Le Vintrou

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Le Vintrou
Image illustrative de l'article Le Vintrou
Blason de Le Vintrou
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Arrondissement de Castres
Canton Mazamet-2 Vallée du Thoré
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute Vallée du Thoré
Maire
Mandat
Gérard Cauquil
2014-2020
Code postal 81240
Code commune 81321
Démographie
Population
municipale
80 hab. (2014)
Densité 7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 32″ nord, 2° 27′ 47″ est
Altitude 575 m (min. : 396 m) (max. : 742 m)
Superficie 11,38 km2
Localisation

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Liens
Site web Le Site officiel

Le Vintrou est une commune française située dans le département du Tarn et la région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Commune située dans le parc naturel régional du Haut-Languedoc sur l'Arn et le lac des Saints-Peyres

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune du Vintrou, située dans le Parc naturel régional du Haut-Languedoc a une superficie de 1 138 hectares et une population de 85 habitants au dernier recensement. L'altitude moyenne est de 575 mètres. La rivière l'Arn a permis la construction du barrage des Saints-Peyres en 1930 en vue de la production d'électricité.

Actuellement, cette retenue représente à la fois un potentiel d'énergie important et un lieu de villégiature (tourisme, pêche, promenade).

Il y a soixante-dix ans, il n'y avait en Montagne Noire que deux lacs historiques (barrage des Cammazes et Saint-Ferréol, alimentés par le Sor et le Lampy) pour l'alimentation du canal du Midi. En 1930, l'oubli de la nature était réparé aux environs immédiats de Mazamet avec le lac des Montagnès, encadré du pic de Montaud et la chaîne de Nore. C'est à 15 kilomètres que le lac des Saints-Peyres s'étend sur plus de 200 hectares.

Cette bourgade a abrité deux cents personnes depuis ses origines qui remontent, peu avant l'an mille, jusqu'au milieu du XXe siècle. Une explosion démographique cependant, qui a fait doubler le nombre des habitants entre 1930 et 1935 : c'était lors de l'épopée de la construction du barrage des Saints-Peyres.

Longtemps, la commune a été située dans l'évêché de Castres à la limite avec celui de Saint-Pons. En effet, une voie antique traversait l'Arn à la limite ouest et elle permettait aux gens du Sud Aveyron de se rendre dans le pays bas audois pour y faire des affaires.

Cet axe rejoignait la via Domitia. Une situation géographique qui a favorisé l'installation d'un seigneur : « Il avait implanté un pont fortifié pour prélever de l'argent aux voyageurs. Jusqu'en 1800, on se rendait à dos de mulet au Vintrou!» raconte Jean Benoit, le responsable du centre de recherche sur le patrimoine et la mémoire.

Un diacre cathare en 1300[modifier | modifier le code]

Comme toute la région, l'endroit a été marqué par les luttes religieuses. En 1300, on y recense un diacre cathare, Arnaud Bosc. Vers 1740, il y a eu des réunions du désert, en particulier au « Trou du Grand » et pendant la Réforme. Autour de 1790, des prêtres réfractaires y ont trouvé refuge.

Pendant longtemps, les paysans ont cultivé les terres du Vintrou faisant usage de vieux outils et l'élevage dominait. De 1850 à 1950, les industriels mazamétains s'intéressent au territoire communal. Ces lainiers, comme Gaston Cormouls Houles, passionné d'agriculture, achètent des domaines fermiers qu'ils développent dans les parties les plus accessibles. Bientôt, ils investissent dans les plantations. C'est une évolution générale qui transforme le paysage en zone boisée.

Le barrage construit, la centrale hydroélectrique est mise en service. Douze familles compléteront ainsi la population. Des agents de l'EDF qui resteront le plus longtemps possible et qui alimenteront en effectif l'école communale. Ses portes sont désormais fermées ! L'association des Amis du Vintrou y abrite une exposition « Outils et savoir-faire de nos anciens ».

De nos jours l'ancien presbytère de l'église a été rénové en gîte communal, classé gîte de France[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le Vintrou

Son blasonnement est : De gueules à la bordure d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Rémy Fortanier    
mars 2014 en cours Gérard Cauquil    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 80 habitants, en diminution de -9,09 % par rapport à 2009 (Tarn : 2,72 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
406 312 363 403 417 444 456 463 461
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
382 399 381 380 339 334 295 291 267
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
241 237 222 139 116 695 144 124 113
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
134 106 62 85 85 70 83 83 80
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]