Abruzzes

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Abruzzes
Blason de Abruzzes
Héraldique
Drapeau de Abruzzes
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Chef-lieu L'Aquila
Provinces 4
Communes 305
Président Giovanni Chiodi (PdL)
2008-2013
NUTS 1 ITF (Italie méridionale)
ISO 3166-2 IT-65
Démographie
Population 1 314 213 hab. (30/06/2013)
Densité 122 hab./km2
Géographie
Superficie 1 076 300 ha = 10 763 km2
Localisation
Localisation de Abruzzes
Liens
Site web http://www.regione.abruzzo.it
Région des Abruzzes et provinces.

La région des Abruzzes (Regione Abruzzo [a'brut:tso] en italien), plus couramment appelée les Abruzzes, est une région d'Italie centrale.

Sa capitale est la ville de L'Aquila. La région regroupe les anciennes provinces médiévales de l'Abruzze ultérieure au nord et l'Abruzze citérieure au sud. Ses habitants s'appellent les abruzzais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les Abruzzes ont comme frontières : au nord, la région des Marches, à l'ouest et au sud-ouest, le Latium, au sud-est, le Molise (qui s'est détaché des Abruzzes le ) et, à l'est, la mer Adriatique.

Relief[modifier | modifier le code]

La région des Abruzzes est caractérisée par de hautes montagnes sur l'ensemble de son territoire. C'est dans cette région que la chaîne des Apennins atteint sa largeur et sa hauteur maximales. Son point le plus élevé, le Corno Grande, culmine à 2 912 m dans le massif du Gran Sasso, qui rappelle les Pyrénées et les Alpes. Comme l'indique son nom, le Corno Grande ressemble à une « Grande Corne ». De nombreux sommets y dépassent les 2 500 m :

Au sud du massif, une vaste plaine d'altitude s'étend sur 20 km de long et 7 km de large, entre 1 600 et 1 800 m d'altitude. C'est le Campo Imperatore (Campo provient du latin campus, plaine en français), région complètement plane et cernée par les montagnes. Le Campo imperatore est appelé le « petit Tibet » (il piccolo Tibet). Les deux versants du Gran Sasso sont radicalement différents :

  • le versant septentrional se caractérise par des parois tombant directement sur les collines ;
  • le versant méridional se compose de montagnes plus basses et arrondies, couvertes d'une rare végétation.

Au sud du Gran Sasso se situe la Majella, qui culmine à 2 795 m au Monte Amaro.

À l'ouest de la région se dresse le massif du Velino (2 486 m) - Sirente (2 358 m) moins élevé que celui du Gran Sasso. Ses paysages sont très variés : les hautes prairies rocailleuses du Velino s'opposent aux vastes forêts se développant au pied de la paroi nord-est du Sirente, où vivent des ours.

Au nord de la région se trouvent les Monti della Laga (2 458 m au Monte Gorzano) boisés et humides.

Au sud, les monts Erniciens culminent à 2 156 m, tandis que les monts du parc national des Abruzzes s'élèvent à 2 285 m.

Ces massifs sont séparés par d'importantes vallées et trois conques (larges vallées) de nature très différente :

  • la conque de L'Aquila (élargissement local de la vallée du fleuve Aterno, à 700 m d'altitude) ;
  • la conque du Fucin (plaine d'altitude fermée de 160 km2 située à 650 m d'altitude. Elle abritait jadis un lac) ;
  • la conque de Sulmona (carrefour de plusieurs vallées à 400 m d'altitude).

D'autres bassins plus petits aèrent également ces montagnes : la conque Subequana, le haut-plateau de Navelli, le haut-plateau des Rocche à 1 300 m d'altitude et la vallée du Tirino.

Des collines argileuses cultivées (bocages) de 40 à 50 km de large descendent vers la mer et assurent la transition entre la montagne et la côte. Il n'existe pas de véritables plaines dans la région. On peut citer, outre les nombreuses plaines d'altitude, une plaine littorale de quelques centaines de mètres de large qui peut s'enfoncer sur plusieurs kilomètres dans la mer, à l'embouchure des principaux fleuves (notamment à Pescara).

