Hérépian

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Hérépian
Image illustrative de l'article Hérépian
Blason de Hérépian
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Clermont-l'Hérault
Intercommunalité Communauté de communes Grand Orb
Maire
Mandat
Jean-Louis Lafaurie
2014-2020
Code postal 34600
Code commune 34119
Démographie
Gentilé Hérépiannais
Population
municipale
1 519 hab. (2014)
Densité 173 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 35′ 39″ nord, 3° 06′ 58″ est
Altitude 191 m (min. : 178 m) (max. : 520 m)
Superficie 8,77 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hérault

Voir sur la carte administrative de l'Hérault
City locator 14.svg
Hérépian

Géolocalisation sur la carte : Hérault

Voir sur la carte topographique de l'Hérault
City locator 14.svg
Hérépian

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Hérépian

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Hérépian

Hérépian (en occitan Erépia) est une commune française située dans le département de l'Hérault et la région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Hérépian est une commune située à un carrefour entre Saint-Pons-de-Thomières, Bédarieux et Béziers. Il est bordé par le fleuve Orb et la rivière Mare.

Histoire[modifier | modifier le code]

Hérépian dépendait du diocèse de Béziers et de l'ancienne paroisse de Saint-Pierre de Rhèdes, avant la création de la paroisse de Saint-Martial.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Hérépian
Période Identité Étiquette Qualité
février 1980 septembre 2003 Jean-Marie Oustry DVD Conseiller général (1993-2004)
septembre 2003 mars 2014 Pierre Bernard DVD  
mars 2014 en cours Jean-Louis Lafaurie DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 519 habitants, en augmentation de 1,06 % par rapport à 2009 (Hérault : 6,81 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
625 690 738 788 991 1 072 1 083 1 115 1 185
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 143 1 149 1 261 1 206 1 278 1 580 1 238 1 132 1 188
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 252 1 278 1 289 1 143 1 154 1 193 1 171 1 067 1 112
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 122 1 135 1 126 1 157 1 241 1 368 1 469 1 501 1 519
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martial du XVe siècle, située en plein cœur du village.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Hérépian (Hérault).svg

Les armoiries de Hérépian se blasonnent ainsi :

De gueules, au pairle losangé d'or et d'azur.

La fonderie de cloches Granier[modifier | modifier le code]

Son origine remonte au XVIe siècle, vers 1580, lorsque Guillaume Granier fabriquait des sonnailles dont les bergers équipaient leurs troupeaux de moutons. Granier exerçait dans le petit village « Des Nières » (hameau de la commune de Saint-Gervais-sur-Mare) où se trouvaient les principaux matériaux nécessaires à la fabrication : charbon, argile, etc. Dans les années 1920, la fonderie s'installe à Castanet-le-Bas (commune de Saint-Gervais-sur-Mare). La famille Granier a toujours exercé dans ce petit village jusque dans les années soixante-dix lorsque les difficultés de transport, la fermeture des mines, l’ont conduit à s’installer plus bas dans la vallée à Hérépian. La fonderie fabrique encore aujourd’hui des cloches pour particuliers (propriétés et châteaux), églises, sonnailles (clochettes, grelots) pour animaux, troupeaux.

Cette fonderie a fait l'objet d'une étude ethnographique et technique qui a abouti à la création d'un musée : le musée des cloches et de la sonnaille. La fonderie ainsi que le musée sont situés à l'emplacement de l'ancienne gare d'Hérépian. Après une fermeture temporaire, le musée des cloches et de la sonnaille est à nouveau ouvert depuis le 16 juin 2014.

La fonderie et le musée (sur le site de l'ancienne gare d'Hérépian).
L'ancienne fonderie de Castanet-le-Bas (commune de Saint-Gervais-sur-Mare).

La verrerie de glaces[modifier | modifier le code]

En 1777, Morand dans un de ses ouvrages intitulés "L'art d'exploiter les mines de charbon de terre" signale l'existence récente d'une verrerie à glaces à Hérépian chaufée avec la houille : "La houille s'emploie très bien pour la chauffe des verreries ... Celle nouvellement établie à Hérépian en Languedoc, travaille de la même manière." (page 1249-1250)[5]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

    • Étienne Giral (1689-1763), son fils (?) devient propriétaire de la verrerie royale d'Hérépian fondée en 1767; il possède en outre la concession des mines de charbon de la baronnie de Boussagues, près de La Tour-sur-Orb. Ce charbon va notamment alimenter les fours de la verrerie, pour cela le pont de la Gure à Villemagne a été construit la même année.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Hérépian est jumelée avec

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  5. Morand, Jean-François-Clément (1726-1784) L'art d'exploiter les mines de charbon de terre. Seconde partie suite de la quatrième section - voir Google Books https://books.google.fr/books?id=SwFYAAAAcAAJ&pg=PA1114&dq=Morand+charbon&hl=fr&sa=X&redir_esc=y#v=onepage&q=Morand%20charbon&f=false