux piliers de son activité, Minerve a été inscrite à la liste des Plus beaux villages de France[1]. L'extraordinaire environnement naturel (gorges de la Cesse et du Brian, pont naturel, causse) de la commune lui vaut l'essentiel de son attrait touristique, partagé avec sa tragique histoire : le premier bûcher de la Croisade des Albigeois[2].

Minerve est à 10 km d'Olonzac, 28 km de Saint-Pons-de-Thomières, 32 km de Narbonne et 46 km de Béziers.

La Cesse au pied de Minerve, avril 2018
Les gorges du Brian

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme [pagus] Minerb[ensis] en 843, Menerba en 873[3].

Il s'agit du nom de la déesse Minerve[4] comme l'indiquent les formes anciennes, le [v] étant passé à [b] en occitan. Homonymie avec Ménerbes (Vaucluse, Menerba en 1081).

La forme actuelle Minerve résulte d'une réfection savante francisée de la forme occitane Menèrba (*Menèrva prononcée Menèrbo).

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Minerve est un petit village perché sur un éperon rocheux, véritable oppidum naturel formé par les canyons des deux rivières qui convergent à cet endroit : la Cesse et son affluent le Brian. Deux tunnels naturels, le « Pont Grand » de 228 m de long et d'une hauteur variant de 6 m à 28 m (à l'entrée), et le « Pont Petit », situé en amont de la Cesse, de 126 m de long et d'une hauteur moyenne de 15 m, sont parmi les plus beaux sites géologiques de l'Hérault[5].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 14 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9,9 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 874 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 3,5 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[6]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[7].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[8]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[6].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[9] complétée par des études régionales[10] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « La Livinière », sur la commune de La Livinière, mise en service en 1992[11] et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[12],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 14,8 °C et la hauteur de précipitations de 650,6 mm pour la période 1981-2010[13]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Carcassonne », sur la commune de Carcassonne, dans le département de l'Aude, mise en service en 1948 et à 36 km[14], la température moyenne annuelle évolue de 13,7 °C pour la période 1971-2000[15], à 14,1 °C pour 1981-2010[16], puis à 14,5 °C pour 1991-2020[17].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[18],[19].

Un espace protégé est présent sur la commune : le parc naturel régional du Haut-Languedoc, créé en 1973 et d'une superficie de 307 184 ha, qui s'étend sur 118 communes et deux départements[20]. Implanté de part et d’autre de la ligne de partage des eaux entre Océan Atlantique et mer Méditerranée, ce territoire est un véritable balcon dominant les plaines viticoles du Languedoc et les étendues céréalières du Lauragais[21],[22].

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 3]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats[24] :

et un au titre de la directive oiseaux[24] :

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Trois ZNIEFF de type 1[Note 4] sont recensées sur la commune[27] :

  • le « causse de la Courounelle » (96 ha)[28] ;
  • les « gorges de la Cesse » (977 ha), couvrant 5 communes du département[29],
  • les « gorges du Briant » (482 ha), couvrant 3 communes du département[30] ;

et une ZNIEFF de type 2[Note 5],[27] : le « Haut Minervois » (21 605 ha), couvrant 26 communes dont cinq dans l'Aude et 21 dans l'Hérault[31].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Minerve est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[32],[33],[34]. La commune est en outre hors attraction des villes[35],[36].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (84,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (84,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (57,7 %), forêts (26,4 %), cultures permanentes (12,1 %), zones agricoles hétérogènes (3,8 %)[37].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La grotte d'Aldène (dite aussi grotte de Fauzan ou grotte de la Coquille) se trouve à 4 km en amont de Minerve, sur la commune de Cesseras, dans les gorges de la Cesse. Elle a livré des industries lithiques rapprochées du Tayacien ancien et de l'Acheuléen supérieur ainsi que des gravures aurignaciennes, des empreintes de pas et des frottis de torches mésolithiques.

