Pardailhan

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Pardailhan
Pardailhan
Le château.
Blason de Pardailhan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Intercommunalité Communauté de communes du Minervois au Caroux
Maire
Mandat
Alain Tailhan
2020-2026
Code postal 34360
Code commune 34193
Démographie
Gentilé Pardailhanais
Population
municipale
177 hab. (2019 en diminution de 4,84 % par rapport à 2013)
Densité 4,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 27′ 06″ nord, 2° 50′ 50″ est
Altitude 473 m
Min. 275 m
Max. 820 m
Superficie 41,18 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Saint-Pons-de-Thomières
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.pardailhan.fr

Pardailhan [paʁ.da.jɑ̃] (en occitan Pardalhan [par.da.'ʎan]) est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie.

Le Pardailhan désigne un territoire plus vaste qui comprend historiquement la commune actuelle et celle de Saint-Jean-de-Minervois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Le Pardailhan est situé à l'extrémité occidentale du département de l'Hérault, dans la chaine montagneuse des Avants Monts.
Prolongeant la Montagne Noire, ces sommets forment les premiers contreforts de l'extrémité méridionale du Massif central.

La commune culmine au Pech Mage à 822 m. Le relief du Pardailhan est particulièrement tourmenté, avec un fort dénivelé jusqu'au Minervois et au Saint-Chinianais descendant à une altitude minimum de 276 m.

Sur le plan géologique la zone constitue un ensemble homogène : les Monts du Pardailhan, qui s'étendent jusqu'à la moyenne vallée de l'Orb et que limitent au nord et au sud les failles du Jaur et de Saint-Chinian. L'étude de la stratigraphie du Cambrien dans la nappe du Pardailhan constitue une référence pour les géologues.

Deux importantes sources karstiques[1] sont issues des Monts du Pardailhan : les sources de Malibert et Poussarou assurent en effet la pérennité du Vernazobres, affluent de l'Orb, et permettent l'alimentation en eau potable de la région de Saint-Chinian.

La commune, d'une superficie de 4 118 ha, compte dix hameaux Pardailhan (le chef-lieu), Rodomouls, Coulouma, Rieussec, Pez, Catalo, Copujol, La Garrigue, La Louvière et Pardailho.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[2].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 11,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 6,9 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 246 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,5 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 4,3 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Villespassans », sur la commune de Villespassans, mise en service en 1980[7]et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[8],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 14,4 °C et la hauteur de précipitations de 729,2 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Carcassonne », sur la commune de Carcassonne, dans le département de l'Aude, mise en service en 1948 et à 48 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 13,7 °C pour la période 1971-2000[11], à 14,1 °C pour 1981-2010[12], puis à 14,5 °C pour 1991-2020[13].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[14],[15].

Un espace protégé est présent sur la commune : le parc naturel régional du Haut-Languedoc, créé en 1973 et d'une superficie de 307 184 ha, qui s'étend sur 118 communes et deux départements[16]. Implanté de part et d’autre de la ligne de partage des eaux entre Océan Atlantique et mer Méditerranée, ce territoire est un véritable balcon dominant les plaines viticoles du Languedoc et les étendues céréalières du Lauragais[17],[18].

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive oiseaux : le « Minervois »[20], d'une superficie de 24 820 ha, retenu pour la conservation de rapaces de l'annexe I de la directive oiseaux, en particulier l'Aigle de Bonelli et l'Aigle royal. Mais le Busard cendré, le Circaète Jean-le-Blanc et le Grand-Duc sont également des espèces à enjeu pour ce territoire[21].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Trois ZNIEFF de type 1[Note 5] sont recensées sur la commune[22] :

  • le « bois de Rabaniège » (230 ha), couvrant 2 communes du département[23] ;
  • les « gorges de Barroubio » (429 ha), couvrant 3 communes du département[24],
  • les « pelouses et garrigues de Coulouma » (404 ha)[25] ;

et deux ZNIEFF de type 2[Note 6],[22] :

  • le « Haut Minervois » (21 605 ha), couvrant 26 communes dont cinq dans l'Aude et 21 dans l'Hérault[26] ;
  • la « montagne noire centrale » (34 724 ha), couvrant 27 communes du département[27].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Pardailhan est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[28],[I 1],[29]. La commune est en outre hors attraction des villes[I 2],[I 3].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (89,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (88,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (75 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (14,3 %), zones agricoles hétérogènes (8,6 %), prairies (2,1 %)[30].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Climat[modifier | modifier le code]

L'hiver à Pardailhan.

Le climat est de type méditerranéen montagneux : il subit l'influence de l'altitude et de la proximité de la Montagne Noire et des Monts de l'Espinouse.

