TechnipFMC

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TechnipFMC
logo de TechnipFMC
Logo de TechnipFMC

Création 2017
Fondateurs TechnipVoir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique Public limited company
Action NYSE : FTI
Euronext : FTI
Siège social Londres
Drapeau de Grande-Bretagne Royaume-Uni
Direction Douglas Pferdehirt (directeur général)
Thierry Pilenko (président exécutif)
Activité Ingénierie pétrolière et gazière
Produits Offshore (en)onshore et subsea (en)
Gestion de projetingénierieapprovisionnement et construction
Effectif 37 000 salariés (2018)
Site web http://www.technipfmc.com

Chiffre d'affaires 13 milliards (2017)

TechnipFMC est une entreprise basée au Royaume-Uni du secteur de l'industrie de l'énergie (en).

L'entreprise a été formée par la fusion de FMC Technologies, aux États-Unis et de Technip, en France[1], qui a été annoncée en 2016 et achevée en 2017.

Histoire[modifier | modifier le code]

TechnipFMC est né de la fusion de FMC Technologies, une filiale de FMC Corporation, et de Technip. Le 17 janvier 2017, la nouvelle entreprise a annoncé qu'elle fonctionnerait comme une entité unifiée après l'achèvement de la fusion, qui a créé un nouvel acteur dans l'industrie de l'énergie en proie à des difficultés après deux ans d'effondrement des prix du brut. La société dispose de trois sièges à Houston, Paris et Londres. Le directeur général est Doug Pferdehirt et le président exécutif est Thierry Pilenko[2] jusqu'au 1er mai 2019.

L'entreprise est impliquée notamment dans les projets Prelude FLNG en Australie et Statoil Trestakk Oil Field Development en Norvège[3] entre autres.

En août 2019, TechnipFMC annonce la scission ses activités entre une nouvelle entité centré sur des activités de constructions de complexe pétrolier basée à Paris et une nouvelle entité centré sur les équipements offshores basée à Houston[4].

Organisation[modifier | modifier le code]

TechnipFMC agit sur trois segments distincts : subsea, Offshore[5] / Onshore[6] et projets de surface. Ces projets comprennent l'exploration offshore de pétrole et de gaz, des plates-formes d'extraction, des raffineries de pétrole brut et des usines de pétrochimie.

La société est basée à Londres, et a des sièges opérationnels à Houston et à Paris, où ses prédécesseurs avaient leur siège social. Elle dispose de 37 000 salariés de 126 nationalités et opère dans 48 pays. TechnipFMC est cotée au NYSE et à Euronext Paris, et fait partie des principaux indices boursiers, aux États-Unis, le S&P 500 et, en France, le CAC 40. Le gouvernement français détient 4 % du capital de la société[7].

Usines de production[modifier | modifier le code]

TechnipFMC conçoit et fabrique des conduites flexibles et des ombilicaux. L'entreprise possède quatre usines de fabrication de conduites flexibles de pointe situées en France, au Brésil et en Malaisie. Technip Umbilicals (entité spécialisée dans l'ombilicaux et les solutions sous-marines) dispose de quatre sites de production : au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Angola et en Malaisie[8]. TechnipFMC en Inde a également inauguré en janvier 2017 un yard de fabrication de modules à Dahej dans l'État de Gujarat, situé dans l'Ouest de l'Inde[9].

Controverse[modifier | modifier le code]

En 2019, alors que le groupe TechnipFMC annonce la perte de 1,9 milliard de dollars en 2018, son PDG, Thierry Pilenko, quitte l'entreprise et se voit attribuer des primes de départ de 14 millions d’euros. Certains syndicats et élus jugent « inacceptable » le versement de ces fortes indemnités[10][11] Ce départ accentue le malaise lié aux conditions de la fusion avec FMC : d'abord parce que FMC était deux fois plus petit que Technip. Ensuite parce que la direction générale du nouveau groupe est revenue non pas un à Français mais à un Américain. Par ailleurs le comité exécutif de TechnipFMC ne compte plus que trois ex-Technip sur onze membres. Thierry Pilenko se voit reprocher d'avoir, lors de la fusion, favorisé la partie américaine[12]. Privés de perspectives de carrière, plusieurs hauts dirigeants de l'ex-Technip quittent alors le groupe. Selon certains observateurs, son départ acte la prise de pouvoir par les Américains dans TechnipFMC[13].

En juin 2019, TechnipFMC accepte de payer 301,3 millions de dollars aux autorités américaines et brésiliennes dans le cadre d'un accord de règlement global d'enquêtes sur des soupçons de corruption au Brésil.[14].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « FMC Technologies, Technip to merge », Offshore Magazine,‎ (lire en ligne)
  2. (en-US) « TechnipFMC launches as newly merged offshore giant | Fuel Fix », sur fuelfix.com (consulté le 27 février 2017)
  3. http://abarrelfull.wikidot.com/trestakk-oil-field
  4. Anne Bodescot, « Le groupe franco-américain TechnipFMC se scinde en deux », sur Le Figaro,
  5. http://www.technip.com/en/our-business/offshore
  6. http://www.technip.com/en/our-business/onshore/onshore
  7. (en) « French election set to shake up state's corporate portfolio », Reuters,‎ (lire en ligne)
  8. http://www.technip.com/en/our-business/fleet-facilities/manufacturing-plants
  9. http://www.theoilandgasyear.com/news/technipfmc-inaugurates-india-yard/
  10. Indemnités du président de TechnipFMC: le code Afep-Medef ne s'applique pas, lexpress.fr, 22 mars 2019
  11. « Le patron de TechnipFMC part avec des indemnités de départ colossales... en laissant un groupe très déficitaire », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  12. Anne Feitz, « TechnipFMC : la fusion tourne à l'avantage des Américains », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  13. Nicolas Stiel, « TechnipFMC: le départ de Thierry Pilenko acte la prise de pouvoir des Américains », Challenges,‎ (lire en ligne)
  14. « TechnipFMC va payer 300 millions de dollars pour clore des enquêtes anti-corruption », L'Usine de l'Energie,‎ 25 juni 2019 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]