Dans la galerie des Gravures, la dernière incursion humaine a été datée par des charbons épars de plus de 30 000 ans BP. « Cette date, comme le style, mais aussi le bestiaire des figurations pariétales d'Aldène, s'avèrent donc identiques et contemporains de ceux correspondant à la première période de l'art de la grotte Chauvet »[38].

Par ailleurs, le passage d'un groupe humain a laissé de nombreuses traces de pas datées d'environ 8 000 ans.

Protohistoire[modifier | modifier le code]

La grotte d'Aldène a également connu une forte fréquentation à l'âge du bronze final et au premier âge du fer[39].

Il est donc possible de lui associer les nombreux vestiges de dolmens situés sur les causses, tout autour de l'éperon de Minerve. « Situés sur la rive gauche de la Cesse, ils forment quatre groupes qui sont d'ouest en est: le groupe du Bois-Bas, du Bouïs, des Lacs et de Mayranne »[40] qui dateraient des IIème et Ier millénaires av. J.-C.

Sur les causses entourant le village se trouvent deux oppida : l'oppidum de la Gasque d'une superficie d'environ 7 ha, sur lequel on peut voir des restes de murs de fortification et des fonds de cabanes, et l'oppidum du Cap barré de Minerve-la-Vieille, situé en face de la grotte d'Aldène, qui a été réutilisé à l'époque gallo-romaine[41].

En 2007-2008, dans le cadre de la restauration des remparts, une fouille préventive[42] a confirmé que le site de Minerve proprement dit avait été occupé dès la Protohistoire, dans la dernière période de l'âge du bronze (-850/-725)[43], faisant reculer l'histoire de la cité d'environ 1 600 ans[44]. Par la suite, après une brève occupation aux IIe et Ier siècles av. J.-C. , le site est réoccupé aux Ve et VIe siècles[45] à l'époque des Wisigoths et sans discontinuité jusqu'à maintenant.

Histoire[modifier | modifier le code]

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le pagus minerbensis apparaît dans les textes à l'époque carolingienne. Dans une charte de 836, on distingue le « territorium Narbonense » et le « suburbium Minerbense ». Il y a donc déjà un chef-lieu de viguerie carolingiene dès cette époque. C'est probablement la qualité du site pour sa défense qui l'a fait choisir. Il est possible que ce choix se soit imposé au moment des razzias musulmanes après 719 pour abriter les populations[46].

Nous connaissons « les noms de certains féodaux carolingiens et des vicomtes qui leur succéderont »[47]. La première mention écrite du castrum de Minerve, castrum menerba, se trouve à l'occasion d'une assemblée de justice tenue en 873 « devant le lieu fortifié de Minerve et à l'autel de Saint-Nazaire dont l'église était située dans les environs du village[48] sous la présidence de Bérald, vicomte de Minerve et en présence de Salomon, délégué du roi... »[49].

Le château de Minerve fait partie des biens des vicomtes de Béziers comme le montre le testament daté de 1002 de Roger Ier, comte de Carcassonne, qui indique qu'il a reçu en 969 de Rainard, vicomte de Béziers, une part du « castellum » de Minerve[50]. Roger Ier cède sa part dans le castellum de Minerve à son fils Raimond, mort prématurément. On peut supposer qu'une autre partie dépendant des vicomtes de Béziers mais le vicomte Guilhem de Béziers, fils de Rainard, ne cite pas Minerve dans son testament, en 990. On voit apparaître dans les donations de Minerve, Ermangaud, archevêque de Narbonne, fils de Matfred, vicomte de Narbonne. Cette donation d'Ermangaud, archevêque de Narbonne, à son neveu Guilhem, est peut-être due au fait que le Minervois faisait partie de la civitas de Narbonne. Guilhem est probablement le petit-fils de Roger Ier. Après cette donation, Minerve va se trouver progressivement attirée dans la mouvance des comtes de Carcassonne.