Ces particularités se traduisent par une pluviométrie annuelle élevée (1 040 mm en 1982 - relevés de G. Rodriguez) par rapport à la plaine méditerranéenne (moins de 600 mm).
La répartition annuelle de ces précipitations fait apparaître un maximum à la fin de l'automne, suivi d'un maximum secondaire à la fin de l'hiver, le mois de juillet étant le plus sec.

La durée annuelle moyenne d’ensoleillement est inférieure à 2000 heures (supérieure à 2500 heures dans la région de Béziers).

Les températures à Pardailhan sont en moyenne légèrement inférieures de 3 à 4 degrés par rapport à la plaine méditerranéenne.

Pardailhan est situé dans la zone la plus ventée du département de l'Hérault, exposée à la Tramontane et au vent Marin.

Quelques jours d'enneigement en hiver ne sont pas exceptionnels, contribuant à différencier définitivement le climat des Monts de Pardailhan de celui du Biterrois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Plan cadastral (1834).
Hameau de Pardailhan ou Pontguiraud.

Dépendant de la famille du vicomte de Minerve lors de la Croisade des Albigeois, Le Pardailhan est annexé par le domaine royal, pour crime d'hérésie cathare. Durant l'Ancien Régime, la seigneurie est en paréage entre le roi et un co-seigneur. Dès 1381, le roi Charles VI accorde des libertés et franchises au Pardailhan, et notamment le droit pour les habitants d'élire des consuls pour les représenter.

Le château de Pardailho est occupé jusqu'au début du XVe siècle par un châtelain royal, représentant le roi (le château est ruiné au XVIe siècle). Plusieurs familles nobles se succèdent pendant près de trois siècles, détenant une part de la seigneurie, sans résider à Pardailhan. Vers 1650, un nouveau château est construit au hameau de Pontguiraud, par la famille seigneuriale de Brugairoux.

L'église Sainte-Marie (surnommée également Sainte-Euphémie) est transférée au hameau de Pontguiraud en 1752, qui prend alors indifféremment le nom de Pardailhan. En 1789, le seigneur baron Thomas de Treil de Pardailhan prend parti en faveur de la Révolution et est élu député de Paris à l'Assemblée législative en 1791 et 92.

Le Pardailhan était réputé pour sa race de mouton et sa production de navets (relancée depuis quelques années)[réf. nécessaire].

Le [31], la commune de Pardailhan perd les hameaux de Saint-Jean, Gimios, Saint-Martial, Barroubio et Belleraze, et les fermes de Marcory et d'Arguzac, érigés en commune distincte sous le nom de « Saint-Jean-de-Pardailhan » (puis Saint-Jean-de-Minervois).

Entre 1960 et 1963, se développe une expérience originale de vie communautaire chrétienne, connue sous le nom de « kibboutz de Pardailhan »[32]. Un groupe de 89 Parisiens détachés de la très secrète communauté familiale religieuse « la Famille »[33], d'inspiration janséniste convulsionnaire, s'installe au chef-lieu de la commune pour vivre en collectivité du travail agricole, en s'inspirant du modèle du kibboutz, où l'initiateur du projet, Vincent Thibout a vécu pendant près de deux ans en Israël. L'inexpérience du groupe en matière agricole et les dissensions internes se soldent par la dissolution de la communauté en [34],[35],[36].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Pardailhan Blason
De gueules, à la bande d'or chargée de 3 navets de sable feuillés de sinople, et accompagnée en chef d'un alérion d'argent et en pointe d'une tour du même
Détails
délibération municipale du 8 juillet 2011

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Joseph Décor    
1792 1795 François Cathala    
1795 1797 Antoine Cathala   Forgeron à Pez
1797 1798 Laurens Jean   Agriculteur à Saint-Jean
1798 1800 Joseph Décor    
1800 1815 Jean Miquel    
1815 1822 Thomas de Treil de Pardailhan   Mousquetaire, lieutenant-colonel d'infanterie, député de Paris
1822 1823 Joseph Décor    
1823 1830 Jean Pierre Miquel    
1830 1840 Pierre Landes    
1840 1870 Joseph Cathala    
1871 1876 Joseph Décor    
1876 1878 Pierre Landes   Agriculteur à Rodomouls
1878 1881 Joseph Landes   Agriculteur à Rodomouls
1881 1894 François Fraïsse   Agriculteur à Pez
1894 1894 Clovis Armingaud   Agriculteur à La Louvière
1894 1929 Jacques Décor   Agriculteur à Pontguiraud
1929 1944 Paul Roque   notaire à Béziers
1945 1953 Antoine Landes    
1953 1954 Pierre Cauquil   Agriculteur à Pontguiraud
1954 1989 Maurice Robert   Viticulteur à Saint-Chinian
1989 2020 Pierre Donnadieu   Viticulteur à Assignan
2020 En cours Alain Tailhan   Directeur de la cave coopérative de Saint-Jean-de-Minervois

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

L'environnement naturel de Pardailhan est particulièrement riche mais fragile en raison du contexte géologique.

