Capestang

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Capestang
Capestang
La collégiale Saint-Étienne de Capestang.
Blason de Capestang
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Intercommunalité Communauté de communes Sud-Hérault
Maire
Mandat
Pierre Polard
2020-2026
Code postal 34310
Code commune 34052
Démographie
Gentilé Capestanais
Population
municipale
3 273 hab. (2018 en augmentation de 4 % par rapport à 2013)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 47″ nord, 3° 02′ 43″ est
Altitude 12 m
Min. 0 m
Max. 120 m
Superficie 39,56 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Capestang
(ville isolée)
Aire d'attraction Béziers
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Pons-de-Thomières
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Capestang

Capestang est une commune française située dans le département français de l'Hérault, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Capestanais et les Capestanaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte.

La commune est limitrophe du département de l'Aude.

Au sud, le point d'intersection avec les communes de Montels et Nissan-lez-Enserune est un quinquepoint délimitant aussi les communes de Cuxac-d'Aude et Coursan, toutes deux dans le département de l'Aude[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • le Viala ;
  • le Petit Saint Nazaire ;
  • le Petit Saint Nazaire le Bas ;
  • le Grand Saint-Nazaire ;
  • La Bastide Vieille ;
  • la Bastide Neuve ;
  • Bel Air ;
  • la Provenquière ;
  • Baboulet ;
  • Longuet ;
  • l'Ale ;
  • le Bosc ;
  • Guéry ;
  • Sibadiès ;
  • Sélicate ;
  • Aureille ;
  • Pain de Sucre ;
  • la Borie Blanche ;
  • l'Espitalet ;
  • la Fourcade ;
  • Saint Julien.

Relief et Géologie[modifier | modifier le code]

Paysage dans la commune

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située à 20 mètres d'altitude, la rivière « la Quarante » est le principal cours d'eau qui traverse la commune de Capestang. Elle est, avec les crues de l'Aude, la principale source d'approvisionnement en eau de l'étang.

L'étang de Capestang, dont le niveau varie selon les saisons, est une zone humide d'une grande qualité écologique, qui accueille notamment de nombreuses espèces d'oiseaux nicheurs. Il est classé Natura 2000 et ZPS (Zone de protection spéciale).

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est méditerranéen.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la route départementale 11 reliant Béziers à Carcassonne par l'intérieur, en dédoublement de la route nationale 113 et de l'autoroute A9. Des routes secondaires relient Capestang à Puisserguier au nord, Quarante au nord-ouest, Cuxac et Narbonne au sud, Maureilhan au nord-est, Nissan-lez-Ensérune au sud-est. L'échangeur de Béziers-sud, sur l'autoroute A9, est à 18 kilomètres.

La commune est traversée par le canal du Midi, qui, après de larges méandres à l'ouest, contourne le village par le nord. Il est navigable, et peut être suivi à pied ou à vélo par le chemin de halage.

L'ancienne ligne de chemin de fer reliant Capestang à Colombiers, sur la ligne de Béziers à Narbonne, est fermée à tout trafic. La gare la plus proche est celle de Nissan-lez-Ensérune, mais seuls quelques TER la desservent. La gare de Béziers est par contre largement desservie.

L'aéroport de Béziers - Vias, à 12 kilomètres à l'est de Béziers, est desservi par la compagnie Ryanair.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Capestang est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Capestang, une unité urbaine monocommunale[5] de 3 233 habitants en 2017, constituant une ville isolée[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Béziers, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 53 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (83,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (69,7 %), zones humides intérieures (12,7 %), zones agricoles hétérogènes (8,6 %), terres arables (6 %), zones urbanisées (2,9 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Cadastre napoléonien : plan de la section de l'Étang (1809).

Attestée sous la forme Caput stanio en 862.

Capestang tient son nom du latin caput stagni, soit « tête de l'étang », en raison de sa situation à la pointe nord d'un étang, aujourd'hui partiellement asséché, dénommé étang de Capestang. La forme languedocienne Cabestanh correspond exactement au nord-occitan Chabestanh (Chabestan) et au catalan Cabestany.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société populaire », créée en frimaire an II ; elle y est peu fréquentée (23 membres en l’an III)[11].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Capestang