Raimond-Bernard Trencavel, vicomte d’Albi et de Nîmes, épouse Ermengarde († 1099), vicomtesse de Carcassonne, de Béziers et d’Agde, fille de Pierre Raymond, comte de Carcassonne et de Raingarde. Il réussit à réunir tous ces domaines vers 1066. Cependant, en 1068, il rend hommage pour Carcassonne et le Razès à Raimond-Béranger, comte de Barcelonne qui lui rend en fief. La vicomté de Minerve va être prise dans les luttes pour l'hégémonie entre les grandes familles féodales du Midi.

Au même moment, avec son abbé Frotard, l'abbaye Saint-Pons se constitue une vaste seigneurie au-dessus de la vicomté de Minerve.

Bas Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1209, des milliers de chevaliers du nord de la France et de toute l'Europe franchissent le Rhône pour rappeler les seigneurs occitans au respect de la foi de Rome et éradiquer le Catharisme. L'armée croisée s'attaque d'abord à la tête de la région, le puissant vicomte Raimond-Roger Trencavel, qui domine une grande part du comté de Toulouse : les vicomtés d'Albi, de Béziers et Carcassonne. Les croisés mettent Béziers à sac puis Carcassonne tombe. Raimond-Roger Trencavel est enfermé dans ses propres prisons. Simon de Montfort, à la tête de l'armée croisée, sait que pour être maître du pays, il doit faire tomber les châteaux vassaux, qui parsèment l'intérieur hostile de la région (Corbières et Minervois). Commence alors la « guerre de châteaux ».

Remparts de Minerve et porte d'accès du côté de la Cesse

Minerve est alors un castrum, un village fortifié associé à un château. Le castrum et le pagus minerbensis (pays minervois) relèvent du seigneur de Minerve, le vicomte Guilhem. Entouré des profondes vallées de la Cesse et du Brian, perché sur son rocher, le castrum de Minerve semble imprenable. Au milieu du mois de juin 1210 les Croisés, avec l'appui des Narbonnais, installent leur siège devant Minerve. Les barons du nord vont exploiter la technique militaire la plus avancée de l'époque, les machines de siège. Quatre trébuchets (mangonneaux et catapultes), construits sur place, entourent et pilonnent les murs de Minerve.

Reproduction d'un trébuchet, à proximité de la commune de Minerve (Hérault)

On est au début de l'été sur les causses arides du Minervois. Les deux rivières sont, comme chaque année en cette saison, complètement à sec. Le talon d'Achille de Minerve est l'accès à l'eau. Son unique puits est situé au pied de la cité à laquelle il est relié par une rampe fortifiée ; il est probablement à l'emplacement de celui qui est encore visible aujourd'hui (puits Saint-Rustique). Simon de Montfort réussit à détruire rapidement l'accès au puits grâce à la Malvoisine (la mauvaise voisine), une catapulte située au-dessus du puits qui permettait de lancer, non seulement des boulets de pierre, mais aussi, sans doute, des animaux morts qui au bout de plusieurs jours provoquaient des maladies en pourrissant. Nous sommes autour du 20 juillet, et Minerve qui résiste depuis cinq semaines, à bout de vivres[51], n'a plus alors qu'à capituler. Guilhem de Minerve sort négocier pour sauver sa population et sa cité. Finalement il est conduit à céder et à se rendre sans condition. Néanmoins Simon de Montfort promit de laisser la vie sauve à la population et même aux parfaits cathares (s'appelant bonshommes on Bons-Chrétiens), qui s'étaient réfugiés dans la cité avec la prise du bas-pays, s'ils abjuraient leur foi. Malgré de fortes pressions, pendant que l'on préparait à leur intention un bûcher, tous sauf trois femmes sauvées de justesse par Mathilde de Garlande, refusent de se renier[52]. Ainsi, ce sont environ 140 parfaits[53] qui périssent sur ce bûcher. Selon Pierre des Vaux de Cernay, « on les y jette tous, à vrai dire les nôtres n'eurent pas besoin de les y jeter, tous obstinés qu'ils étaient dans le mal, se précipitèrent dans le feu »[54]. Les autres cathares qui ne sont pas « parfaits », terrorisés, abjurent et ont la vie sauve. Guilhem reçoit alors de Simon de Montfort des terres du côté de Béziers ; Simon, lui, laisse sur place une petite garnison et repart poursuivre son œuvre dans les Corbières. On sait que par la suite, Guilhem puis son fils vont reprendre la lutte aux côtés contre les croisés.

