Élymes

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Temple élyme à Ségeste en Sicile

Les Élymes (en grec ancien : Έλυμοι ; en latin classique : Elymi) étaient un peuple de l’Antiquité, installé en Sicile occidentale.

Origines des Élymes[modifier | modifier le code]

Données légendaires sur l'origine troyenne des Élymes[modifier | modifier le code]

Thucydide écrit à leur sujet qu'ils s’étaient enfuis de Troie après sa chute. Selon la tradition, ils descendent d'Élymos, un fils bâtard d'Anchise. Pour éviter d’être capturé par les Achéens, un groupe de ces Troyens parvint à s’échapper et, après un périple en Méditerranée, à s’installer en Sicile dans le voisinage des Sicanes.

Plutarque rappelle également les origines troyennes des habitants de Ségeste, l'une des plus grandes cités des Élymes, leur centre politique.

Ses origines ne sont pas connues avec certitude mais ce peuple est supposé provenir d'Anatolie ou des Balkans (Elymea) et est peut-être parent avec les Pélasges.

Données historiques sur l'origine des Élymes[modifier | modifier le code]

Avant Thucydide, le logographe Hellanicos de Lesbos (480-395), mentionne les Élymes comme un peuple italique qui aurait débarqué en Sicile quelques années avant les Sicules, thèse à prendre en compte dans le cadre des découvertes archéologiques effectuées à Ségeste[1].

Selon Jean-Yves Frétigné, les Élymes pourraient être un nom donné à un groupe particulier de Sicanes.

Au sein du peuple Sicane, les Élymes se seraient différenciés parce qu'ils auraient été, du fait de leur position géographique, davantage soumis à l'influence des Carthaginois[2].

Culture des Élymes[modifier | modifier le code]

Éryx était leur centre religieux. Non loin de l'actuelle Entella, des tablettes de bronze appelées « Décrets de Nakone » ont été retrouvées. L'alphabet grec y est utilisé, mais pour transcrire une langue différente.

Histoire des Élymes[modifier | modifier le code]

Elime, Aliciæ, Iatæ, Hypana furent leurs autres grandes cités. Ce peuple fut assez puissant pour résister à la colonie grecque de Sélinonte. Ségeste et Sélinonte s’affrontèrent effectivement quant aux frontières de leurs territoires respectifs et, en -580, Sélinonte fut vaincue.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vladimir Georgiev, The elymian language, Innsbruck, [s.n.], 1974.
  • Michel Lejeune, Notes de linguistique italique. XXV, Observations sur l'épigraphie élyme, Paris, Les belles lettres, 1970.
  • Michel Lejeune, La langue élyme d'après les graffites de Ségeste, Paris, C. Klincksieck, 1969.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Yves Frétigné, Histoire de la Sicile, éd. Fayard, p. 28.
  2. Jean-Yves Frétigné, Histoire de la Sicile, éd. Fayard, p. 29.

Articles connexes[modifier | modifier le code]