Les armes de Capestang se blasonnent ainsi :
« parti, au premier d'argent à une aigle essorante de sable de profil, la tête contournée, la patte dextre levée, au deuxième d'argent à un lion de gueules »[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1953 1971 Louis Couissy DVG Propriétaire viticole
1971 1977 (décès) Fernand Vidal PS Technicien TPE, conseiller général
mars 1977 2001 Bernard Nayral PS Député, conseiller général
mars 2001 2014 Claude Guzovitch SE Président du SIVOM d'Ensérune
mars 2014 En cours
(au 5 septembre 2020)
Pierre Polard[13] PS,
puis LFI,
puis SE
Ingénieur conseil
Vice-président de la communauté de communes Sud-Hérault et
vice-président du SIVOM d'Ensérune

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie du village est surtout basée sur l'agriculture, la viticulture, des oliviers et des champs. Vins du Pays des coteaux d'Ensérune, Sud de France. Son office du Tourisme sur le port canal, le canal du Midi, la collégiale Saint Etienne, château des Archevêques de Narbonne avec son plafond peint et son musée… Tous commerces, restaurants, hôtel, chambres d'hôtes, camping municipal avec mobile homes et gîte de groupe deux épis 19 places.

Marché traditionnel tous les mercredis et dimanches matins, sur la Place Jean Jaurès.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15].

En 2018, la commune comptait 3 273 habitants[Note 3], en augmentation de 4 % par rapport à 2013 (Hérault : +6,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1501 1851 3601 5301 6241 8931 9332 0392 135
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 3312 7462 9992 9093 1763 7373 5194 0764 168
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 1874 0124 0104 0534 0284 0393 5412 9622 763
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
3 0193 0142 5482 6752 9033 0073 0103 0103 010
2013 2018 - - - - - - -
3 1473 273-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Capestang en 2007[18] en pourcentage.
HommesClasse d’âgeFemmes
1,1 
Avant 1917
1,7 
11,5 
1918-1932
14,1 
14,2 
1933–1947
14,4 
20,5 
1948-1962
19,2 
18,2 
1963-1977
19,7 
17,5 
1978-1992
13,0 
17,0 
1993-2007
17,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École Maternelle ;
  • École Primaire François Mitterrand ;
  • Collège Paul-Bert de Capestang ;
  • Lycée L.E.A.P Les Buissonnets ;
  • École de Musique inter communale ;
  • Harmonie municipale Capestang St Chinian.

Santé[modifier | modifier le code]

  • Un cabinet Municipal de Santé avec 3 médecins ;
  • Un cabinet médical, où il y a des infirmiers(es), kinésithérapeute et podologue ;
  • Deux médecins généralistes, un dentiste, un opticien et deux pharmacies.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Hand ball ;
  • Tennis ;
  • Skate ;
  • Pétanque ;
  • Danse ;
  • Judo ;
  • Boxe ;
  • Marche ;
  • VTT.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Canal du midi à Capestang.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 14 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carte IGN sous Géoportail
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  5. « Unité urbaine 2020 de Capestang », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 27 mars 2021).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 14 avril 2021)
  11. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989, p. 414.
  12. Didier Catarina et Jean-Paul Fernon, Armorial des communes de l'Hérault, Artistes en Languedoc, (ISSN 1264-5354), p 35.
  13. Un deuxième mandat pour Pierre Polard, publié le sur le site du Midi-Libre (consulté le ).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. Pyramide des âges de Capestang, Recensement 2007 sur le site de l'INSEE

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Delphine Christophe et Thierry Dubessy, La restauration de la façade sud du château de Capestang, Hérault, Montpellier, Direction régionale des affaires culturelles du Languedoc-Roussillon, coll. « Duo », , 32 p.
  • Catherine Ferras et Jean-Michel Sauget, Capestang : histoire et inventaire d'un village héraultais, Saint-Chinian, Syndicat mixte du Pays Haut Languedoc et Vignobles, , 199 p.
  • Mission Archives 34, Répertoire numérique détaillé des archives communales de Capestang, Montpellier, Mission Archives 34, , 184 p.
  • Raymond Rey, « Capestang », dans Congrès archéologique de France : CVIIIe session tenue à Montpellier en 1950 par la société française d'archéologie, t. 108, Paris, Société française d'archéologie, , 233-240 p.
  • Émile Viales, Histoire de Capestang (Hérault), Capestang, Mairie, , 98 p.
  • Rémy Pech, Entreprise viticole et capitalisme en Languedoc-Roussillon, publications de l'Université de Toulouse-Le Mirail, 1975.

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

  • Série : Délibérations consulaires et municipales (1681-1984) [31 registes]. Fonds : Archives communales de Capestang; Cote : 1 MI 905. Capestang : Mairie de Capestang (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]