Il est assez facile d'imaginer l'état dans lequel devait se trouver le château et les remparts après cinq semaines de siège agrémentées de bombardements. Toujours est-il qu'il ne reste presque rien de ce Minerve de 1210, sinon quelques éléments de maçonnerie des soubassements des remparts et du château. Les éléments actuellement les plus visibles datent, dans le cadre d'un mouvement de reconstruction des forteresses occitanes, de la fin du XIIIe siècle. En 1271, Philippe le Hardi réunit définitivement le Languedoc à la couronne de France et Minerve devient alors une châtellenie avec un gouverneur.

En 1355, le fils du roi d'Angleterre, le Prince Noir, débarque à Bordeaux. À la tête d'une troupe considérable, il sème la terreur jusque dans le Minervois. En 1363, des bandes armées venant d'Espagne qui ravagent la région et s'emparent du château de Peyriac ; en 1364, elles s'emparent de celui de Minerve avant d'être délogées assez rapidement de ces deux places-fortes par des milices venues de Toulouse, de Carcassonne et de Beaucaire.

Guerres de religion[modifier | modifier le code]

La pacification progressive des pays occitans (terres du comté de Toulouse et des Trencavel) sonne le glas des castri fortifiés. La frontière du royaume de France se fixe de plus en plus au sud (jusqu'à atteindre les Pyrénées sous Louis XIV)[55]. À l'intérieur des frontières, l'ordre féodal se délite pour laisser place à la paix capétienne. Les anciens châteaux n'ont plus lieu d'être. L'exigence défensive devient mineure pour les populations qui partent s'installer plus près des routes de commerce, au cœur des terres riches de la plaine, où l'eau abonde. Minerve n'est plus qu'un petit village difficile d'accès au cœur de terres pauvres et sans eau.

De 1562 à 1598, huit guerres de religion se succèdent et le Minervois est dévasté. Ce sont alors les barons de Rieux, proches des Montmorency, qui sont les gouverneurs de Minerve, place-forte royale. Dans le contexte des alliances qui se font et se défont, un certain capitaine Bacou, originaire de Pierrerue près de Saint-Chinian, combat dans le camp protestant, et surtout pour son propre compte, contre le baron de Rieux. En février 1582, il prend par surprise le château de Minerve. Sur l'ordre du duc de Montmorency, au mois de juillet, qui est on l'a déjà constaté la bonne époque, le siège est mis devant Minerve et Bacou est contraint de se retirer. Amnistié, il rejoint alors les partisans de Montmorency. À la suite de ces événements, en 1588, des travaux sont effectués au château de Minerve: construction du pont-levis et réparation de la porte d'entrée du pont entre le château et la cité[56]. C'est alors, qu'« une plainte du syndic du diocèse de Saint-Pons œuvre au même moment pour la démolition du château et aura raison de lui quelques années plus tard. »[57]. Le château est démantelé en 1636.

Époques moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

Plan cadastral de la commune de Minerve : tableau d'assemblage datant de 1817

En 1765, on construit le « grand chemin » de La Caunette à Azillanet qui passe par Le Pech sur les hauts de Minerve. Pour arriver à Minerve en venant d'Azillanet, il faut suivre le sentier qui passe par la ferme des Aliberts et les Verreries, et en venant de La Caunette, il faut suivre le cours de la Cesse. On ne peut arriver jusqu'à l'entrée du village avec des charrettes que par le chemin qui remonte du cimetière en passant sous les restes du château et pas plus loin que l'entrée principale, la porte Saint-Nazaire, avant que cette dernière ne soit démolie en 1885[58].

