Renato Schifani
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| Renato Schifani | |
Renato Schifani, en 2008. |
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| Fonctions | |
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| Sénateur de la République italienne pour Palerme |
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| En fonction depuis le 9 mai 1996 | |
| Législature | XIIIe, XIVe, XVe, XVIe, XVIIe |
| 20e président du Sénat de la République | |
| 29 avril 2008 – 15 mars 2013 | |
| Président | Giorgio Napolitano |
| Législature | XVIe |
| Prédécesseur | Franco Marini |
| Successeur | Pietro Grasso |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Renato Maria Giuseppe Schifani |
| Date de naissance | 11 mai 1950 |
| Lieu de naissance | Palerme, Sicile (Italie) |
| Nationalité | italienne |
| Parti politique | PdL |
| Conjoint | Franca Schifani |
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Renato Maria Giuseppe Schifani (né le 11 mai 1950 à Palerme) est un homme politique italien, ancien président du Sénat de la République.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Parcours politique [modifier]
Sénateur (depuis 1996) [modifier]
Avocat, diplômé en droit, marié à Franca, dont il a deux enfants, Renato Schifani appartient à Forza Italia et depuis 2008 au Peuple de la liberté. Il a été élu sénateur durant les XIIIe, XIVe, XVe, XVIe et XVIIe législatures.
Auparavant il était membre de la DC. Il a été élu en Sicile depuis 1996, dans la région palermitaine d'Altofonte-Corleone ou dans une circonscription qui l'englobe.
Porte son nom la loi approuvée en juin 2003 destinée à bloquer les procès en cours contre Silvio Berlusconi, appelée lodo Schifani, avec pour prétexte de donner l'immunité aux « cinq principales charges de l'État » (même si aucun procès en cours ne concernait les quatre autres). Mais cette loi a été déclarée contraire à la Constitution italienne le 13 janvier 2004[1].
Une de ses phrases célèbres a été : « Nous les avons eus ! (Li abbiamo fregati!) », après le vote de la loi dite du « soupçon légitime » qui devait permettre de faire déplacer des procès contre Berlusconi et Cesare Previti de Milan à Brescia, 1er août 2002.
Il a défendu au Parlement la stabilisation de l'article 41bis qui a transformé de façon définitive l'ainsi dénommée « prison dure » (carcere duro) pour les délits de type mafieux (auparavant disposition provisoire). Il a dirigé le groupe de Forza Italia au Sénat lors des XIVe et XVe législatures (de 2001 à 2008).
Le 10 mai 2008, lors d'une émission sur Rai Tre (« Che tempo che fa » conduite par Fabio Fazio), le journaliste Marco Travaglio a pointé la décadence des hommes politiques élus à la seconde charge de l'État (présidence du Sénat) et a souligné les différentes amitiés et les collusions de l'intéressé avec la mafia. Le lendemain Antonio Di Pietro a « exprimé sa solidarité avec Marco Travaglio parce qu'il a été de son devoir de raconter simplement les faits. Des épisodes qui ne peuvent pas être modifiés ou tus seulement parce que, après quelque temps, une personne est devenue présidente du Sénat, et seulement à cause de ça, effacer avec un coup d'éponge son histoire et son passé »[2]. Le surlendemain, c'est au tour de Dario Fo, le prix Nobel de littérature, de commenter : « Ce jaillissement d'indignés [ceux des personnalités politiques de droite comme de gauche] est un prélude à une action qui sera, cette fois-ci, pré-emballée et terrible. Bipartisane. Finalement, la droite et la gauche se retrouvent enfin unies à l'intérieur d'une seule et même culture : celle qui ne supporte pas la satire et la [juste] dénonciation de chaque délit. Pour la première fois, à l'intérieur de presque tout l'arc politique de notre pays, il a été décidé d'imposer le silence, la paix de l'esprit et surtout des idées »[3].
Président du Sénat (2008-2013) [modifier]
Le 29 avril 2008, Renato Schifani fut élu président du Sénat, avec 178 voix, soit 16 de plus que le quorum de 162, et quatre de plus que ceux de la coalition PdL, LN et MPA, devenant ainsi le second personnage de la République, pour le mandat de la XVIe législature.
Cinq ans plus tard, le 16 mars 2013, candidat à sa propre succession, après les élections générales de février 2013, qui furent remportées par le centre-gauche à la Chambre des députés mais qui laissèrent un Sénat sans majorité claire, il recueille 117 suffrages face à l'ancien juge anti-mafia Pietro Grasso, candidat du centre-gauche, quittant ainsi la seconde charge de la République. Trois jours plus tard, le 19 mars, il prend la présidence du groupe PdL au Sénat.
Références [modifier]
- Se li conosci li eviti de Peter Gomez et Marco Travaglio, éditions Chiarelettere, mars 2008
- Blog d'Antonio Di Pietro, repris par La Repubblica et tous les médias italiens le 11 mai 2008.
- «Questo schizzare di indignati prelude a un'azione questa volta sì preconfezionata e terribile. Bipartisan. Finalmente destra e sinistra si ritrovano coinvolte dentro a una medesima cultura: quella dell'insofferenza verso la satira e la denuncia di ogni illecito» ha detto il premio Nobel prendendo le difese di Travaglio. «Per la prima volta, dentro tutto o quasi l'arco politico del nostro Paese si è deciso di imporre il silenzio, la pace dello spirito e soprattutto delle idee»