Jacques Myard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jacques Myard
Image illustrative de l'article Jacques Myard
Fonctions
Député de la
cinquième circonscription des Yvelines
En fonction depuis le
Prédécesseur Alain Jonemann
Biographie
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Lyon, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique RPR, UMP
Diplômé de IEP de Lyon
Panthéon-Assas
IHEID
Profession Conseiller des affaires étrangères

Jacques Myard, né le à Lyon (Rhône), est un homme politique français, député-maire de Maisons-Laffitte (Yvelines).

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Lyon, et titulaire d'un diplôme d'études supérieures de droit public (Lyon), d'un diplôme d'études approfondies de propriété intellectuelle (université Paris II) et ancien élève (doctorat) de l'Institut de hautes études internationales (Genève).

Conseiller des affaires étrangères, il a débuté en 1973 après son service national à Alger. Il est nommé Secrétaire d’Ambassade à Lagos puis, en 1977, Officier de liaison à la division politique du Gouvernement militaire Français de Berlin. En 1980, il rejoint la Direction des Affaires Juridiques au ministère des Affaires Étrangères. De 1986 à 1988, Jacques Myard est Conseiller technique auprès de Michel Aurillac, ministre de la Coopération.

Depuis de nombreuses années (au moins 2005), il participe chaque mois au Libre journal des pionniers de la radio libre sur Radio Courtoisie, afin d'y commenter l'actualité politique[1].

Maire de Maisons-Laffitte[modifier | modifier le code]

En 1983, Jacques Myard est élu conseiller municipal de Maisons-Laffitte, puis maire en 1989.

Il a fait procéder au classement du parc de Maisons-Laffitte et de nombreux bâtiments au titre du patrimoine[évasif]. Il a fait adopter en 1993 un plan d'occupation des sols (POS) restrictif, prévoyant notamment une zone hippique pour l'ensemble des écuries et du centre d'entraînement.

Il a été à l'origine d'un partenariat signé en 2002 avec Jean-Luc Lagardère, président de France Galop, Franck Borotra, président du Conseil général des Yvelines, et Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional d'Île-de-France, pour un programme d'investissements destiné à moderniser et développer les installations hippiques de Maisons-Laffitte.

Opposé à la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains qui impose un quota de 20 % de logements sociaux dans toutes les communes, il a triplé le parc de logements sociaux à Maisons-Laffitte pour arriver à un total de 7 % du nombre de logements[réf. nécessaire].

Députation[modifier | modifier le code]

1993-2002[modifier | modifier le code]

Jacques Myard est élu député de la cinquième circonscription des Yvelines en 1993. Il siège au sein du groupe RPR de 1993 à 2002.

Depuis 2002[modifier | modifier le code]

Jacques Myard siège au sein du groupe parlementaire UMP depuis 2002.

Comme tous les députés, Jacques Myard fait partie de commissions et de missions à l'Assemblée nationale. Il a été membre de la Mission d'information sur les signes religieux à l'école, puis de la commission d'enquête parlementaire sur le port du voile intégral sur la voie publique. Il appartient à la Commission chargée des affaires européennes de l'Assemblée nationale. Il préside également le groupe d'études « Cheval » de l'Assemblée nationale, qui concerne la filière hippique et les courses de chevaux en France. Il a participé aux travaux préparatoires au projet de loi sur les jeux en ligne qui met fin au monopole du PMU et de la Française des Jeux, conformément aux règles de concurrence établies dans ce domaine par l'Union Européenne.

À partir de , Jacques Myard fait partie, avec une trentaine d'autres députés UMP, du « collectif de la droite populaire », qui souhaite peser sur le gouvernement afin de défendre les « valeurs qui font la France », prônant une plus grande fermeté sur les questions de sécurité et d'immigration[2]. Il est par contre en faveur d'une certaine tolérance pour les infractions routières mineures[3].

Travaux et prises de position[modifier | modifier le code]

Politique étrangère et francophonie[modifier | modifier le code]

Il prône une politique étrangère indépendante, fondée sur la multiplication des coopérations multilatérales et bilatérales. En 2003, il défend la position française sur l'Irak[réf. nécessaire].

Jacques Myard s'est engagé en faveur du « non » lors de la campagne du référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe (2005). Il est également l'un des deux députés UMP qui ont voté contre la loi autorisant la modification de la Constitution en vue de la ratification du traité de Lisbonne le [4], estimant que ce dernier était identique au traité constitutionnel.

Partisan du principe de la dissuasion nucléaire, et en particulier de la politique gaullienne quant à la question, il a rédigé avec Jean-Michel Boucheron un rapport sur l'avenir des négociation du TNP et de l'avenir nucléaire de l'Iran.

Vice-président du groupe d'Amitié France-Syrie[5], il s'oppose à une intervention armée occidentale contre le régime de Bashar Al-Assad ainsi qu'à la livraison d'armes aux rebelles syriens, précisant que ces armes tomberont aux mains des groupes islamistes. Il souligne l'aspect de poudrière que représente le Moyen-Orient actuel et considère qu'une attaque ne fera qu'aggraver la situation. Il a également rappelé l'importance des négociations à Genève avec Moscou.