En 1889, les travaux de construction de la mairie-école sont terminés ; l'école compte une trentaine d'élèves de 5 à 13 ans, et il y a dans le village un curé, un instituteur[59], un buraliste, deux cafés, un cordonnier, un maréchal-ferrant et deux épiciers. Entre 1894 et 1900, on construit le chemin de « Grande Communication » qui relie Minerve et Azillanet ; en 1896, il y a le télégraphe dans le village ; en 1901, les travaux de la route de corniche vers La Caunette sont achevés. Le désenclavement du village est terminé en août 1912 lorsque, au bout de trois ans de travaux, on peut enfin pénétrer dans Minerve par la voie charretière de 2,50 m de large d'un imposant pont-viaduc de 115 m qui franchit la Cesse, qu'il surplombe de 40 m, sur plus de 60 m. L'électrification du village est faite en 1931-32 et donne lieu à une mémorable « Fête de la Lumière » ; les habitations isolées sont reliés au réseau en 1939. Cette même année un circuit d'autobus est établi, qui relie Olonzac à Saint-Pons en passant par Minerve.

La mairie

Au printemps 1907, la révolte des vignerons du Midi, inspirée par le charisme de Marcelin Albert et dont l'épicentre se situe à quelques kilomètres de là, à Argeliers, atteint Minerve quant au bout de quelques semaines le phénomène prend une ampleur insoupçonnable. La délégation du village défile alors derrière une pancarte sur laquelle on peut lire : Avèm de vin, mas cal de pan per far saussola[60]. À Narbonne, les 19 et 20 juin, 6 manifestants sont tués ; parmi les nombreux blessés, un Minervois, Édouard Picou. Ce dernier est élu maire de Minerve l'année suivante, mais décède des suites de ses blessures en 1910. Pendant la Première Guerre mondiale, ce sont 7 hommes jeunes de la commune[61], pour une population de 235 habitants (soit une proportion nettement inférieure à la moyenne nationale) qui sont tués sur le front.

Vue panoramique

Si une première chute de la démographie se manifeste sous le Second Empire, suivi d'une stabilisation jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, c'est-à-partir de la Libération que le village se vide irrémédiablement ; en 1984, l'école du village est définitivement fermée. Restent encore quelques viticulteurs mais peu à peu l'activité du village devient surtout captive du tourisme (caveaux, restaurants, bars, boutiques d'artisanat, de peintures et de sculptures, de livres d'occasion, de vêtements et de chocolats…). Un immense parking, construit en 2007 sur le causse qui domine le village, s'efforce d'absorber pendant la période estivale 200 à 300 000 visiteurs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2001 André Cavaillès    
mars 2001 mars 2008 Michel Jan    
mars 2008 En cours Didier Vordy SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[62]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[63].

En 2018, la commune comptait 112 habitants[Note 7], en diminution de 15,15 % par rapport à 2013 (Hérault : +6,12 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
250226285276309357395403403
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
386350326289266265246261240
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
240225235240204213217189166
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
138125106112104111112125131
2018 - - - - - - - -
112--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[64] puis Insee à partir de 2006[65].)
Histogramme de l'évolution démographique

Les listes nominatives de recensement de population ont été numérisées et sont consultables en ligne sur le site des Archives départementales de l’Hérault[66].

Économie[modifier | modifier le code]

Les environs de Minerve
  • Tourisme. Depuis la fin du XXe siècle, l'engouement massif pour l'histoire des Cathares et le tourisme vert ont offert à Minerve une nouvelle révolution dans son histoire. Des centaines de milliers de touristes visitent la ville à la belle-saison, provoquant des déséquilibres importants.
  • Viticulture : production de vins en AOC Minervois.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les enjeux sont importants pour Minerve dont on reconnaît aujourd'hui les joyaux du patrimoine bâti[67] et naturel. Il faut pouvoir proposer des logements, des terres et des activités à une population résidente pour éviter le passage total à un village-musée. Par ailleurs, la pression touristique est importante sur un environnement très fragile. Parmi les problèmes causés par cette cohabitation, figurent l'emplacement des parkings, accusés d'envahir le causse, ainsi que les panneaux commerciaux qui fleurissent sur les façades au risque de les enlaidir.