Comme pour une grande partie des plages du côté italien de la mer Adriatique, la côte des Abruzzes est sableuse et rectiligne. Cependant, au sud de la région, des barres rocheuses interrompent la régularité de cette côte, entre Francavilla al Mare et Vasto, comme les falaises de la Punta Penne et la Punta Aderci.

Hydrographie et climat[modifier | modifier le code]

La chaîne des Apennins est fortement arrosée, dans la mesure où elle est coincée entre deux mers. Les Abruzzes reçoivent des précipitations abondantes et bénéficient de températures basses, du fait de la présence des montagnes. Toutefois, les données pluviométriques et thermiques sont très variables d'un endroit à l'autre, toujours en raison des montagnes. Alors que la côte jouit d'un climat méditerranéen (sec et chaud l'été, humide et doux l'hiver), les vallées intérieures et les conques ont un climat continental (chaud l'été, froid l'hiver, assez sec). Le massif montagneux, quant à lui, connaît un climat d'altitude (froid, humide et très variable).

L'Aquila, qui se situe à plus de 700 m d'altitude, est flanquée sur ses 4 côtés par des montagnes culminant à plus de 2 000 m. Celles-ci bloquent l'arrivée des courants d'air maritime doux et humide et bénéficient d'un climat sec et froid. Selon un dicton, L'Aquila connaît « 11 mois froids et 1 mois frais ». La ville est également réputée pour être « la ville la plus froide d'Italie ».

Le versant oriental de la Majella est exposé en hiver au Bora, qui après s'être humidifié au contact de l'Adriatique provoque un fort enneigement. Les températures les plus froides sont enregistrées en haute montagne, vers 2 000 m. La température peut y descendre jusqu'à 0 °C l'hiver ; il peut même y neiger plusieurs jours durant l'été.

Les précipitations les plus importantes ont été enregistrées sur le versant oriental du Gran Sasso et sur celui de la Majella. En raison de leur altitude, le Gran Sasso et la Majella bloquent les nuages issus de la mer Adriatique et entraînent des précipitations quasi quotidiennes.

Les plaines d'altitude sont aussi fréquemment balayées par des vents forts.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Les Abruzzes sont une importante réserve d'eau pour Rome et l'Italie du sud (le Gran Sasso alimente en eau 1 500 000 personnes).

Les principaux cours d'eau sont :

Lacs[modifier | modifier le code]

Les principaux lacs des Abruzzes sont des lacs de barrage. Le plus grand est le lac de Campotosto, d'une superficie de 14 km2 à 1 313 mètres d'altitude. C'est le deuxième plus grand lac artificiel d'Europe. Le rapport surface/altitude est particulier puisqu'en Europe, il existe peu de lacs de cette importance à cette altitude. Le plus grand lac naturel est le lac de Scanno (1 km2) près du parc national des Abruzzes, avec la seule station « balnéaire » de la province de L'Aquila n'ayant pas accès à la mer.

Autrefois, la conque du Fucin, avec des montagnes sur ses 4 côtés, contenait un immense lac de 160 km2 qui était le troisième plus grand d'Italie. Mais il fut asséché au XIXe siècle pour rendre le terrain cultivable.

Glaciers[modifier | modifier le code]

Dans le Gran Sasso se trouve le glacier du Calderone (ghiacciaio del Calderone), le plus méridional d'Europe et le seul des Apennins. Situé au nord-est du Corno Grande, entre 2 680 et 2 870 m d'altitude, d'une superficie de 5 ha, ce glacier est menacé de disparition à cause du réchauffement climatique.

