Arfons

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Arfons
Arfons
Blason de Arfons
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Castres
Intercommunalité Communauté de communes Lauragais Revel Sorezois
Maire
Mandat
Gérard Pinel
2020-2026
Code postal 81110
Code commune 81016
Démographie
Gentilé Arfontais
Population
municipale
164 hab. (2018 en diminution de 7,34 % par rapport à 2013)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 25′ 51″ nord, 2° 10′ 06″ est
Altitude Min. 566 m
Max. 904 m
Superficie 40,71 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Revel
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Montagne noire
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Voir sur la carte administrative de la région Occitanie
City locator 14.svg
Arfons
Géolocalisation sur la carte : Tarn
Voir sur la carte topographique du Tarn
City locator 14.svg
Arfons
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Arfons
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Arfons

Arfons est une commune française située dans le département du Tarn, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Arfontais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Arfons, commune de 182 habitants, est située au cœur de la Montagne Noire dans le parc naturel régional du Haut-Languedoc. Elle est limitrophe du département de l'Aude.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Deux hameaux, les Bastouls et les Escudiés, encadrent le village.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Des sources forment deux ruisseaux, le Sor et l'Aiguebelle, qui sont le royaume de la truite fario.

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 10,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 388 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,5 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat semi-continental », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[2].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Dourgne », sur la commune de Dourgne, mise en service en 1959[7]et qui se trouve à 7 km à vol d'oiseau[8],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 13,3 °C et la hauteur de précipitations de 832,3 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Carcassonne », sur la commune de Carcassonne, dans le département de l'Aude, mise en service en 1948 et à 28 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 13,7 °C pour la période 1971-2000[11], à 14,1 °C pour 1981-2010[12], puis à 14,5 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Arfons est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[14],[15],[16].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Revel, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 16 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (87,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (89,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (79,9 %), prairies (10,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,3 %), zones agricoles hétérogènes (1,9 %), eaux continentales[Note 5] (0,4 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Arfons devrait son nom à orbi fontes, aux nombreuses sources qui l’entourent et qui furent l’objet de culte à l’époque romaine[réf. nécessaire].

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Hospitaliers[modifier | modifier le code]

Arfons est une ancienne commanderie des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem fondée au XIIe siècle[20] au sein du grand prieuré de Saint-Gilles, devenue ensuite un membre de la commanderie de Renneville au sein du grand prieuré de Toulouse[21].

Durant les guerres de Religions, la commanderie d'Arfons fut canonnée par les troupes du duc de Montmorency.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Arfons

Son blasonnement est : D'argent à un chevreuil rampant de sable broutant des ronces à l'orée d'un bois de sinople.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Alain Couzinié[22] PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Membre de la communauté de communes du Pays de Dourgne jusqu'à sa dissolution au , la commune appartient depuis le à la communauté de communes Lauragais Revel Sorezois.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[24].

En 2018, la commune comptait 164 habitants[Note 6], en diminution de 7,34 % par rapport à 2013 (Tarn : +1,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1831 3291 2261 2511 3871 4001 4461 4971 466
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3411 3041 2921 2051 1621 0811 0811 036964
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
867838802632558492454466411
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
340420212179177176185186187
2013 2018 - - - - - - -
177164-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Raymond de Clavel, commandeur Hospitalier d'Orfons puis de Toulouse (1170)[27]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Belhomme, « Notice historique sur le lieu d'Orfons vulgairement Arfons : ancienne commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans la montagne noire », Mémoires de la société archéologique du Midi de la France: de 1841 à 1847, Toulouse, t. V,‎ , p. 223-276 (lire en ligne)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
Notes de type "Carte"

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 19 juin 2021)
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le 19 juin 2021)
  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 16 octobre 2020)
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 12 juin 2021).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le 19 juin 2021)
  7. « Station météofrance Dourgne - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 19 juin 2021)
  8. « Orthodromie entre Arfons et Dourgne », sur fr.distance.to (consulté le 19 juin 2021).
  9. « Station météofrance Dourgne - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté en dourgne).
  10. « Orthodromie entre Arfons et Carcassonne », sur fr.distance.to (consulté le 19 juin 2021).
  11. « Station météorologique de Carcassonne - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 19 juin 2021)
  12. « Station météorologique de Carcassonne - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 19 juin 2021)
  13. « Station météorologique de Carcassonne - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 19 juin 2021)
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  15. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 5 avril 2021).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  17. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Revel », sur insee.fr (consulté le 5 avril 2021).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 12 avril 2021)
  20. Antoine du Bourg, Ordre de Malte : Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France..., Toulouse, L. Sistac et J. Boubée, (présentation en ligne), p. 110, lire en ligne sur Gallica.
  21. Bourg 1883 ; Belhomme 1847.
  22. Site de l'association des maires du Tarn consulté le 16 août 2010 (www.maires81.asso.fr)
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  27. Belhomme 1847, p. 230-231.