On peut noter au titre des richesses naturelles près du village les deux ponts naturels de la Cesse : la rivière a creusé dans la roche des tunnels, abandonnant ainsi d'anciens méandres.

Parmi le patrimoine bâti du site, on peut noter :

On y trouve également une réplique de la catapulte dite la Malvoisine, ainsi que la sculpture d'une Colombe (par Jean-Luc Séverac, artiste originaire de Capestang), monument commémoratif des victimes cathares (1210).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Minerve Blason
De gueules à une tour donjonnée de trois pièces d'argent sur un rocher d'azur.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes, cartes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[23].
  4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  5. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Belles régions de France, n°11, Août-Sept.-Oct. 2012, p.76
  2. C'est en effet dans cette cité que fut allumé le premier bûcher de la Croisade des Albigeois. Environ 140 parfaits cathares y furent brulés pour avoir refusé d'abjurer leur foi.
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 447a.
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  5. On trouve une disposition en tunnel du même type, à proximité du Mas-d'Azil dans l'Ariège. Voir: Jean-Claude Bousquet, Géologie du Languedoc-Roussillon, Les Presses du Languedoc, Montpellier, 1997, p.98.
  6. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  7. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  8. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  9. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  10. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  11. « Station Météo-France La Livinière - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  12. « Orthodromie entre Minerve et La Livinière », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station Météo-France La Livinière - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  14. « Orthodromie entre Minerve et Carcassonne », sur fr.distance.to (consulté le ).
  15. « Station météorologique de Carcassonne - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Station météorologique de Carcassonne - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  17. « Station météorologique de Carcassonne - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  18. « Les différents espaces protégés. », sur http://www.observatoire-biodiversite-centre.fr/ (consulté le )
  19. « Liste des espace protégés sur la commune », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le )
  20. « Le parc naturel régional du Haut-Languedoc en chiffres », sur https://www.parc-haut-languedoc.fr/ (consulté le )
  21. [PDF]« Le parc naturel régional du Haut-Languedoc – charte 2011-2023 », sur https://www.parc-haut-languedoc.fr/ (consulté le )
  22. « - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  23. Réseau européen Natura 2000, Ministère de la transition écologique et solidaire
  24. a et b « Liste des zones Natura 2000 de la commune de Minerve », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  25. « site Natura 2000 FR9101444 - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  26. « site Natura 2000 FR9112003 - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  27. a et b « Liste des ZNIEFF de la commune de Minerve », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  28. « ZNIEFF le « causse de la Courounelle » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  29. « ZNIEFF les « gorges de la Cesse » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  30. « ZNIEFF les « gorges du Briant » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  31. « ZNIEFF le « Haut Minervois » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  32. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  33. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  34. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  35. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  36. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  37. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  38. Paul Ambert et alii, « Les gravures et les empreintes humaines de la grotte d'Aldène (Cesseras, Hérault) dans leur contexte chronologique et culturel », Bulletin du Musée d'Anthropologie Préhistorique de Monaco, n° 47, Monaco, 2007, p. 34. ISSN 0544-7631
