Roquecourbe

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Roquecourbe
Image illustrative de l'article Roquecourbe
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Arrondissement de Castres
Canton Castres-2
Intercommunalité Communauté de communes Sidobre Vals et Plateaux
Maire
Mandat
Pierre Modéran
2014-2020
Code postal 81210
Code commune 81227
Démographie
Gentilé Roquecourbains, Roquecourbaines
Population
municipale
2 271 hab. (2014)
Densité 136 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 39′ 55″ nord, 2° 17′ 30″ est
Altitude Min. 202 m – Max. 409 m
Superficie 16,7 km2
Localisation

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Liens
Site web www.roquecourbe.fr/

http://roquecourbe.monsite-orange.fr/

Roquecourbe est une commune française située dans le département du Tarn, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Roquecourbains et les Roquecourbaines.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte.

Commune de l'aire urbaine de Castres située dans son unité urbaine, à dix kilomètres au nord-est de la ville de Castres sur les bords de l'Agout dans le Sidobre, Roquecourbe est un village faisant partie du parc naturel régional du Haut-Languedoc.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les fouilles Sainte Juliane [modifier | modifier le code]

Ces lieux sont fréquentés depuis plus de 2000 ans

Juliane est formée de deux syllabes :

- YULL : d'origine nordique, signifiant renaissance de la lumière[réf. nécessaire] ;

- ANE : mère de tous les Dieux Celtes et grand-mère de Jésus[réf. nécessaire].

Ce site historique exceptionnel est l'origine de la ville de Roquecourbe.

Les Celtes tiraient les sources de leur savoir des Pays du Nord. Cette montagne sacrée, à la fois lieu de culte et lieu funéraire, fût occupé successivement par les Celtes (Ve au IIe siècle av. J.-C.), les Visigoths (vers le Ve siècle apr. J.-C.) et les cathares ou Albigeois (XIIIe siècle).

C'est sur ce plateau perché à 315 m d'altitude, formé par la roche dont la sinuosité a donné le nom à la ville (Roquecourbe), à l'endroit appelé de nos jours Sainte Juliane, que s'élevèrent les premières maisons de Roquecourbe. Une église paroissiale fût bâtie sur ce monticule élevé et dédié à sainte Juliane que nous croyons être Julienne de Nicomédie, vierge et martyre du IIIe siècle dont on célèbre la fête le 16 février. Sainte Juliane a été détruite à l'époque de la croisade contre les Albigeois vers 1210 sous le règne des Montfort installés à Roquecourbe, dans le but d'exterminer ce nid d'hérétiques, les cathares. Cette église a été reconstruite puisqu'en 1231 elle appartenait à l'évêque d'Albi et lors des premières années de la Réforme, elle a servi de temple aux protestants, avant que ceux-ci ne possèdent un autre lieu de culte.

En 1950, un sarcophage est découvert lors du labourage du champ, les fouilles commencent en 1953 et finiront en 1976.

Le site est accessible, le chemin pour y arriver est balisé en jaune, vous pourrez admirer les cuves, gradins, sarcophages, les vestiges de l'église...

Le village [modifier | modifier le code]

La présence de la rivière (l'Agout) fut primordiale pour l'implantation du village. Roquecourbe, doit son nom au château sur la colline dominant un méandre de l'Agout. Roca Corba signifie le ''château de la courbe''.

Fin du XIIe siècle, Roger II de Trencavel, époux d'Adelaïde de Burlats possède la Seigneurie de Roquecourbe. À sa mort (assassiné lors de la prise de Carcassonne par Simon de Montfort), la Seigneurie est récupéré par la famille Montfort en la personne de GUY, son frère. Surnommé le bourreau des Albigeois, il demanda la destruction du lieu de Culte de Sainte Julianne en 1210. À sa mort, son fils Philippe Ier fera construire le château, les deux rives étant reliées les habitants s'installèrent sur la rive droite de l'Agout.

Vue de Roquecourbe, gravure par Tassin, 1634.

