Saint-Étienne-d'Albagnan

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Saint-Étienne-d’Albagnan
Saint-Étienne-d'Albagnan
La mairie
Blason de Saint-Étienne-d’Albagnan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Intercommunalité Communauté de communes du Minervois au Caroux
Maire
Mandat
Franck Lignon
2014-2020
Code postal 34390
Code commune 34250
Démographie
Gentilé Stéphanois, Albagnanais
Population
municipale
306 hab. (2017 en diminution de 5,26 % par rapport à 2012)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 58″ nord, 2° 51′ 25″ est
Altitude Min. 207 m
Max. 1 102 m
Superficie 22,7 km2
Élections
Départementales Canton de Saint-Pons-de-Thomières
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Saint-Étienne-d’Albagnan
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Saint-Étienne-d’Albagnan

Saint-Étienne-d’Albagnan (en occitan Lo Mas de la Glèisa), est une commune française située dans le département de l’Hérault en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Stéphanois ou aussi les Albagnanais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

La commune est située dans la vallée du Jaur.

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • Bezis
  • Bonnefont
  • Cailho-le-bas
  • Cailho-le-haut
  • Calassourde
  • Campels
  • Canarie (la)
  • Daousse (la)
  • Fumade (la)
  • Herbousse (l’)
  • Horte (l’)
  • Mas du Rieu (le)
  • Moulin (le)
  • Mouline (la)
  • Sahuc (le)
  • Saint-Étienne
  • Salse (la)
  • Vacarie (la)
  • Valausse
  • Cassagnoles

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Étienne-d’Albagnan
Fraisse-sur-Agout Saint-Vincent-d'Olargues
Prémian Saint-Étienne-d’Albagnan Olargues
Riols Ferrières-Poussarou Berlou

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Étienne-d’Albagnan
Projet de construction d'un groupe scolaire : élévation de la façade principale (1908).

Le village de Saint-Étienne était autrefois appelé en occitan Lo Mas de la Glèisa : « Le Mas de l’église ». Il était réuni à la paroisse de Prémian distante à peine de trois kilomètres. Il est devenu une commune à part entière après la Révolution française. Plusieurs édifices religieux existaient sur ce territoire, notamment un cloître aujourd’hui enfoui, une vieille église devenue presbytère, et l’église actuelle, d’où probablement l’appellation de « Mas de l’église ». De nos jours, les plus âgés nomment parfois encore le village mas de la glèisa en occitan[1].

Sous l'Ancien Régime, la communauté dépend de Prémian.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Terrebasse[2]. Saint Etienne d'Albagnan est érigée en commune en l'an II. Notre Dame-des-trésors (ou de Trédos), autre annexe de Prémian est rattaché à la commune. Les hameaux de Cailho, Cassagnoles et Mas du Rieu, initialement rattachés à la commune de Saint-Vincent sont réunis à la commune de Saint-Étienne-d'Albagnan le (Bulletin des Lois, 1874, VIII-667).

Le village possède un pont de pierre construit après les inondations de 1870, sur la route qui mène à la petite chapelle de Notre-Dame-de-Tredos, située dans les collines des avant-monts à 700 mètres d’altitude. La chapelle qui date de l’an 936 abrite une vierge polychrome classée, c’est un lieu de pèlerinage.

La petite commune a payé un lourd tribut aux deux guerres mondiales, 23 personnes sont tombés au champ d’honneur entre 1914 et 1918 alors que la commune comptait une population avoisinant les 600 habitants. En 1945 un jeune caporal FFI tombait sous les balles de l’ennemi outre-Rhin, tandis que quelques jeunes Stéphanois participaient aux combats de la résistance dans les maquis du Haut-Languedoc.

En 1950, un corps de sapeurs pompiers communal a été créé. Le les pompiers de Saint-Étienne intervenaient sur un crash aérien dans le massif du Somail, un Nord Atlas transportant 35 musiciens de la marine venait de s’écraser non loin du hameau de la Sicarderie.

La ligne de chemin de fer Castres-Mazamet-Bédarieux ouverte dans son intégralité le , a été fermée au service des voyageurs le et au service des marchandises en 1987. Déclassée en 1995 par l’État, elle est aujourd’hui remplacée par une piste verte destinée aux randonneurs et aux cyclistes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Étienne-d’Albagnan

Les armes de Saint-Étienne-d’Albagnan se blasonnent ainsi :


taillé, d’argent à une coquille de gueules et d’or à une palme de sinople posée en bande, au chef d’azur chargé d’un soleil non figuré d’or.[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Francis Affre    
mars 2014 En cours Franck Lignon    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2017, la commune comptait 306 habitants[Note 1], en diminution de 5,26 % par rapport à 2012 (Hérault : +6,24 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
506516563611636665660693699
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
700656635636853841890760767
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
727713677602585552519451443
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
364319256218253271292295323
2017 - - - - - - - -
306--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle de Notre-Dame de Trédos
  • Chapelle Notre-Dame de Trédos (XVIIeXVIIIe siècles).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Inventaire des ressources historiques et géographiques des communes de Saint Étienne d'Albagnan, Félines Minervois, La Salvetat, Murviel lès Béziers, Nissan lez Ensérune, Saint Chinian, Saint Pons, Lespignan, Olargues, Cessenon, Maraussan, Cesseras, Cruzy, Minerve, Agel : circonscription de Béziers II, [S.l.], [S .n .], , 40 p.

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Frank R. Hamlin, Toponymie de l'Hérault : Dictionnaire topographique et étymologique., , 449 p., P 352
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Didier Catarina et Jean-Paul Fernon, Armorial des communes de l’Hérault, Artistes en Languedoc (ISSN 1264-5354), p. 62.
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.