Quelques chiffres concernant le Gran Sasso[modifier | modifier le code]

Le Gran Sasso établit quelques records pour les Apennins :

  • Le lac le plus haut : lac de Camarda, 2 051 m d'altitude
  • La source la plus haute : source des "Invalidi", 2 650 m d'altitude
  • La résurgence la plus haute : source "Grotte", 2 080 m d'altitude

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La région des Abruzzes a connu de graves tremblements de terre dans son histoire :

  • Le , un séisme se produit à L'Aquila, le jour du Carnaval. La fête est interrompue, et il y a des milliers de morts. Dorénavant, pour commémorer ce tremblement de terre, le carnaval aura toujours lieu le 3 février, contrairement au reste de l'Italie.
  • En 1915, un gigantesque tremblement de terre se produit au sud des Abruzzes, à Avezzano. Ce séisme, ressenti aussi à Rome, à 100 km du lieu de son épicentre, a fait 33 000 victimes, et la ville d'Avezzano perdit 82 % de sa population. C'est le 20e tremblement de terre le plus meurtrier de l'histoire de la planète.
  • En 2009, le 6 avril, un tremblement de terre de magnitude 6.3 se produit dans les Abruzzes. Ce séisme, dont l'épicentre se situe à proximité de la ville de L'Aquila, a fait 293 victimes et plus de 50 000 sans-abri.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L'homme s'est très tôt installé sur les collines et les montagnes des Abruzzes. Un fragment de fémur datant de 80 000 ans a été retrouvé sur le Gran Sasso. L'occupation humaine est aussi bien documentée pour le Néolithique avec des habitats en bords de lac (Ortucchio), qu'à l'âge du bronze. À la fin de l'âge du bronze, les premiers habitats perchés et les premières nécropoles à cercle de pierres apparaissent (Scurcola Marsicana, Celano-Paludi).

Antiquité[modifier | modifier le code]

Avant la colonisation de la région par les Romains, différents peuples italiques habitent la région  : les Sabins (Sabini), les Marrucins (Marrucini), les Picéniens (Picentes), les Samnites (Samnites), les Vestins (Vestini), les Péligniens (Paeligni), les Frentans (Frentani), les Marses (Marsi), les Eques et les Prétutiens (Praetutii), dont le nom transformé en Aprutini donne le nom à la région des Abruzzes. Atri, anciennement Hatria, est l'une des villes les plus anciennes de la région et aurait donné son nom à la mer Adriatique qu'elle surplombe. La plus grande découverte archéologique est sans doute la sculpture du guerrier de Capestrano, haute de 2,10 mètres. Elle a été réalisée vers le Ve siècle av. J.-C.. En -90, durant la guerre sociale, les peuples italiques habitant dans les Abruzzes qui ont aidé les Romains à combattre l'armée carthaginoise, leur demandent la citoyenneté romaine mais le Sénat romain refuse de la leur concéder. Les Marses, les Péligniens, les Picéniens, les Vestins et les Samnites se réunissent, alors en une fédération, avec Corfinium pour capitale, et assiègent Rome qui sur le point de capituler finit par leur concéder la citoyenneté romaine. Sulmona est la ville natale d'Ovide. Par la suite, les Romains s'installent dans les Abruzzes, et édifient Alba Fucens, Amiternum (dont l'amphithéâtre est pris comme modèle pour le Colisée et qui est aussi la ville natale de l'historien Salluste) et plusieurs routes traversant la région (via Valeria, via Claudia Nova). Ils construisent aussi le plus long tunnel de l'époque pour assécher en partie le lac Fucin  : 6 km. S'ouvrant sur la localité d'Incile, près d'Avezzano, l'émissaire débouche dans la haute vallée du Salto.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Pendant cette période, la région est tour à tour colonisée par les Lombards, les Goths, les Suèves et les Normands. L'Aquila est construite au XIIIe siècle par l'union de 99 châteaux ; la légende veut qu'elle conserve encore 99 places, 99 fontaines et 99 églises. De nombreux ermites s'installent autour de la Majella, dont Célestin V, couronné pape à L'Aquila dans la basilique Sainte-Marie de Collemaggio. Cette église a d'ailleurs la seule porte Sainte existant en dehors de Rome : on ne l'ouvre qu'une fois par an, le 28 août, accompagné d'un grand défilé moyenâgeux qui se déroule encore aujourd'hui : la Perdonanza. Au Moyen Âge, L'Aquila est une ville florissante placée sur une importante route commerciale, ses hauts remparts sont encore bien conservés. Mazarin est né à Pescina, un village à côté d'Avezzano.