En 1433, Jacques II d'Armagnac, né au château de Jacques II d'Armagnac, est plus connu sous le nom du Duc de Nemours. Il sera condamné à mort et décapité sous les ordres de Louis XI pour conspiration. En 1476, Boffile le Juge, le grand chambellan du Roi, occupe le château, il y demeurera jusqu'à sa mort en 1502. Durant les guerres de religion, le château est en partie détruit et en 1621 une partie des ruines serviront à la construction du quartier de la Rue des Barris. Au XVe siècle, Roquecourbe était ceinturé de remparts, on y pénétrait par 3 portes précédées de pont-levis. Ces 3 portes, étaient fermées à clef à la nuit, par les Consuls du village.

Fin du XIIe siècle, Roger II de Trencavel, époux d'Adélaide de Burlats, possède la seigneurie de Roquecourbe. Il est assassiné lors de la prise de Carcassonne par Simon de Montfort.

Le village va peu à peu prospérer notamment grâce au développement, à partir du XIXe siècle de l’industrie textile. Les années 1990 et 2000 voient le déclin inéluctable de cette industrie qui était jusqu’alors l’activité essentielle de la cité.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Roquecourbe Blason D'azur au rocher recourbé d'argent mouvant de la pointe, surmonté de trois fleurs de lys d'or mal ordonnées.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Elections présidentielles de 2002[modifier | modifier le code]

Au premier tour, les résultats sont les suivants : Jacques Chirac avec 19,80 %, Jean-Marie Le Pen avec 19,33 %, Lionel Jospin avec 14,32 %, Jean Saint-Josse avec 7,82 %, Arlette Laguiller avec 7,51 %, avec Olivier Besancenot avec 5,32 %, François Bayrou avec 4,07 % et Jean-Pierre Chevènement avec 4,07 %. Les autres candidats à l'élection n'ont pas dépassé les 4 %. Le taux de participation est de 80,96 %.

Au second tour, Jacques Chirac a 78,84 % des voix et Jean-Marie Le Pen a 21,16 %. Le taux de participation est de 87,08 %.

Elections présidentielles de 2007[modifier | modifier le code]

Au premier tour, Nicolas Sarkozy est en tête avec 24,09 %, suivi de François Bayrou avec 23,96 % (seulement deux voix les séparent). Ségolène Royal a 23,06 %, suivi de Jean-Marie Le Pen avec 14,22 %. Au niveau des "petits" candidats, Olivier Besancenot a 4,61 %, Philippe de Villiers a 2,63 %. Les autres candidats ne dépassent pas la barre des 2 % (c'est-à-dire un peu moins de 30 votes). Le taux de participation dépasse les 90 %, exactement, il est à 90,08 %

Au second tour, Nicolas Sarkozy a 50,92 % des voix et Ségolène Royal a 49,08 %. Le taux de participation est de 88,73 %.

Elections présidentielles de 2012[modifier | modifier le code]

Au premier tour, François Hollande est arrivé en tête avec 27,11 %, suivi de Marine Le Pen avec 24,10 %, Nicolas Sarkozy avec 22,80 %, de Jean-Luc Mélenchon avec 10,65 % et de François Bayrou avec 10,25 %. Les autres candidats ne dépassent pas les 2 %. 3 % sont des votes blancs ou nuls. La participation au premier tour est de 88,96 %.

Au second tour, François Hollande a 52,80 % des voix et Nicolas Sarkozy a 47,20 %. Les votes blancs et nuls s'élèvent à 8,98 %. Le taux de participation est de 88,51 %.

Au fil des élections présidentielles, la tendance des électeurs de Roquecourbe correspond à la tendance nationale, au premier comme au second tour, à quelques exceptions près.

Election présidentielles de 2017[modifier | modifier le code]

Primaire de la droite[modifier | modifier le code]

Roquecourbe a un bureau de votes lors de la primaire de la droite, à l'automne 2016.

Primaire de la gauche[modifier | modifier le code]

Les sympathisants de gauche sont allés voter à Castres. Roquecourbe ne disposait pas de bureau de votes.

