Vabre

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Vabre
Mairie
Mairie
Blason de Vabre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées
Département Tarn
Arrondissement Castres
Canton Les Hautes Terres d'Oc
Intercommunalité Communauté de communes Val et Plateau Mont-de-Lacaune
(siège)
Maire
Mandat
Claude Culié
2014-2020
Code postal 81330
Code commune 81305
Démographie
Population
municipale
803 hab. (2013)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 41′ 38″ Nord 2° 25′ 38″ Est / 43.6938888889, 2.42722222222
Altitude 370 m (min. : 274 m) (max. : 668 m)
Superficie 28,43 km2
Localisation

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Vabre
Liens
Site web Site officiel

Vabre est une commune française située dans le département du Tarn, en région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte.
Centre du village de Vabre.

Vabre se trouve dans l'est du département du Tarn, au sud-ouest de la France. Enclavé dans les monts de Lacaune, Vabre est un bourg traversé par le Gijou, rivière de montagne qui se jette dans l'Agout.

Enclavée, ses accès souvent bloqués par la neige, avant que ne se développe le réseau routier, Vabre fut longtemps desservie par un tortillard, petit train des Chemins de fer départementaux du Tarn qui reliait Castres à Murat. Trains, chemin de fer et gares ont aujourd'hui complètement disparu. L'explorateur et conférencier Albert Mahuzier lui a consacré un film, Le Tortillard, en 1943[1].

Communes limitrophes[2][modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Vabre (Tarn)
Saint-Pierre-de-Trivisy Lacaze
Montredon-Labessonnié Vabre (Tarn) Espérausses
Lacrouzette Fontrieu

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce village de montagne est marqué par deux grands épisodes de l'histoire :

Protestantisme[modifier | modifier le code]

Vabre adhéra très tôt aux idées de la Réforme, devenant un territoire protestant des Monts de Lacaune.

A ce titre la ville eut à subir les persécutions, condamnations aux galères et mises à mort menées par l'Intendant du Languedoc[3] pour faits d'assemblée et autres pratiques de la religion prétendument réformée, jusqu'aux dragonnades[4] après la révocation de l’Édit de Nantes.

Temple protestant de Vabre.
Intérieur du temple de Vabre.

En 1801, les protestants de Vabre construisent sur l'emplacement de l'ancien château[5], un temple.

Résistance[modifier | modifier le code]

Vabre et les alentours, au travers des relations commerciales engendrées par l'activité textile, et du fait de la topologie protectrice des lieux, sont rapidement devenus une zone de refuge pendant la Seconde Guerre mondiale. La population, fortement protestante et marquée par sa propre histoire, accueillera et protégera les réfugiés, notamment les réfugiés juifs qui rejoindront la Résistance organisée. Le 30 octobre 2015, la commune de Vabre a été intégrée au réseau « Villes et Villages des Justes de France » par le Comité français du mémorial Yad Vashem ; quatre de ses habitants, dont le pasteur protestant, Robert Cook, avaient déjà été reconnus « justes parmi les nations » à titre individuel par l'institut Yad Vashem de Jérusalem[6],[7].

Le service du travail obligatoire (STO), instauré par le gouvernement de Vichy en , marquera l'arrivée d'une vague de réfugiés désireux de se soustraire à cette obligation.

La Résistance s'organisera autour de Guy de Rouville (alias Pol Roux), vabrais, qui prendra la responsabilité du secteur 10 des Corps Francs de la Libération (CFL), de Pierre Dunoyer de Segonzac (alias Hugues), venu de l'École des cadres d'Uriage, qui prendra en la responsabilité de la zone A du Tarn, et de Maurice Redon (alias Durenque), responsable départemental des Forces françaises de l'intérieur (FFI).

Article détaillé : Maquis de Vabre.

450 résistants seront inscrits[8], formés et armés (autant que les moyens le permettaient) et organisés en trois compagnies, dans l'objectif du débarquement allié du 6 juin 1944.

Les maquis de Vabre accueilleront et protégeront le poste de commandement du délégué militaire régional de la région 4 (10 départements, Toulouse), situé à Bourion.

Ils participeront notamment à la libération de Castres, faisant 4 500 prisonniers allemands.