La plus grande partie de la commune se situe sur un aquifère (réserve d’eau souterraine). Cet aquifère karstique est identifié par le SDAGE comme étant un milieu aquatique remarquable à forte valeur patrimoniale, très vulnérable, à préserver pour les générations futures[37].

Le projet d’un aménagement touristique démesuré[38] a conduit dans les années 1980-85 à la réalisation de plusieurs études, concernant notamment l’assainissement. Désormais une grande partie de la commune est soumise à la réglementation du «périmètre rapproché de protection de la source de Malibert»[39]. Cette source alimente en eau potable une grande partie du canton de Saint-Chinian. Les règles concernant l’assainissement sont très strictes dans ce périmètre de protection, et interdisent de fait l’installation d’aménagements touristiques importants dans la commune[40].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[42].

En 2019, la commune comptait 177 habitants[Note 8], en diminution de 4,84 % par rapport à 2013 (Hérault : +7,63 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7941 3101 1611 1691 1591 2301 1901 1651 140
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1101 027965918855823851790778
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
713629357325263240254196151
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2069383102126164175176180
2014 2019 - - - - - - -
185177-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[43] puis Insee à partir de 2006[44].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune repose jusqu'au milieu du XXe siècle sur la polyculture, l'élevage, ainsi que de rares activités d'artisanat et de commerce.

De nos jours, l'activité agricole s'est beaucoup réduite. La polyculture ne concerne plus que quelques dizaines d'hectares, avec notamment une petite production de navets noirs (pour lesquels une demande de classement en AOC est à l'étude). La commune compte une dizaine d'élevages d'ovins et de chevaux.
Les activités de commerce et de service sont limitées à un unique restaurant, une petite entreprise d'élagage, et quelques artisans.
L'environnement naturel préservé de la commune permet le développement d'un tourisme de qualité, avec de nombreux gîtes ruraux, apportant un complément, voire une source de revenus aux habitants.
Le grand nombre de résidences secondaires constitue également, par les impôts locaux, un financement communal, mais il représente aussi un coût, en matière d'infrastructures (eau et assainissement).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église de la Nativité-de-Notre-Dame de Pardailhan.
  • Ruines du Château de Pardailho

L'ancien château fortifié, déjà abandonné au XVIe siècle, est totalement ruiné de nos jours. En contrebas, se trouvent les restes de l'église Sainte-Marie et sa chapelle Ste-Euphémie.

L'ancien château seigneurial, bâti vers 1650, a été remanié au cours des siècles; il a conservé ses deux tours du XVIIe siècle.

  • Tombe du baron de Pardailhan

Il s'agit de la tombe de Thomas de Treil de Pardailhan, dernier seigneur du lieu, favorable aux idées de progrès de la Révolution de 1789, député de Paris à l'Assemblée législative. Le monument, qui porte l'épitaphe "Charlotte à son époux", a été récemment restauré.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Moine de l'abbaye de Saint-Pons-de-Thomières, sous l'autorité de son oncle l'abbé Pierre Roger, il est nommé prieur de Pardailhan[45]. Son frère, le pape Clément VI le fait évêque de Tulle, puis cardinal en 1342. Lors du conclave de 1362, il est élu pape, mais refuse la charge.

Né à Paris, en 1754, il poursuit une carrière militaire sous l'Ancien régime, jusqu'au grade de lieutenant-colonel dans les gardes suisses de Monsieur, il est également maître d'hôtel du roi à la Cour de Versailles. Pendant la Révolution, il est partisan d'une profonde réforme de la Monarchie et de la suppression des privilèges; d'abord administrateur du département de Paris (1791), il est élu député de Paris à l'Assemblée législative (1791-1792). À la Restauration, il est nommé maire de Pardailhan (1815-1821). Il est décédé au château de Pardailhan en 1822.

  • Jean Miquel, géologue et érudit local

Né en 1859, d'une très ancienne famille du Pardailhan, il est un naturaliste pluridisciplinaire. Il est connu pour ses recherches géologiques, mais il s'est aussi intéressé à l'archéologie et l'histoire locale. Il est décédé à Barroubio, dans l'actuelle commune de Saint-Jean-de-Minervois en 1940.

