Saint-Amans-Soult

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Saint-Amans-Soult
Tour octogonale de l'église de Saint-Amans-Soult.
Tour octogonale de l'église de Saint-Amans-Soult.
Blason de Saint-Amans-Soult
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Arrondissement de Castres
Canton Mazamet-2 Vallée du Thoré
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Castres - Mazamet
Maire
Mandat
Daniel Vialelle
2014-2020
Code postal 81240
Code commune 81238
Démographie
Gentilé Saint-Amantais, Saint-Amantaises
Population
municipale
1 652 hab. (2014)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 28′ 40″ nord, 2° 29′ 26″ est
Altitude 269 m (min. : 239 m) (max. : 1 172 m)
Superficie 24,87 km2
Localisation

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Saint-Amans-Soult

Saint-Amans-Soult est une commune française située dans le département du Tarn, à 8 kilomètres de Mazamet, en région Occitanie.

La commune était anciennement appelée Saint-Amans-la-Bastide : elle a été renommée en 1851 en hommage au maréchal Soult, né dans la commune en 1769.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte.

La commune de Saint-Amans-Soult est située dans la vallée du Thoré au sud du département du Tarn à mi-chemin sur l’axe routier qui relie Toulouse à Béziers.
Au cœur du parc naturel régional du Haut-Languedoc, entre la Montagne Noire au sud et les Monts de Lacaune au nord, cette région est l’aboutissement sud du Massif central.
Le village est installé sur la rive gauche du Thoré.
Cette rivière fut, de la fin du XIXe au début du XXe siècle, au centre de la révolution industrielle, avec comme principale activité l’industrie textile (délainage).

Histoire[modifier | modifier le code]

Apparition d'une bastide au XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame-de-l'Assomption du XVIIIe siècle et montagne Noire.

Jadis il existait un seul Saint-Amans bâti au pied de la Montagne Noire, le long de la rive droite du Thoré.

1225 : une poignée d’habitants désireux de s'affranchir de la tutelle seigneuriale, fonda une bastide sur l’autre rive du Thoré.
Ainsi naquit Saint-Amans-la-Bastide, ville franche placée sous la suzeraineté directe de la Couronne de France. Très vite la nouvelle cité s’entoura de remparts et fut communément désignée sous le nom de Saint-Amans vila mendre (ville de moindre importance) par opposition au Saint-Amans primitif (sur la rive droite du Thoré) qu’on qualifia de vila mage (ville principale) (aujourd'hui nommée Saint-Amans-Valtoret).
Dès la création de Saint-Amans vila mendre le roi agit en maître et seigneur absolu sur cette ville, qui fut une des places fortes du Languedoc.

Guerres de religion au XVe siècle[modifier | modifier le code]

1572 : en pleine guerre de religion les deux Saint-Amans s’affrontent pendant quatre jours, la ville restera finalement aux mains des protestants qui détruisent l’église initiale (du XIIIe) en 1581 afin d’édifier un temple.
Toutefois elle sera rebâtie 100 ans plus tard sous son vocable actuel de Notre-Dame-de-l’Assomption. Le clocher de l’église du XIIIe siècle a été conservé, il est un bon exemple de l’architecture régionale de cette époque.

Après cette période de conflits, qui dure par intermittence pendant près de deux siècles, le commerce se développe et voit apparaître à Saint-Amans-Soult la production de verre par les gentilshommes verriers. Ces derniers s’installent sur les premiers contreforts de la montagne Noire qui leur offre les matériaux de base (le bois et la silice) indispensables à leur activité.
Ces artisans ont laissé sur le territoire de la commune un précieux témoignage de leurs activités. En effet, plusieurs fours verriers datant du XVIIe siècle sont encore visibles. Des travaux de restauration de ce précieux et rare patrimoine ont débuté en 2002 et se poursuivent grâce au concours des partenaires locaux.

Échec de la fusion Saint-Amans-la-Bastide et Saint-Amans-Valtoret[modifier | modifier le code]

1806 : le baron Gary, préfet du département du Tarn proposa la réunion des deux villages (se trouvant de part et d’autre du Thoré) en une seule commune. Mais les deux municipalités s’y opposèrent farouchement.

Saint-Amans-la-Bastide est rebaptisé en l’honneur du maréchal Soult[modifier | modifier le code]

1851 : le 3 décembre, la ville de La Bastide de Saint-Amans prit définitivement le nom de Saint-Amans-Soult en reconnaissance à ce grand soldat et homme d’État que fut le maréchal Jean de Dieu Soult, originaire de la commune.

Seconde Guerre mondiale, le maquis en ébullition[modifier | modifier le code]

1939-1945, des résistants prennent le maquis et se rencontrent dans le château du Maréchal Soult afin d'organiser la lutte face à l'envahisseur nazi.

1978 : les deux communes se sont dotées d’un syndicat intercommunal.

Les fêtes de Saint-Largi[modifier | modifier le code]

Depuis le début du XIXe siècle, une fête est organisée à Saint-Amans-Soult (bœuf à la broche, chapiteau, concerts, manèges, feu d'artifice). Ces festivités se déroulent au mois d'août et connaissent un fort succès.

Intégration dans la communauté d'agglomérations[modifier | modifier le code]

1993 : Saint-Amans-Soult entre dans le district de Castres-Mazamet puis participe à la création de la communauté d’agglomérations le 1er janvier 2000.

Héraldique de Saint-Amans-Soult[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes du Tarn.
Saint-Amans-Soult

Son blasonnement est : D'argent à trois fleurs de lys de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Daniel Vialelle[1] DVG Conseiller général

Économie[modifier | modifier le code]

  • Le groupe Terreal y dispose d'une usine de production de briques.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 652 habitants, en diminution de -1,37 % par rapport à 2009 (Tarn : 2,72 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 140 2 014 2 172 2 378 2 331 2 502 2 353 2 686 1 823
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 464 2 374 2 427 2 471 2 435 2 471 2 414 2 579 2 602
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 566 2 598 1 510 1 328 1 441 1 453 1 456 1 404 1 684
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 716 1 732 1 717 1 634 1 677 1 672 1 677 1 646 1 652
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château, maison natale et tombeau du maréchal Jean Soult[modifier | modifier le code]

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Bastide : église du XIIIe siècle, hospice et caserne[modifier | modifier le code]

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Fontaines et monument aux morts[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-de-Dieu Soult (1769-1851), maréchal d'Empire et duc de Dalmatie dans la Grande Armée de Napoléon Ier. Donna son nom à la commune.
  • Pierre Benoît Soult (1770-1843) général d'Empire sous le règne de l'empereur Napoléon Ier, y est né.
  • Amédée Reille (1873-1944), homme politique français, député du Tarn en 1899.
  • René Reille (1835-1917), homme politique français, député du Tarn tué pendant la Grande Guerre. Il repose devant le tombeau du maréchal Soult et de son épouse Louise Berg.
  • Pierre Michel, né le 2 juillet 1943 à Saint-Amans-Soult et mort assassiné à Marseille le 21 octobre 1981, est un juge d'instruction français. C'est, après le juge Renaud, le deuxième juge assassiné en France sur les ordres de la pègre depuis l'Occupation.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]