  39. Paul Ambert et Philippe Galant, « La préhistoire récente de la grotte d'Aldène », Bulletin du Musée d'Anthropologie Préhistorique de Monaco, Monaco, 2007, pp. 81-100.
  40. J. Lauriol, Minerve et la moyenne vallée de la Cesse, Olonzac, 1966, p.62.
  41. Lauriol, p.66.
  42. Une exposition, "Minerve une histoire de 3 000 ans", retrace les résultats de cette campagne de fouilles au Musée de Minerve.
  43. Pour cette période les fouilles ont mis au jour des céramiques.
  44. En effet, jusque-là, la première mention écrite de Minerve datait de 873 dans un document de l'abbaye de Caunes-Minervois sous l'appellation castrum Menerba.
  45. Pour cette période les fouilles ont permis de retrouver des éléments de poterie.
  46. Jacques Bousquet, « Minerve », p. 70.
  47. Philippe Assié, Minerve, Cité Cathare, Loubatières, Toulouse, 1997, p.5.
  48. Dans l'actuel cimetière, en contrebas du village.
  49. Jean-Pierre Ferrer, Précis chronologique d'histoire de Minerve dans l'Hérault, Minerve, 1998, p.43. (ISBN 2-9513003-0-1).
  50. Marie Vallée-Roche, « Des comtes de Carcassonne aux vicomtes de Minerve », p. 327.
  51. Il faut imaginer que ce sont probablement entre 500 et 700 personnes qui habitaient ou avaient trouvé refuge entre les remparts de cette petite cité assiégée, d'une superficie d'environ 3 ha.
  52. Philippe Assié, op. cité, p.22.
  53. Les témoignages varient entre 140 et 180.
  54. Cité par P. Assié, p. 22.
  55. Traité des Pyrénées de 1659.
  56. J.-P. Ferrer, op. cit., p. 99-101.
  57. P. Assié, op. cit., p.24.
  58. Voir Léon Cordes, Le petit livre de Minerve
  59. En 1906, le conseil municipal, qui demande le maintien d'un instituteur à Minerve, considère qu'« une institutrice ne répondrait pas aux désirs des familles ».
  60. « Nous avons du vin, manque le pain pour faire trempette » ; cité par Léon Cordes, Le petit livre de Minerve, Lodève, 1974, p. 24.
  61. Parmi eux, le père de Léon Cordes.
  62. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  63. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  64. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  65. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  66. Listes nominatives de recensement de population consultables en ligne
  67. [Bousquet 1973] Jacques Bousquet, « Minerve », dans Congrès archéologique de France. 131e session. Pays de l'Aude. 1973, Paris, Société Française d'Archéologie, , 655 p., p. 70-82.
  68. « Minerve restaure ses remparts », sur MidiLibre.fr (consulté le ).
  69. « Eglise paroissiale Saint-Etienne », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Ambert 1976] Paul Ambert, « Les ponts naturels de Minerve (Hérault).Etude géomorphologique », Méditerranée, t. 25, no 2,‎ , p. 43-53 (lire en ligne)
  • [Astruc 1900] Henri Astruc, « Études géologiques sur la région de Minerve (Hérault) », Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude, t. 11,‎ , p. 56-70 (lire en ligne)
  • [Bayrou 2013] Lucien Bayrou, « Minerve », dans Languedoc Roussillon gothique, Paris, éditions A et J. Picard, (ISBN 978-2-7084-0957-6), p. 159-162
  • [Bousquet 1973] Jacques Bousquet, « Minerve », dans Congrès Archéologique de France. 131e session. Pays de l'Aude. 1973 (actes de conférence), Paris, Société française d'archéologie, , 655 p., p. 70-82
