Renato Schifani

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Renato Schifani
Renato Schifani, en 2008.
Renato Schifani, en 2008.
Fonctions
Sénateur de la République italienne
pour Palerme
En fonction depuis le
Législature XIIIe, XIVe, XVe, XVIe, XVIIe
20e président du Sénat de la République
Législature XVIe
Prédécesseur Franco Marini
Successeur Pietro Grasso
Biographie
Nom de naissance Renato Maria Giuseppe Schifani
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Palerme, Sicile (Italie)
Nationalité italienne
Parti politique PdL (jusqu'en 2013)
Nouveau Centre-droit
Conjoint Franca Schifani

Renato Schifani

Renato Maria Giuseppe Schifani (né le 11 mai 1950 à Palerme) est un parlementaire italien, président du Sénat de la République de 2008 à 2013.

Biographie[modifier | modifier le code]

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Sénateur (depuis 1996)[modifier | modifier le code]

Avocat, diplômé en droit, marié à Franca, dont il a deux enfants, Renato Schifani appartient à Forza Italia et depuis 2008 au Peuple de la liberté. Il a été élu sénateur durant les XIIIe, XIVe, XVe, XVIe et XVIIe législatures.

Auparavant il était membre de la DC. Il a été élu en Sicile depuis 1996, dans la région palermitaine d'Altofonte-Corleone ou dans une circonscription qui l'englobe.

Porte son nom la loi approuvée en juin 2003 destinée à bloquer les procès en cours contre Silvio Berlusconi, appelée lodo Schifani, avec pour prétexte de donner l'immunité aux « cinq principales charges de l'État » (même si aucun procès en cours ne concernait les quatre autres). Mais cette loi a été déclarée contraire à la Constitution italienne le 13 janvier 2004[1].

Une de ses phrases célèbres a été : « Nous les avons eus ! (Li abbiamo fregati!) », après le vote de la loi dite du « soupçon légitime » qui devait permettre de faire déplacer des procès contre Berlusconi et Cesare Previti de Milan à Brescia, 1er août 2002.

Il a défendu au Parlement la stabilisation de l'article 41bis qui a transformé de façon définitive l'ainsi dénommée « prison dure » (carcere duro) pour les délits de type mafieux (auparavant disposition provisoire). Il a dirigé le groupe de Forza Italia au Sénat lors des XIVe et XVe législatures (de 2001 à 2008).

Le président de la République, Giorgio Napolitano, en compagnie de Renato Schifani, président du Sénat, en 2008, au palais du Quirinal.

Le 10 mai 2008, lors d'une émission sur Rai Tre (« Che tempo che fa » conduite par Fabio Fazio), le journaliste Marco Travaglio a pointé la décadence des hommes politiques élus à la seconde charge de l'État (présidence du Sénat) et a souligné les différentes amitiés et les collusions de l'intéressé avec la mafia. Le lendemain Antonio Di Pietro a « exprimé sa solidarité avec Marco Travaglio parce qu'il a été de son devoir de raconter simplement les faits. Des épisodes qui ne peuvent pas être modifiés ou tus seulement parce que, après quelque temps, une personne est devenue présidente du Sénat, et seulement à cause de ça, effacer avec un coup d'éponge son histoire et son passé »[2]. Le surlendemain, c'est au tour de Dario Fo, le prix Nobel de littérature, de commenter : « Ce jaillissement d'indignés [ceux des personnalités politiques de droite comme de gauche] est un prélude à une action qui sera, cette fois-ci, pré-emballée et terrible. Bipartisane. Finalement, la droite et la gauche se retrouvent enfin unies à l'intérieur d'une seule et même culture : celle qui ne supporte pas la satire et la [juste] dénonciation de chaque délit. Pour la première fois, à l'intérieur de presque tout l'arc politique de notre pays, il a été décidé d'imposer le silence, la paix de l'esprit et surtout des idées »[3].

Président du Sénat (2008-2013)[modifier | modifier le code]

Le , Renato Schifani fut élu président du Sénat à l'issue du premier tour de scrutin, ayant recueilli 178 suffrages, soit 16 de plus que le quorum nécessaire à l'élection dès le premier tour de 162, et quatre de plus que ceux de la coalition PdL, LN et MPA, face à l'ancien commissaire européen Emma Bonino (13 suffrages) et l'ancien ministre Giuseppe Pisanu (2 suffrages) ; Schifani prend ainsi l'habit du second personnage de la République, pour le mandat de la XVIe législature, présidée par Schifani (Sénat) et Gianfranco Fini (Chambre des députés).

Le , après les élections générales des 24 et 25 février, qui furent remportées par le centre-gauche à la Chambre des députés mais qui laissèrent un Sénat sans majorité claire, Schifani parut de nouveau comme le candidat légitime du centre-droit pour sa propre succession ; ainsi, après deux tours de scrutin infructueux, la veille, le 15 mars, le président sortant du Sénat déclara officiellement sa candidature à la présidence, celle-ci ayant pour principale rivale celle de l'ancien juge anti-mafia Pietro Grasso. Au troisième tour de scrutin, Schifani se trouve distance par Grasso, celui-ci ayant recueilli 120 suffrages contre 111 pour Schifani. C'est finalement au quatrième tour de scrutin que Schifani dut concéder la victoire de son désormais successeur, Pietro Grasso, élu président du Sénat par 137 suffrages, soit 20 de plus que Schifani (117).

De Berlusconi à Alfano[modifier | modifier le code]

Le 19 mars, Renato Schifani prend la présidence du groupe PdL au Sénat.

Le 15 novembre, l'ancien président du Sénat de la République dit vouloir se démettre de la présidence du groupe des sénateurs PdL pour rejoindre le nouveau mouvement politique du vice-président du Conseil et ministre de l'Intérieur, Angelino Alfano, le Nouveau Centre-droit.

Annexes[modifier | modifier le code]

Autres articles[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Se li conosci li eviti de Peter Gomez et Marco Travaglio, éditions Chiarelettere, mars 2008
  2. Blog d'Antonio Di Pietro, repris par La Repubblica et tous les médias italiens le 11 mai 2008.
  3. «Questo schizzare di indignati prelude a un'azione questa volta sì preconfezionata e terribile. Bipartisan. Finalmente destra e sinistra si ritrovano coinvolte dentro a una medesima cultura: quella dell'insofferenza verso la satira e la denuncia di ogni illecito» ha detto il premio Nobel prendendo le difese di Travaglio. «Per la prima volta, dentro tutto o quasi l'arco politico del nostro Paese si è deciso di imporre il silenzio, la pace dello spirito e soprattutto delle idee»