En 1273, le roi Charles d'Anjou divise la circonscription d'Abruzze (Giustizierato d'Abruzzo), créée par Frédéric II, en deux provinces : l’Abruzze citérieure et l’Abruzze ultérieure.

Renaissance et temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1573, l'ingénieur De Marchi gravit pour la première fois le Corno Grande, pourtant difficile à escalader à l'époque. Dès lors, l'alpinisme nait sur le Gran Sasso, avec plusieurs pionniers qui se lancent à l'assaut des cimes et la construction de nombreux refuges (le premier du Gran Sasso est le refuge Garibaldi, construit en 1886). Au XVIIIe siècle, l'élevage de moutons est à son apogée. De nombreux bergers pratiquent la transhumance et descendent leurs troupeaux l'automne des montagnes jusqu'aux Pouilles, puis reviennent au printemps dans les alpages.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Affiche touristique des années 1920.

En octobre 1861, les Abruzzes, qui appartiennent au Royaume des Deux-Siciles, entrent dans le Royaume d'Italie. En même temps, le lac Fucin est asséché afin de mettre en place une agriculture productive. Entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle, on construit les voies ferrées actuelles qui sillonnent la région.
Le célèbre poète italien Gabriele D'Annunzio nait à Pescara. À Popoli l'ingénieur Corradino D'Ascanio nait, il est le premier à mettre au point les prototypes d'hélicoptères et de cyclomoteurs Vespa.
En 1922, le parc national des Abruzzes est institué : c'est le premier parc national européen.
Dans les années 1970, tensions, conflits et grèves secouent la région pour déterminer qui sera le chef-lieu, Pescara ou L'Aquila. Cette dernière, bien que plus petite, remporte la nomination.
En 1989, le parc régional du Velino-Sirente est institué, puis les parcs nationaux de la Majella, du Gran Sasso et des Monti della Laga en 1991, et enfin le parc national de la côte de Chieti en 2007.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Le PIB : Depuis les années 1950, les Abruzzes ont une croissance économique soutenue. En 1951, le revenu par habitant ou le PIB des Abruzzes était de 53 % de celui du Nord de l'Italie, qui compte les régions les plus riches du pays. En 1971, il était de 65 % et en 1994, de 76 %. Le revenu par habitant des Abruzzes est donc plus élevés que celui du Mezzogiorno dépassant le taux de croissance de toutes les autres régions de l'Italie. En ce sens les Abruzzes et le Molise, bien qu'ayant fait partie de l'ancien royaume de Naples, sont désormais considérées comme des régions d'Italie centrale, compte tenu de leur position géographique, de leur économie et de leur histoire antique.
  • La Circulation : La construction des autoroutes de Rome à Teramo (A24) et de Rome à Pescara (A25), a ouvert un accès facile aux Abruzzes facilitant l'investissement privé dans la région où l'enseignement et la productivité y est la plus forte du Mezzogiorno.

Le secteur industriel a connu une expansion rapide, particulièrement dans le génie mécanique, le matériel de transport et de télécommunication. En 2003, le PIB par habitant était 19506 EUR soit 84 % de la moyenne nationale (23 181 euros) et bien supérieure à celle du Sud (15 808 euros).

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme dans les Abruzzes.
  • Le Tourisme : Les Abruzzes bénéficient d'un renouveau lié au tourisme grâce à trois parcs nationaux et à des réserves naturelles[1].