  • [Boyer 1927] Charles Boyer, « Excursion du 1er août 1926 dans le Minervois : Notre-Dame du Spasme et Minerve », Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude, t. 31,‎ , p. 227 (lire en ligne)
  • [Boyer 1934] Charles Boyer, « Le siège de Minerve (1210) », Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude, t. 38,‎ , p. 310 (lire en ligne)
  • [Coulouma-1 1933] Dr Coulouma et Jean Miquel, « Le bassin de la Cesse : Minerve cité gallo-romaine », Cahiers d'histoire et d'archéologie, Nîmes, t. VI,‎ , p. 345-360 (notice BnF no FRBNF32735248, lire en ligne)
  • [Coulouma-2 1933] Dr Coulouma et Jean Miquel, « Le bassin de la Cesse (suite) : une petite capitale du Languedoc, les premières chartes et les vicomtes de Minerve (850-1210) », Cahiers d'histoire et d'archéologie, Nîmes, t. VI,‎ , p. 535-545 (notice BnF no FRBNF32735248, lire en ligne)
  • [Coulouma 1934] Dr Coulouma et Jean Miquel, « Le bassin de la Cesse (suite) : Minerve et le bassin de la Cesse sous les rois de France (1210-1580) », Cahiers d'histoire et d'archéologie, Nîmes, t. VII,‎ , p. 143-156 (notice BnF no FRBNF32735248, lire en ligne)
  • Centre culturel scolaire du Minervois, Minerve : fichier pédagogique, patrimoine, langue occitane, environnement, Béziers, Centre culturel scolaire du minervois - École de Minerve - Comité USEP de Béziers II, , 145 p. (ISBN 2-9505850-1-9, notice BnF no FRBNF36679764)
  • [Cordas 1974] Léon Cordas, Le petit livre de Minerve = Lo pichòt libre de Menèrba, Lodève, impr. des Beaux-Arts, , 164 p.
  • [Durand 1977] Jacques Durand, « Minerve : haut-lieu du Languedoc », Connaissance du pays d'Oc, no 26,‎ , p. 75-77
  • [Ferrasse 1901] Eugène Ferrasse, « Les cavernes des environs de Minerve (Hérault) », Spelunca : bulletin et mémoires de la Société de spéléologie, Paris, Société de spéléologie, no 26,‎ (notice BnF no FRBNF32871723)
  • [Ferrer 1984] Jean-Pierre Ferrer, Abrégé d'histoire de Minerve dans l'Hérault : avec des éléments de géographie physique, économique, humaine et touristique, Ouville-l'Abbaye, J.-P. Ferrer, , 42 p.
  • [Gautier 1923] A. Gautier et G. Gautier, « La brushite dans les grottes de Minerve », Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude, Carcasonne, Société d'études scientifiques de l'Aude, t. XXVIII,‎ , p. 168-179 (notice BnF no FRBNF32723887, lire en ligne)
  • [Girou 1950] Jean Girou, « Minerve, autel et bûcher de la patrie romane », Cévenne & Méditerranée, Saint-Pons-de-Thomières, Librairie Cévenole, no 3,‎ , p. 101-105 (notice BnF no FRBNF34483194)
  • [Lauriol 1974] Jacques Lauriol et Maurice Chauvet, Minerve et la moyenne vallée de la Cesse, Olonzac, éd. Carpentier, , 110 p.
  • [Lavit 1950] Charles De Lavit, « La grande pitié de Minerve : Blandine Seignelas », Cévenne & Méditerranée, Saint-Pons-de-Thomières, Librairie Cévenole, no 3,‎ , p. 106-109 (notice BnF no FRBNF34483194)
  • [Martel 1905] E.-A. Martel, Les tunnels de Minerve (Hérault) et la déchéance hydrologique des calcaires : communication présentée au troisième congrès du sud-ouest navigable, Montpellier, impr. E. Privat, , 8 p.
  • [Sicard 1900] Germain Sicard, « Excursion à Minerve : 30 avril 1899 », Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude, t. 11,‎ , p. 43-55 (lire en ligne)
  • [Sigal 1930] Louis Sigal (abbé), L'autel chrétien de Minerve, Toulouse, impr. E. Privat, coll. « Études d'archéologie narbonnaise », , 60 p.
  • [Vacquier 1965] Robert Vacquier, « Minerve en Minervois », Bulletin du syndicat d'initiative de Montpellier, Montpellier, nos 7, 2e série,‎
  • [Vallée-Roche 2012] Marie Vallée-Roche, « Des comtes de Carcassonne aux vicomtes de Minerve », Annales du Midi, no 279,‎ , p. 325-342 (lire en ligne)

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]