Le "petit train" des Chemins de fer départementaux du Tarn, reliant Vabre à Castres d'un côté, Lacaune de l'autre, joua un rôle important pour la Résistance locale, tant pour l'acheminement de personnes, de denrées alimentaires, que pour les communications téléphoniques clandestines passées par un réseau filaire suivant la voie ferrée.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes du Tarn.
Blason de Vabre Blason D'or, à un glaive et une colombe essorante contournée tenant un rameau dans son bec et brochant sur le glaive, le tout au naturel, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys du champ.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Vabre
De gueules aux deux pals d'or, au chef du même.

Blason de 1696

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1995 Jean-Marie Arnaud    
1995 2008 Jacques Pagès Sans étiquette  
2008 en cours Claude Culié[9]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 803 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 680 1 776 1 960 2 004 2 274 2 432 2 529 2 583 2 726
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 452 2 436 2 490 2 450 2 580 2 629 2 642 2 536 2 509
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 220 2 466 2 086 1 905 1 909 1 773 1 808 1 584 1 508
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
1 415 1 285 1 119 1 062 927 810 833 819 812
2013 - - - - - - - -
803 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Deux secteurs économiques ont particulièrement marqué Vabre dans son histoire : l'exploitation du granit, avec la proximité du Sidobre, et l'activité liée au textile. Si aujourd'hui, le granit fait encore l'objet d'une activité économique, l'industrie textile a complètement disparu, depuis la fermeture de la dernière usine, Faure et Claron, en 1989[12], à la suite de la crise qui a touché ce secteur en France depuis les années 1970.

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Boucherie charcuterie traiteur "Chez Benoit"
  • Boucherie charcuterie traiteur "Chez Laurent"
  • Café Courrech
  • Commerce multi-services (librairie, papeterie, pêche, presse, ...)
  • Épicerie générale "Chez Christine"
  • Pharmacie
  • Restaurant "Le Grillon de l'Horloge"
  • Salon de coiffure
  • Supérette

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

À Vabre[modifier | modifier le code]

  • Le beffroi-porte de la ville, reste de l'enceinte (monument inscrit).
  • Des maisons à pans de bois (6, 8, 10 rue Vieille).
  • Église Sainte-Anne, du milieu du XIXe siècle.
  • Temple protestant, du début du XIXe siècle.
  • Temple protestant évangélique.

À proximité[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie pratique[modifier | modifier le code]

  • Commerces locaux

Service public[modifier | modifier le code]

  • Centre des Finances Publiques
  • Gendarmerie Nationale
  • Syndicat d'initiative

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

  • Médiathèque
  • Société des Amis du Pays Vabrais (SAPV)

Activités sportives[modifier | modifier le code]

  • Club Athlétique Vabrais (CAV)
  • Circuits de randonnée
  • Piscine et tennis municipaux

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Dartigue-Peyrou, L'église réformée de Vabre au 18e siècle d'après les archives municipales, Albi, 1906.
  • André Armengaud, Vabre, village d'Occitanie, Valdériès, 1986.
  • Guy Cals, Jacques Pons, Vabre, mémoire d'un siècle, Vabre, 2003 ; Vabre au XIXe siècle, le temps des bâtisseurs, Vabre, 2007.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marcel de Hubsch et Albert Mahuzier , Le Tortillard, 16 min, en ligne
  2. IGN, Géoportail, consultation le 2 juillet 2016
  3. Les procès-verbaux de ces condamnations sont aux Archives départementales de l’Hérault à Montpellier.
  4. Une maison du village est encore dénommée "caserne des dragons" par les habitants.
  5. « Recherche: base de données - temple - Vabre - Tarn : patrimoine.midipyrenees.fr », sur patrimoines.midipyrenees.fr (consulté le 29 juin 2016)
  6. Article du Parisien Libéré du 2 novembre 2015, consulté le 3/11/2015
  7. Communiqué de Yad Vashem France
  8. Dans un livre de comptes qui subsista après la guerre.
  9. Site de l'association des maires du Tarn consulté le 11 mai 2011 [1]
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  12. « Vabre. L'histoire du textile vabrais » (consulté le 30 juin 2016)