Les Abruzzes sont la seule région d'Europe qui s'est tournée vers la protection de la nature et de ses paysages pour sauver son économie. De nombreux restaurants et auberges ouvrent dans les villages, et de plus en plus de gens de toute l'Europe y achètent une résidence secondaire de montagne.

  • La richesse des Abruzzes en châteaux et bourgs médiévaux, en particulier près de la ville de L'Aquila[2], lui a valu, le surnom de "Abruzzoshire", par analogie avec les "Chiantishire" surnom parfois utilisé pour désigner la région du Chianti de Toscane, mais les Abruzzes restent toujours à l'écart des sentiers battus pour la plupart des visiteurs de l'Italie.
  • Sports d'hiver : La région dispose de 21 domaines skiables avec 368 km de pistes et tout cela à quelques heures de Rome. La station la plus développée est Roccaraso, suivie de Campo Felice et Campo Imperatore. Situé dans la région la plus haute des Apennins, les domaines skiables sont à des hauteurs presque comparables à celles de nombreuses stations alpines. En raison de leur proximité avec la mer Adriatique et aux précipitations les stations des Abruzzes ont souvent plus de neige que celles des Alpes. Les Abruzzes sont aussi populaire pour le ski de fond, en particulier sur le haut plateau de Campo Imperatore dans le Gran Sasso, ainsi que dans la grande plaine de la Majella. Le Corno Grande et ses voisins Corno Piccolo offrent un éventail de possibilités d'escalade, de randonnée de montagne adapté aux novices et aux alpinistes chevronnés[3],[4],[5].
  • Le littoral : Le long littoral sablonneux abrite un grand nombre de stations balnéaires : Vasto sur la côte sud des Abruzzes ; Silvi Marina, dont les sables sont considérés parmi les meilleurs de l'Italie ; Francavilla al Mare, Pineto et sur la côte nord on trouve Martinsicuro et Alba Adriatica, sans oublier Pescara[6].

Démographie[modifier | modifier le code]

Les Abruzzes font partie des régions les moins densément peuplées d'Italie (120 hab./km2 contre 192 hab./km2 pour l'Italie). En effet, après une sensible augmentation de la population du XVIIIe siècle à la moitié du XIXe siècle, celle-ci stagne ou augmente légèrement depuis. En 1861, on compte 866 828 habitants ; 1 277 000 habitants en 1951 et plus de 1 300 000 habitants actuellement.

À cela s'ajoutent d'importants phénomènes migratoires de l'intérieur vers les côtes. Ainsi, les villages d'altitude sur le Gran Sasso ont tous perdu plus de la moitié de leurs habitants en 20 ans, tandis que la façade maritime a connu une explosion démographique. La mégalopole de Pescara compte aujourd'hui 300 000 habitants. En plus, la région a dû faire face à l'émigration de ses habitants vers le reste de l'Italie, voire à l'étranger. Entre 1900 et 1914, plusieurs centaines de milliers de personnes ont quitté la région. Parmi ceux-ci, 85 % partirent en Amérique (États-Unis, Argentine, Brésil). Vers 1950, cet exode change de cap et se dirige surtout vers l'Europe, principalement vers l'Allemagne. Quelques-uns partent aussi au Venezuela, au Canada et en Australie. Mais ce second phénomène migratoire pesa peu sur la région grâce au grand nombre d'Abruzzese qui rentraient au pays.

Culture[modifier | modifier le code]

Dans le passé, la région des Abruzzes était bien connue pour la transumanza, le mouvement migratoire des moutons du sud de la région vers la région des Pouilles, au cours des mois d'hiver (v.Tratturo).

Les dialectes régionaux comprennent : le dialecte sabin dans la province de l'Aquila (dialectes d'Italie centrale). le dialecte abruzzese adriatico dans la province de Teramo, Pescara et Chieti qui est également répandu dans la province de Ascoli Piceno (dialectes méridionaux). le dialecte abruzzese occidentale dans la province de l'Aquila (dialectes de l'Italie méridionale). d'autres formes de dialectes de la Campanie sont présents (Alto Sangro en province de l'Aquila). Il y a, cependant, une petite aire linguistique albanaise à Penne, dans la province de Pescara. Les villes historiques des Abruzzes sont: Sulmona au pied du massif de la Maiella, connue par le célèbre poète antique Ovide; Scanno, Atri un pittoresque centre artistique, Penne et Loreto Aprutino.

