Jean-Marie Straub et Danièle Huillet

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Jean-Marie Straub et Danièle Huillet

Naissance (81 ans)
à Metz (Moselle) : Straub

à Paris : Huillet
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès (à 70 ans) (Huillet)
Cholet (Maine-et-Loire)
Profession Réalisateur, réalisatrice
Films notables Chronique d'Anna Magdalena Bach
Antigone
Sicilia !

Jean-Marie Straub, né le à Metz (Moselle), et Danièle Huillet, née le à Paris, morte le à Cholet (Maine-et-Loire), sont un couple de cinéastes français. Ils ont, ensemble, coréalisé tous leurs films.

Parcours[modifier | modifier le code]

Outre sa participation au Nouveau Cinéma allemand, Jean-Marie Straub a travaillé comme assistant de Jacques Rivette pour le film Le Coup du berger[1].

Réalisateurs atypiques, qualifiant leur cinéma de « minoritaire », ils assurent eux-mêmes la production de leurs films depuis 1962. Ils partagent les tâches de production et de réalisation à part égale, même si Danièle Huillet s’occupe un peu plus de la production, du son, de la diction des acteurs et du montage, alors que Jean-Marie Straub s’attache un peu plus au cadre et à la direction d’acteurs.

En septembre 2006, le jury de la 63e Mostra de Venise leur a décerné un prix spécial pour l’ensemble de leur œuvre, pour « l’innovation dans le langage cinématographique ». Ils étaient en compétition avec leur dernier opus, Quei loro incontri.

En mai 2007, Jean-Marie Straub a mis en scène au théâtre Francesco di Bartolo à Buti, dans la province de Pise, en Italie, une adaptation de La Belva, sixième conversation des Dialogues avec Leuco de Cesare Pavese[2]. Straub a ensuite réalisé d’après ce dialogue son premier film depuis la mort de Danièle Huillet. Le Genou d'Artémide a été présenté pour la première fois le 15 mars 2008 à la Cinémathèque française, en clôture d’une rétrospective Straub-Huillet qui se déroulait à Paris depuis novembre 2007.

Esthétique et politique[modifier | modifier le code]

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  • Tous les textes choisis par Straub/Huillet, à ce jour, ont toujours une portée politique. Le politique et le cinéma sont pour eux inséparables.[réf. nécessaire]
  • Tous les films de Jean Marie Straub et Danièle Huillet sont des « adaptations » de textes littéraires et d’œuvres musicales.
  • Les deux cinéastes se qualifient eux-mêmes d'« artisans » du cinéma, par opposition et/ou résistance à l’industrie cinématographique[3].
  • Straub et Huillet ne travaillent qu’en prise de son direct, ils affectionnent les plans séquence et les plans fixes ainsi que les acteurs non professionnels.
  • Straub et Huillet ont développé un style cinématographique qui par certains aspects se rapproche de la théorie de la distanciation de Bertolt Brecht en ce qui concerne la représentation des acteurs.[réf. nécessaire]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • L’édition de leur œuvre complète en DVD a débuté en octobre 2007 par les éditions Montparnasse.

Documents[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roud, Richard, Jean-Marie Straub , New York, 1972.
  • Rossetti, Riccardo, Straub-Huillet Film , Rome, 1984.
  • Byg, Barton, Landscapes of Resistance: The German Films of Danièle Huillet and Jean-Marie Straub , Berkeley, 1995.

Articles :

  • "Frustration of Violence," in Cahiers du Cinéma in English (New York), janvier 1967.
  • Roud, Richard, in Sight and Sound (London), été 1968.
  • Polt, Harriet, in Film Quarterly (Berkeley), hiver 1968–69.
  • Baxter, B., "Jean-Marie Straub," in Film (London), été 1969.
  • Engel, Andi, "Jean-Marie Straub," in Second Wave , New York, 1970.
  • Armes, Roy, "Jean-Marie Straub," in London Magazine , septembre 1970.
  • Roth, W., and G. Pflaum, "Gesprach mit Danièle Huillet und Jean-Marie Straub," in Filmkritik (Munich), février 1973.
  • "Die Filmographie – Jean-Marie Straub," in Information (Wiesbaden), janvier 1974.
  • Walsh, M., "Political Formations in the Cinema of Jean-Marie Straub," in Jump Cut (Chicago), novembre-Décembre 1974.
  • Seguin, L., "La Famille, l'histoire, le roman," in Cahiers du Cinéma (Paris), octobre-Novembre 1975.
  • Greene, N., "Report from Vienna: Cinema and Ideology," in Praxis (Berkeley), no. 2, 1976.
  • "Danièle Huillet/Jean-Marie Straub's Fortini/Cani,"in Filmkritik (Munich), Janvier 1977.
  • Dermody, S., "Straub/Huillet: The Politics of Film Practice," in Cinema Papers (Melbourne), septembre-Octobre 1976.
  • Simsolo, Noël, "Jean-Marie Straub et Danièle Huillet," in Cinéma (Paris), Mars 1977.
  • Grant, J., "Le Combat contre l'impression," in Cinéma (Paris), janvier 1978.
  • Nau, P., "Die Kunst des Filmesehens," in Filmkritik (Munich), janvier 1979.
  • Vatrican, V., "Tout est musique," in Cahiers du Cinéma (Paris), no. 492, juin 1995.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le seul réalisateur avec lequel j'ai jamais travaillé est Rivette, et j'ai juste porté des cartons. J'ai fait ça parce que c'était une réunion d'amis, et qu'ils n'avaient pas assez d'argent pour payer des assistants. J'étais très content de le faire, bien sûr, mais ma participation se bornait à porter des cartons » (entretien réalisé en 1976 par Joel Rogers pour Jump Cut. Traduction de Mehdi Benallal)
  2. Des nouvelles de Jean-Marie Straub, chronique cinéma d’Émile Breton dans le journal L'Humanité, article paru le 6 juin 2007
  3. Gilles Deleuze, conférence à la FEMIS.
  4. (Lire en ligne), entretien avec Gustav Leonhardt, au sujet J.-S. Bach, évoquant la rencontre exceptionnelle avec J. M. Straub