Massaguel

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Massaguel
Image illustrative de l'article Massaguel
Blason de Massaguel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Arrondissement de Castres
Canton La Montagne noire
Intercommunalité Communauté de communes Sor et Agout
Maire
Mandat
Michel Orcan
2014-2020
Code postal 81110
Code commune 81160
Démographie
Gentilé Massaguélois
Population
municipale
416 hab. (2014)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 29′ 35″ nord, 2° 09′ 40″ est
Altitude 270 m (min. : 251 m) (max. : 764 m)
Superficie 10,09 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Massaguel est une commune française située dans le département du Tarn, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Massaguélois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située au pied de la montagne Noire, dans le parc naturel régional du Haut-Languedoc.

Localisation[modifier | modifier le code]

Massaguel se situe en retrait de Dourgne, au pied même de la montagne Noire, en situation de carrefour, reliant ainsi Verdalle et Soual.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat, principalement de type continental, y est également sensible à la Méditerranée, géographiquement assez proche. La présence d'arbres de montagne donne tout de même au lieu un aspect plus terrien que maritime.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village de Massaguel, haut lieu historique tarnais, fut construit bien longtemps avant que les cadastres soient créés. Il est donc difficile de savoir à quel moment exact le village fut construit. Il semblerait qu'aux alentours de 1152, le nom du village fut alors « Macaguel ».

Selon certains, Massaguel serait un diminutif de « Massac » qui proviendrait du nom d'un Romain « Maccius ». Selon d'autres sources, la présence d'une grosse nappe d'eau souterraine expliquerait le nom (« masse de agua », transformée au fil du temps et de l'eau).

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Longtemps, Massaguel fut un allié fidèle à Toulouse. Lors de la révolte des Volques Tectosages en 107 av. J.-C., Massaguel soutient évidemment Toulouse. Le village devra payer un tribut à Rome, rassemblant six cochons, vingt poulets, et deux hectares de récolte. Mais contrairement à la ville rose, qui deviendra romaine, Massaguel restera indépendant, puisque situé sur la frontière avec la région narbonnaise.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Plaque tournante du commerce tarnais au Moyen Âge, Massaguel offrit une résistance acharnée à Simon de Montfort, qui parvint tout de même à en venir à bout, lors de la croisade des Albigeois.

Les protestants prirent le contrôle du château en 1569, lors des troubles entre protestants et catholiques.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes du Tarn.
Massaguel

Son blasonnement est : D'argent au pal bretessé de sinople.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Michel Orcan Sans étiquette  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 416 habitants, en diminution de -3,03 % par rapport à 2009 (Tarn : 2,72 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
481 493 561 503 527 603 607 600 572
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
527 453 447 478 497 527 550 552 547
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
516 520 526 466 503 501 419 387 372
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
347 382 374 380 385 401 438 422 416
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église du village où dom Robert a réalisé la seule fresque murale de tout son répertoire artistique, représentant des colombes s'abreuvant à une fontaine. L'œuvre se trouve derrière l'autel, et fait donc face aux personnes venues assister à la messe. Le tabernacle est l'œuvre du sculpteur et diacre Jacques Dieudonné dont on trouve le travail dans de nombreuses églises en Europe.
  • Le monument aux morts date de 1920 ; il est encadré de deux obus datant de la Grande Guerre, le village ayant lourdement contribué à l'effort de guerre. Il est fait mention des deux guerres (1914-1918 et 1939-1945) sur l'épitaphe, séparé en deux par une épée pointant vers le sol, mais ayant la particularité d'être à double tranchant.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Dom Robert, qui réalisa une fresque dans l'église.
  • Hermine David (1886 - 1970), peintre et graveur français, y vécut en octobre 1939, chez madame Boulouis.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Site officiel

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants des communes françaises sur le site Habitants.fr, consulté le 10 octobre 2013.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .