Renato Schifani

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Renato Schifani
Renato Schifani, en 2008.
Renato Schifani, en 2008.
Fonctions
20e président du Sénat de la République
29 avril 200814 mars 2013
Législature XVIe
Prédécesseur Franco Marini
Successeur Pietro Grasso
Sénateur de la République italienne
En fonction depuis le 9 mai 1996
Élection 21 avril 1996
Réélection 13 mai 2001
9-10 avril 2006
13-14 avril 2001
24-25 février 2013
Législature XIIIe, XIVe, XVe, XVIe, XVIIe
Biographie
Nom de naissance Renato Maria Giuseppe Schifani
Date de naissance 11 mai 1950 (64 ans)
Lieu de naissance Palerme, Sicile (Italie)
Nationalité Italienne
Parti politique FI (jusqu'en 2009)
PdL (2009-2013)
NCD (depuis 2013)

Renato Schifani

Renato Maria Giuseppe Schifani (né le 11 mai 1950 à Palerme) est un parlementaire italien, président du Sénat de la République de 2008 à 2013 durant la XVIe législature du Parlement de la République italienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Sénateur de Palerme[modifier | modifier le code]

Avocat, diplômé en droit, marié à Franca, dont il a deux enfants, Renato Schifani appartient à Forza Italia et depuis 2008 au Peuple de la liberté. Il a été élu sénateur durant les XIIIe, XIVe, XVe, XVIe et XVIIe législatures.

Auparavant il était membre de la DC. Il a été élu en Sicile depuis 1996, dans la région palermitaine d'Altofonte-Corleone ou dans une circonscription qui l'englobe.

Porte son nom la loi approuvée en juin 2003 destinée à bloquer les procès en cours contre Silvio Berlusconi, appelée lodo Schifani, avec pour prétexte de donner l'immunité aux « cinq principales charges de l'État » (même si aucun procès en cours ne concernait les quatre autres). Mais cette loi a été déclarée contraire à la Constitution italienne le 13 janvier 2004[1].

Une de ses phrases célèbres a été : « Nous les avons eus ! (Li abbiamo fregati!) », après le vote de la loi dite du « soupçon légitime » qui devait permettre de faire déplacer des procès contre Berlusconi et Cesare Previti de Milan à Brescia, 1er août 2002.

Il a défendu au Parlement la stabilisation de l'article 41bis qui a transformé de façon définitive l'ainsi dénommée « prison dure » (carcere duro) pour les délits de type mafieux (auparavant disposition provisoire). Il a dirigé le groupe de Forza Italia au Sénat lors des XIVe et XVe législatures (de 2001 à 2008).

Le président de la République, Giorgio Napolitano, saluant le président du Sénat, Renato Schifani, en 2008, au palais du Quirinal.

Le 10 mai 2008, lors d'une émission sur Rai Tre (« Che tempo che fa » conduite par Fabio Fazio), le journaliste Marco Travaglio a pointé la décadence des hommes politiques élus à la seconde charge de l'État (présidence du Sénat) et a souligné les différentes amitiés et les collusions de l'intéressé avec la mafia. Le lendemain Antonio Di Pietro a « exprimé sa solidarité avec Marco Travaglio parce qu'il a été de son devoir de raconter simplement les faits. Des épisodes qui ne peuvent pas être modifiés ou tus seulement parce que, après quelque temps, une personne est devenue présidente du Sénat, et seulement à cause de ça, effacer avec un coup d'éponge son histoire et son passé »[2]. Le surlendemain, c'est au tour de Dario Fo, le prix Nobel de littérature, de commenter : « Ce jaillissement d'indignés [ceux des personnalités politiques de droite comme de gauche] est un prélude à une action qui sera, cette fois-ci, pré-emballée et terrible. Bipartisane. Finalement, la droite et la gauche se retrouvent enfin unies à l'intérieur d'une seule et même culture : celle qui ne supporte pas la satire et la [juste] dénonciation de chaque délit. Pour la première fois, à l'intérieur de presque tout l'arc politique de notre pays, il a été décidé d'imposer le silence, la paix de l'esprit et surtout des idées »[3].

Président du Sénat[modifier | modifier le code]

Réélu sénateur de Palerme lors du scrutin des 13 et 14 avril 2008, Renato Schifani, fort du soutien de Silvio Berlusconi et de son expérience à la présidence du groupe des sénateurs membres de Forza Italia, est désigné candidat à la présidence du Sénat. À l'ouverture de la XVIe législature, sans surprise, Schifani est élu président de la Chambre haute à l'issue du premier tour de scrutin, ayant recueilli 178 suffrages, soit 16 de plus que le quorum nécessaire à l'élection dès le premier tour de 162, et quatre de plus que ceux de la coalition PdL, LN et MPA, face à l'ancien commissaire européen Emma Bonino (13 suffrages) et l'ancien ministre Giuseppe Pisanu (2 suffrages) ; Schifani prend ainsi l'habit du second personnage de la République, pour le mandat de la XVIe législature, présidée par Schifani (Sénat) et Gianfranco Fini (Chambre des députés).

Le 16 mars 2013, après les élections générales des 24 et 25 février, qui furent remportées par le centre-gauche à la Chambre des députés mais qui laissèrent un Sénat sans majorité claire, Schifani parut de nouveau comme le candidat légitime du centre-droit pour sa propre succession. Après deux tours de scrutin infructueux, le président sortant du Sénat fit acte de candidature à sa succession ; il a pour adversaire l'ancien juge anti-mafia Pietro Grasso, soutenu par le centre-gauche. Au troisième tour de scrutin, Schifani se trouve distancé par Grasso, celui-ci ayant recueilli 120 suffrages contre 111 pour Schifani. C'est finalement au quatrième tour de scrutin que Schifani dut concéder la victoire de son désormais successeur, Pietro Grasso, élu président du Sénat par 137 suffrages, soit 20 de plus que Schifani (117).

De Berlusconi à Alfano[modifier | modifier le code]

Le 19 mars, Renato Schifani prend la présidence du groupe PdL au Sénat.

Le 15 novembre, l'ancien président du Sénat de la République dit vouloir se démettre de la présidence du groupe des sénateurs PdL pour rejoindre le nouveau mouvement politique du vice-président du Conseil et ministre de l'Intérieur, Angelino Alfano, le Nouveau Centre-droit.

Annexes[modifier | modifier le code]

Autres articles[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Se li conosci li eviti de Peter Gomez et Marco Travaglio, éditions Chiarelettere, mars 2008
  2. Blog d'Antonio Di Pietro, repris par La Repubblica et tous les médias italiens le 11 mai 2008.
  3. «Questo schizzare di indignati prelude a un'azione questa volta sì preconfezionata e terribile. Bipartisan. Finalmente destra e sinistra si ritrovano coinvolte dentro a una medesima cultura: quella dell'insofferenza verso la satira e la denuncia di ogni illecito» ha detto il premio Nobel prendendo le difese di Travaglio. «Per la prima volta, dentro tutto o quasi l'arco politico del nostro Paese si è deciso di imporre il silenzio, la pace dello spirito e soprattutto delle idee»