  • Armand Beaulieu, philosophe et historien[46]. Né en 1909 au château de Pardailhan, issu de la famille seigneuriale de Treil de Pardailhan, et lointain descendant[47] des Miquel de Barroubio, il fait ses études à Alger et Paris. Après avoir été professeur d'archéologie à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth, il dirige à Paris au CNRS le Bulletin signalétique (Sciences humaines). En 1972, il est chargé par le CNRS et l'Académie des Sciences de poursuivre la publication de la correspondance de Mersenne. Il a publié de nombreux articles en histoire des sciences dans des revues spécialisées. Il est décédé le , à Antibes (Alpes-Maritimes).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[19].
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Commune rurale - définition » (consulté le ).
  2. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  3. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Les monts de Pardailhan, "Étude hydrodynamique et hydrochimique des sources karstiques de Poussarou et Malibert (Montagne Noire - Hérault)" Karstologia, 1986, par Jean-Louis Guyot
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Villespassans - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Pardailhan et Villespassans », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Villespassans - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Pardailhan et Carcassonne », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Carcassonne - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Carcassonne - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Carcassonne - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Les différents espaces protégés. », sur http://www.observatoire-biodiversite-centre.fr/ (consulté le )
  15. « Liste des espaces protégés sur la commune », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le )
  16. « Le parc naturel régional du Haut-Languedoc en chiffres », sur https://www.parc-haut-languedoc.fr/ (consulté le )
  17. [PDF]« Le parc naturel régional du Haut-Languedoc – charte 2011-2023 », sur https://www.parc-haut-languedoc.fr/ (consulté le )
  18. « - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  19. Réseau européen Natura 2000, Ministère de la transition écologique et solidaire
  20. « Liste des zones Natura 2000 de la commune de Pardailhan », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  21. « site Natura 2000 FR9112003 - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le )
  22. a et b « Liste des ZNIEFF de la commune de Pardailhan », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  23. « ZNIEFF le « bois de Rabaniège » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  24. « ZNIEFF les « gorges de Barroubio » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  25. « ZNIEFF les « pelouses et garrigues de Coulouma » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  26. « ZNIEFF le « Haut Minervois » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  27. « ZNIEFF la « montagne noire centrale » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  28. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  29. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  30. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  31. Bulletin des lois, 1908, LXXVII-864
  32. Andréas Freund, « Un kibboutz à Pardailhan », L'Arche,‎ , p. 22-27.
  33. Nicolas Jacquard, « Dans le secret de la Famille, une communauté religieuse très discrète en plein Paris », Le Parisien,‎ .
  34. Séverine Liatard et Séverine Cassar, documentaire « Le mystérieux kibboutz de Pardailhan » sur France Culture, .
  35. « Le kibboutz de Pardailhan | Un article du Monde du 29 décembre 1960 », sur saint-pons-de-thomieres.pagesperso-orange.fr (consulté le )
  36. « Histoire du village 1/4 », sur France Culture (consulté le )
  37. Classement par le SDAGE : Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux du Bassin Rhône Méditerranée Corse)
  38. Projet de village de vacances dont le permis de construire est annulé par le Tribunal Administratif de Montpellier (6 mars 1987), annulation confirmée par le Conseil d'État (décision no 87678, rendue publique le 15 avril 1996).
  39. Arrêté préfectoral no 93-II-1103
  40. De plus l'adduction d’eau de la source de Camboussels, qui alimente une partie de la commune a conduit à la mise en place d’un périmètre de protection concernant le hameau de Coulouma (ce périmètre de protection est toujours provisoire, à la suite d'un rapport géologique de 1979, malgré la pollution actuelle de la source)
  41. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  42. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  43. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  44. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  45. Chronologie des abbez du monastère et des évesques de l'église de Saint-Pons-de-Thomières, par Trottet-Le-Gentil
  46. Dictionnaire des philosophes, de Denis Huisman, Jean-François Braunstein, Ferdinand Alquié, Angèle Kremer-Marietti, Marcel Conche, PUF, 1984
  47. Histoire de Saint-Chinian-de-la-Corne, Delouvier, 1896

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Essai sur l'arrondissement de Saint-Pons, Jean Miquel, Bulletin de la Société Languedocienne de Géographie, 1884
  • Dictionnaire topographique et historique de l'arrondissement de Saint-Pons - Me Joseph Sahuc, 1910
  • Notes sur la seigneurie de Pardailhan - Dr Vincent Joecker, Bulletin de la Société Archéologique de Béziers, 2005