Cathédrale de Monreale

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Cathédrale de Monreale
Image illustrative de l'article Cathédrale de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova
Présentation
Nom local Duomo di Monreale
Culte Catholicisme
Type Cathédrale et basilique
Début de la construction 1172
Fin des travaux 1176
Style dominant Style arabo-normand byzantin
Site web www.cattedralemonreale.it/
Géographie
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Sicile
Commune Monreale
Coordonnées 38° 04′ 54″ N 13° 17′ 31″ E / 38.08167, 13.2919438° 04′ 54″ Nord 13° 17′ 31″ Est / 38.08167, 13.29194  

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Cathédrale de Monreale

La cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale est le siège de l'archidiocèse de Monreale, en Sicile. Dédiée à la Vierge Marie, elle porte le titre de basilique papale mineure. Elle est célèbre pour son cloître et ses mosaïques byzantines.

Architecture[modifier | modifier le code]

La construction de la cathédrale, conçue initialement comme un monastère et un mémorial, fut menée des années 1172 à 1176, sous Guillaume II qui domine la Sicile à cette époque. La cathédrale est un parfait exemple du style arabo-normand byzantin (ou « normand arabo-byzantin » ou « normanno-arabo-byzantin »), synthèse des trois différentes cultures présentes en Sicile à cette époque. Le style roman normand s'illustre avant tout dans la structure massive de l'édifice, le style arabe dans les arcatures aveugles et les incrustations des murs extérieurs, en particulier le chevet, et le style byzantin dans les mosaïques à fond d'or des murs intérieurs de la cathédrale.

Extérieur[modifier | modifier le code]

La cathédrale a une longueur de 102 mètres, une largeur de 40 mètres et une hauteur de 35 mètres. Sa façade est flanquée latéralement de deux tours. La tour de gauche n'a jamais été terminée et le dôme de la tour de droite a été détruit par la foudre au XVIe siècle.

La façade a reçu au XVIIIe siècle un portique classique en saillie qui rompt l'unité de la façade. Au-dessus du portique, on distingue encore des éléments du décor de style arabe, avec ses arcs aveugles et ses incrustations.

Par ses dimensions, 7,8 mètres sur 3,7 mètres, le portail ouest était le plus grand portail de son temps. Les portes en bronze ont été réalisées à partir de 1186 par Bonanno de Pise : ses 42 panneaux sont ornés de scènes de la Bible.

Le côté nord est précédé d'un portique, également en bronze, dû à Barisanus de Trani (1179).

L'abside présente au mieux la décoration originale, qui mêle des arcs en ogives qui se chevauchent, en alternance avec des incrustations de pierres noires, blanches et jaunes.

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Intérieur[modifier | modifier le code]

Nef et mur ouest[modifier | modifier le code]

L'intérieur est divisé en trois nefs par des colonnes antiques à chapiteaux corinthiens qui soutiennent des arcades ogivales[1], la nef principale ayant une largeur double des nefs latérales. Le chœur, qui jaillit après la croisée du transept, éblouit de tous ses ors.

Les murs et le sol de la cathédrale sont recouverts de marbre dans leur partie inférieure, dans le style islamique. La partie supérieure des murs est entièrement couverte de mosaïques byzantines sur fond d'or. Les mosaïques, exécutées de 1179 à 1182 par des artistes locaux et d'autres venus de Constantinople, couvrent une superficie totale de 6 340 m2.

L'abside est entièrement occupée par la figure d'un immense Christ Pantocrator (maître du monde). Sous le Christ, Marie est représentée avec l'Enfant Jésus, les archanges Gabriel et Michel à ses côtés, ainsi que les apôtres Pierre et Paul avec les autres apôtres. La rangée inférieure représente différents saints.

Les mosaïques de la nef et du mur ouest présentent deux rangées de scènes de la Genèse et du premier livre de l'Ancien Testament : dans la rangée du haut, la Création en six jours, jusqu'à l'expulsion du paradis, et dans la rangée du bas, des scènes de la vie des progéniteurs Noé, Abraham, Isaac et Jacob.

Les mosaïques du chœur et du transept représentent des scènes de la vie de Jésus, de l'Annonciation à l'Ascension, et la descente de l'Esprit Saint à la Pentecôte. Sur les murs de la nef sont représentés les miracles de Jésus.

Les mosaïques de la chapelle et de l'abside latérale nord représentent des scènes de la vie des Apôtres tirées des Actes de Paul, tandis que la chapelle et l'abside du côté sud montrent des scènes de la vie de saint Pierre.

Dans le transept sud se trouvent les tombeaux des rois Guillaume Ier et Guillaume II et, dans le transept nord, ceux de Marguerite de Navarre (épouse de Guillaume Ier) et de leurs fils Roger et Henri, ainsi qu'un cénotaphe du roi Louis IX de France.

Dans la partie sud se trouve aussi la chapelle de saint Benoît, ajoutée en 1569, qui sert aujourd'hui de chapelle du Sacrement.

Le porche de la cathédrale a été réalisé par Fazio Gaggini.

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Cloître[modifier | modifier le code]

Le cloître est la seule partie restante du monastère bénédictin appartenant au complexe de bâtiments de la cathédrale. Ses dimensions sont de 47 x 47 m.

Sur chacun des quatre côtés du cloître se développent 26 arcades ogivales de chaque côté. Les arcs en ogives sont supportés par des colonnes jumelées. Ces colonnes sont de styles très variés. Certaines sont simplement lisses, d'autres ont des cannelures hélicoïdales ou en zigzag, tandis que d'autres sont décorées avec des mosaïques incrustées. Les chapiteaux aussi sont tous différents, montrant des scènes en relief de la Bible ou des représentations symboliques chrétiennes et islamiques.

Dans un coin du cloître, un carré de 3 x 3 arcades délimite une fontaine qui repose sur un pilier au milieu d'un bassin circulaire, duquel s'élève un autre pilier à cannelures en zigzag terminé par une sphère, d'où l'eau ruisselle le long de la colonne.

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Giuseppe Schirò, Enzo Lo Verso, Monreale : the cathedral, Palermo, Casa Editrice Mistretta, 1999 (OCLC 53826724)

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Giuliano Valdès, « Sicilia » version française, éditions Bonechi, 2011, p. 41.