Caucalières

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Caucalières
Image illustrative de l'article Caucalières
Blason de Caucalières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Castres
Canton Mazamet-1
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Castres - Mazamet
Maire
Mandat
Yohan Ziegler
2016-2020
Code postal 81200
Code commune 81066
Démographie
Gentilé Caucaliérois
Population
municipale
299 hab. (2014)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 23″ nord, 2° 18′ 45″ est
Altitude 194 m (min. : 178 m) (max. : 324 m)
Superficie 12,8 km2
Localisation

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Caucalières est une commune française située dans le département du Tarn, en région Occitanie.

Ses habitants s'appellent les Caucaliérois et les Caucaliéroises. L'origine du nom de Caucalières vient de l'occitan caucala : « corneille ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte.

Commune située dans le Massif central au sud du département du Tarn, entre Mazamet et Castres au sud-est.

La situation géographique de ce village orienté plein sud au pied de la falaise calcaire, semble avoir favorisé un habitat préhistorique, mais les témoignages de ces périodes sont peu nombreux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Caucalières
Castres Lagarrigue et Valdurenque Noailhac (non limitrophe)
Labruguière Caucalières Payrin-Augmontel
Aiguefonde

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Caucaleriis en 1358[1].

De l'occitan caucala (Corneille) et suffixe -ièras (terras) ; « terres à corneilles »[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les seigneurs de Pins ont administré et conduit ce bourg dès la seconde moitié du XIVe siècle et jusqu'à la Révolution. Caucalières-d'Albigeois, sur la rive droite, est alors distincte de Caucalières-de-Lavaur, sur la rive gauche mais rattaché au village d'Aiguefonde. Les deux entités ne se réunissent qu'en 1947. Une petite unité de filature, installée au bord de la rivière, occupait nombre de salariés dès l'extension des activités liées à l'industrie du textile. Bien que le causse ne soit pas trop fertile, les moutons trouvent leur nourriture sur les plateaux et les combes autorisent la culture du seigle et de l'avoine.

Petits faits d'histoires[modifier | modifier le code]

Dans les registres paroissiaux de Saint-Jean-Baptiste de Caucalières, on trouve la relation de faits ou d'événements survenus sur le territoire de la paroisse.

BMS 1722-1734 page 33 
Un impôt particulier qui perdurera jusqu'à la Révolution
Arrêt du parlement de Toulouse du 18 mars 1619 qui condamne le ... des habitants de la paroisse à payer annuellement au curé quatre mesures de froment pour chaque paire de labourage en conséquence d'une transaction du 22 may 1324 produite au procès.
BMS 1754-1761 page 34 35 
Des relations difficiles entre le curé et sa hiérarchie
Nous Prêtre et curé de Saint Jean de Caucalières certifions a quiconque il appartiendra de l'année 1758 assisté des marguiliers nous aurions fait une quête dans la paroisse pour acheter une hycharpe que le chapitre de Lautrec quoique fruit prenant pour les deux tiers ne voulut pas fournir et nous aurions ramassé la somme de vingt et une livre et quelque sol laquelle somme fut employée a l'achat de neuf pan ? daguet ? de soye à (suit une liste de fournitures et de prix).
De plus nous mimes au fon de cette hycharpe une frange en argent fin qui couta environ 21 livre le tout .........
.....
Facon de l'hycharpe pour qu'on ne s'y meprenne pas.
Elle est d'un droguet en soye blanc de neuf pans de longueur sur 2 pans de largeur avec surpiquet d'argent fin au bord et une belle frange d'argent fin aux deux bouts... Je susigné certifie que tout ce dessus contient vérité à Caucalière le 16 avril 1760.
signé Boudes curé de Saint Jean de Caucalières
Le surplus de 21 livre a été fourny aux fraix de nous dit curé sans que le chapitre ai rien donné pour cela
signé Boudes Curé
BMS 1769-1775 page 6 
Écroulement d'une tour
L'an 1770 et le septième jour du mois de février la tour "dite de Monfalcout" de Caucalières Tomba à 9 heure du soir sans faire mal à personne.
signé Boudes Curé
BMS 1782-1788 page 51 
déménagement de l'église
L'église paroissiale de la paroisse Saint Jean de Caucalières située depuis un temps immémorial sur une montagne de roche fort escarpée du côté du nord et à côté du village, a été transférée, dans une grande place près et sur le bord de la rivière de Thoret, et a été bénie le trois du mois d'aout 1788
Me André Plasolles curé de la dite paroisse.

Cahiers de doléances[modifier | modifier le code]

Ci-dessous une transcription (perfectible) du cahier de doléance du tiers état établi par la communauté de Caucalières. Ces doléances seront ensuite reprise en partie dans le cahier de doléance du tiers état de la sénéchaussée de Castres.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes du Tarn.
Caucalières

Son blasonnement est : Tranché d'or et de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 février 2016 Jean-Michel Arjona[2]    
10 février 2016[3] en cours Yohan Ziegler   Enseignant
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 299 habitants, en diminution de -7,43 % par rapport à 2009 (Tarn : 2,72 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
263 264 350 336 296 346 368 338 340
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
307 279 287 287 241 223 246 220 214
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
205 197 181 144 168 184 174 167 217
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
230 238 213 206 245 297 309 313 299
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006 [7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Une partie de l'aéroport de Castres-Mazamet se trouve sur le territoire de la commune.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame-de-Sanguinou.

Cette primitive église romane figure sur les chartes de la fondation du prieuré de l'Ardorel, dès 1124. L'étymologie de Sanguinou rappelle l'existence de saint Guy et de son assassinat en ces lieux.

Passerelle

Emportée par les inondations de 1930, la passerelle primitive est construite en bois maintenue par des fils de fer. Après le désastre, elle est reconstruite en poutrelles d'acier.

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Cécile de Provence : fondatrice en 1124 de l'abbaye de Sainte-Marie d'Ardorel, pillée et incendiée en 1586.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Toponymie, générale de la France - Volume 2 - Page 1275
  2. Démission en cours de mandat [1]
  3. Le Tarn libre, 26 février 2016, p. 46
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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