Parrainage du maire de Roquecourbe[modifier | modifier le code]

Le maire de Roquecourbe (divers droite), en 2012 comme en 2017, a parrainé à l'élection présidentielle, le candidat Nicolas Dupont-Aignan.

Ce candidat, Nicolas Dupont-Aignan, veut la sortie de la France de l'Union européenne, ainsi que de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (alliance militaire). Sur le plan international, il veut aussi discuter avec le dictateur syrien Bachar el-Assad. Il se déclare comme un candidat "anti-système, ni droite, ni gauche, ni extrêmes". Il est le fondateur du parti Debout la France (un parti plutôt classé à droite sur l'échiquier politique).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 mars 1989 Fernand Laur    
mars 1989 juin 1995 Pierre Servat   Magistrat
juin 1995 mars 2008 Monique Cros   Chef d'entreprise
mars 2008 en cours Pierre Modéran Divers Droite Enseignant

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 271 habitants, en augmentation de 0,62 % par rapport à 2009 (Tarn : 2,72 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 433 1 419 1 448 1 519 1 717 1 884 2 053 1 860 1 997
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 878 1 793 1 846 1 861 1 845 2 007 1 841 1 751 1 633
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 562 1 624 1 680 1 485 1 516 1 460 1 505 1 320 1 560
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 788 2 012 2 271 2 213 2 266 2 209 2 233 2 305 2 271
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les acteurs économiques du village :

  • Un bar / snackbar
  • Un restaurant
  • Deux boulangers
  • Un camion pizza
  • Trois salons de coiffure
  • Une épicerie
  • Une boucherie
  • Un taxi
  • Une couturière
  • Un salon d'esthéticienne
  • Un bureau de tabac
  • Un garage
  • Un carrossier
  • Une station essence
  • Trois banques
  • Une fleuriste
  • Des maçons, des plaquistes, des électriciens, des plombiers...

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Centre-ville[modifier | modifier le code]

Il est composé de la place de la mairie et de couverts, de ruelles aux maisons à pans de bous et encorbellement. Une intéressante scène de chasse est représentée sur une poutre en bois de l'une des maisons de la place. Elle représente un cerf poursuivi par des chiens, qui serait venu se réfugier dans les fossés qui entouraient le village. La fontaine d'eau ferrugineuse est située sur les allées de Siloë, avant la montée au rocher de la « Coqueluche » qui permet une vue globale. La pêche est pratiquée sur le parcours de Couade et de nuit au cœur du village.

Sainte-Juliane[modifier | modifier le code]

Ce site est à l'origine du village de Roquecourbe. Il comprend gradins et cuves, sarcophages et ruines d'église témoignent du passage successif des Celtes, des Cathares et des différentes religions chrétiennes. Prendre au départ de Roquecourbe la direction de Lacrouzette, puis aux dernières maisons, suivre à pied, pendant 800 mètres, le chemin sur la gauche (accès balisé).

Proche de Roquecourbe[modifier | modifier le code]

à 7 km, Burlats et la pavillon d’Adélaïde ;

à 7,5 km, Lacrouzette et le début du massif granitique du Sidobre ;

à 9,5 km, Castres, sous-préfecture du Tarn ;

à 38 km, Albi, préfecture du Tarn, avec la cathédrale Sainte-Cécile classée à l'UNESCO.

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

  • Chambres d'hôtes dans le village
  • Camping Municipal

Santé[modifier | modifier le code]

  • Docteurs
  • Infirmières
  • Kinés
  • Pharmacie
  • Orthophoniste

Service public[modifier | modifier le code]

  • La mairie.
  • Le Trésor public.
  • La gendarmerie.

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Une crèche « ma bulle »
  • Une maternelle publique
  • Une école publique (Alice Marc-Manöel)
  • Une école privée (Saint-François)

Culture[modifier | modifier le code]

  • La vie associative

Activités sportives[modifier | modifier le code]

  • Les clubs sportifs (football, basketball, tennis, volleyball, judo, boxe...).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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