Gigantomachie

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Les Gigantomachies, littéralement « combats entre Géants » (du grec ancien : gigantomakhia, de gigas, « Géant », et makhē, « bataille »), sont des épisodes courants des cosmogonies, et notamment dans la mythologie grecque, avec la Titanomachie.

Dionysos combattant un Géant durant la Gigantomachie, pélikè attique à figures rouges, v. 460 av. J.-C., musée du Louvre

Le mythe grec[modifier | modifier le code]

Les Moires tuant Agrios et Thoas, détail de frise de la Gigantomachie du Grand Autel de Pergame, IIe siècle av. J.-C., musée de Pergame (Berlin)

Les causes de l'affrontement[modifier | modifier le code]

Zeus, vainqueur de la Titanomachie, a enfermé les Titans dans le Tartare. Gaïa, leur mère, se montre outrée et déclare la guerre aux dieux de l'Olympe. Elle envoie ses fils, les Géants, au combat.

Les préparatifs[modifier | modifier le code]

L'agression de Gaïa ne survint pas directement après l'affront. Zeus put donc s'y préparer. Comme les Géants étaient immortels face aux dieux, Zeus s'unit à Alcmène et engendra Héraclès.

En revanche, Gaïa fit pousser une herbe qui rendra ses enfants invisibles aux yeux des humains et immortels à leurs coups. Au fait de la situation, Zeus empêcha Hélios, Séléné et Éos de se lever avant qu'il ne découvre lui-même l'herbe aux effets magiques.

L'affrontement[modifier | modifier le code]

Poséidon affrontant Polybotès, amphore à col attique à figures noires du Peintre de la Balançoire, v. 540-430 av. J.-C., musée du Louvre

Le champ de bataille se situe là où habitent les Géants, à savoir la Phlégra (« terre ardente »). Les chefs de file furent Eurymédon, Alcyonée et Porphyrion.

Les dieux rassemblés essuient un premier assaut. Les Géants s'avancent brandissant des torches faites de troncs de chênes et en catapultant des pics et des rochers.

  • Héraclès s'attaque en premier à Alcyonée et le perce d'une de ses flèches empoisonnées. Le géant n'étant immortel que sur sa terre natale, Héraclès le traîne loin de sa patrie.
  • Porphyrion tente de violenter Héra. Zeus le foudroie et il est achevé d'un trait empoisonné lancé par Héraclès.
  • Éphialtès est anéanti d'une flèche dans chaque œil, l'une décochée par Apollon, l'autre par Héraclès.
  • Encelade déserte le champ de bataille, Athéna l'écrase en lui projetant l'île de Sicile où il reste emprisonné. Son haleine de feu sort de l'Etna.
  • Pallas est vaincu par Athéna ; la déesse l'écorche et revêt sa peau comme une armure.
  • Mimas est enseveli par Héphaïstos sous une masse de métal en fusion dont il reste prisonnier (le Vésuve).
  • Polybotès est enterré par Poséidon qui lui expédie un morceau de l'île de Cos qui deviendra une nouvelle île : Nisyros.
  • Hippolyte est terrassé par Hermès couronné du casque d'Hadès qui rend invisible, la kunée.
  • Artémis abat Gration de ses flèches.
  • Dionysos assomme Eurytos avec son thyrse.
  • Clytios est brûlé par les torches infernales d'Hécate.
  • Armées de leur massues de bronze, les Moires tuent Agrios et Thoas.

Chaque Géant est achevé par les flèches d'Héraclès trempées dans le poison de l'Hydre de Lerne, sauf les prisonniers des îles.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Francis Vian, « La Guerre des Géants. Le Mythe avant l'époque hellénistique », dans L'Année sociologique, 3e série (1952), Paris, 1955, p. 440-443.