Les parcs des Abruzzes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parc national des Abruzzes.
Parc National des Abruzzes

Le tout est entouré d'un immense réseau de réserves naturelles qui fait des Abruzzes le territoire le plus préservé d'Italie (plus du tiers de sa surface). D'autres projets, comme ARVE (Abruzzo Regione Verde d'Europa) ou encore APE (Appennino Parco d'Europa) veulent favoriser le regroupement des zones protégés des Abruzzes en un immense parc national de 500 ou 600 000 hectares (soit la surface d'un département français). Voici quelques chiffres concernant les Abruzzes, qui représentent seulement 4 % de la surface de l'Italie :

  1. Sur les 100 ours italiens, 80 vivent dans les Abruzzes - soit 4 ours sur 5 = 80 % de la population ursine.
  2. Sur les 20 lynx italiens, 10 habitent dans les Abruzzes - soit 1 lynx sur 2 = 50 % de la population des lynx.
  3. Sur les 600 loups italiens, 200 se trouvent dans les Abruzzes - soit 1 loup sur 3 = 33 % de la population lupine.

Transports[modifier | modifier le code]

Transports routiers[modifier | modifier le code]

Trois autoroutes traversent la région :

  • l'A14, qui longe la côte Adriatique ;
  • l'A24, qui va de Rome à Giulianova en passant par L'Aquila et Teramo ;
  • l'A25, qui va de Pescara à l'A24 en passant par Chieti, Sulmona et Avezzano.

Les deux dernières autoroutes sont communément appelées « Route des Parcs » (Strada dei Parchi).

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Les voies ferrées sont omniprésentes, que ce soit sur la côte ou dans les vallées internes.

La ligne Rome-Avezzano-Sulmona-Pescara est la deuxième ligne la plus haute d'Italie.

La ligne Sulmona-Roccaraso-Carpinone (Molise) est dénommée "Train des Parcs" (Treno dei Parchi).

La "Flèche du gran Sasso" (Freccia del gran Sasso) L'Aquila-Sulmona-Rome et le "Train de la Vallée" (Treno della Valle), le long du Sangro, peuvent traverser un relief accidenté grâce à de nombreux ouvrages d'art (viaducs et ponts).

La ligne, le long de la côte, a 2 voies et est fréquentée par des Pendolini (TGV italien) et des trains de marchandises.

Transports maritimes[modifier | modifier le code]

Les trois principaux ports des Abruzzes sont Pescara (avec un bac pour Split, en Croatie), Ortona (avec un bac pour les îles Tremiti, dans les Pouilles) et Vasto (navires marchands). Il existe de nombreux ports touristiques sur les côtes et dans les plus grands lacs de l'intérieur.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

L'aéroport des Abruzzes (Aeroporto d'Abruzzo), à Pescara, est un petit aéroport international qui dessert les grandes villes italiennes, mais aussi l'Europe et l'Amérique du Nord.

L'Aquila possède un aérodrome touristique.

Administrations[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

L'administration régionale est élue. Les dernières élections régionales ont eu lieu les 14 et , avec les résultats suivants :

Provinces[modifier | modifier le code]

Les quatre provinces des Abruzzes.

Les Abruzzes sont divisées en 4 provinces :

Communes[modifier | modifier le code]

31 communes se situent au-dessus de 1 000 m d'altitude, mais seulement 11 en dessous de 100 m. La commune la plus haute est Rocca di Cambio (1 434 mètres), c'est aussi la plus haute des Apennins.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • (it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Abruzzo » (voir la liste des auteurs)
  • Carte de l'Italie par G. de l'Isle, Paris 1700