Jacques Myard est membre de la section française de l'Assemblée parlementaire de la francophonie. Il a pris position au sujet de l'emploi de la langue française, et a notamment été à l'origine de la saisine du Conseil constitutionnel sur la ratification du Protocole de Londres sur la non traduction des brevets en Europe, qu'il qualifia de « grave menace pour l'usage du français »[6].

Droits des couples LGBT[modifier | modifier le code]

Avec Christine Boutin et Jean-Claude Lenoir, Jacques Myard est l'un des députés qui se sont le plus fortement opposés à la création du PACS.

Le 9 octobre 1998, alors qu'Élisabeth Guigou lit à voix haute une lettre du Père Benéteau sur les drames causés par le Sida dans les couples homosexuels, Jacques Myard intervient : « Et alors ? Et le cancer ? Faut-il légaliser le sida ?»[7] Le 7 novembre 1998, il déclare au groupe socialiste, à propos du Pacs : « L'objectif de votre projet a été avoué avec franchise par M. Michel : c'est la reconnaissance par la société de l'union des homosexuels. C'est cela que nous combattons. »[8]. Enfin, considérant les homosexuels comme « des personnes qui n'apportent rien à la société »[9], et tandis que le député Alain Tourret justifie le projet du Pacs, Jacques Myard déclare : « Il y a les zoophiles aussi »[8].

Le 13 janvier 2011, dans une émission radiodiffusée sur Le Mouv, il tient des propos de même nature, dressant un parallèle entre la reconnaissance de l'homosexualité et celle des perversions sexuelles : « On me dit qu'il faut prendre l'homosexualité en compte parce qu'elle existe, mais à ce moment là toutes les perversions sexuelles... » (propos coupés par les animateurs). Cette phrase sera comprise par les animateurs radio comme assimilant l'homosexualité à une perversion sexuelle[10]. L'association GayLib, apparentée au même groupe politique que le député, demande à Valérie Pécresse, présidente de la fédération du parti dans les Yvelines, des excuses publiques de la part de Jacques Myard. Ce dernier reconnaît une phrase « peut-être un peu maladroite » mais ne renie pas le fond de sa pensée : « Je ne m’occupe pas des homos mais ce que je leur reproche c’est d’être devenus un lobby, une secte, de pratiquer le terrorisme intellectuel... Alors moi je leur dis : "Messieurs (sic) les homos des deux sexes, foutez-nous la paix" »[11].

Le 1er novembre 2011, sur France 2, au sujet de l'introduction de la notion de famille homoparentale dans les programmes des terminales littéraires, dans les manuels de « Droit et grands enjeux du monde contemporain », Jacques Myard déclarait : « On essaie d'influencer les têtes jeunes, à former, en présentant l'homoparentalité comme quelque chose qui va de soi. C'est une imposture intellectuelle. » Il conteste ainsi l'argumentation du Gouvernement selon laquelle il ne s'agit pas de reconnaître officiellement les familles homoparentales, mais d'en parler puisqu'elles existent dans la société.

Pacte budgétaire européen[modifier | modifier le code]

En octobre 2012, il fait partie des dix-sept députés du groupe UMP (sur 195) à voter contre la ratification du pacte budgétaire européen[12].

Peine de mort[modifier | modifier le code]

Jacques Myard est partisan du rétablissement de la peine de mort pour les auteurs d'actes terroristes (proposition de loi 1521 du 8 avril 2004).

Salaire parental d'éducation[modifier | modifier le code]

En 2007, Jacques Myard a signé la proposition de loi de M. Jacques Le Nay pour le salaire parental d'éducation[13].

Nationalisation d'Internet[modifier | modifier le code]

Jacques Myard a déclaré qu'il fallait « nationaliser l'internet » car « les États-Unis sont totalement maîtres du système et peuvent ainsi espionner le monde entier... », ajoutant que « les Chinois l'ont bien fait »[14] Benjamin Bayart a publié une réponse, démontrant les erreurs factuelles de cette déclaration dans un long texte argumenté[15]. Le député a par la suite relativisé et recontextualisé ses propos.

Publications[modifier | modifier le code]

Rapports d'information :

  • Les Enjeux de la Méditerranée (1995)
  • L’adhésion de la Roumanie à l’UE, c'est la famille (2004 et 2006)
  • La Langue française dans l’Europe et le monde (2006)
  • Le Nécessaire Renouveau de la politique industrielle (2007)
  • La Politique des jeux: pour une ouverture maîtrisée (2008)

Synthèse des mandats[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Libre journal des pionniers de la radio libre
  2. « Cette droite qui pousse Sarkozy à droite », site de LCI-TFI, 29 juillet 2010.
  3. L'Assemblée assouplit le permis à points, mais exclut les infractions graves Libération, 16 décembre 2010
  4. « Lisbonne : adoption du projet de loi constitutionnel par l'Assemblée nationale française - érosion du "non de droite" »
  5. http://www.iris-france.org/docs/kfm_docs/docs/evenement/intervenants/jacques-myard.pdf
  6. Les députés français adoptent le protocole de Londres sur les brevets européens sur EurActiv.fr du 27 septembre 2007
  7. http://www.assemblee-nationale.fr/11/cri/html/19980013.asp
  8. a et b http://www.france.qrd.org/texts/partnership/fr/pacs-cra98110721.html
  9. http://www.assemblee-nationale.fr/11/cri/html/19990071.asp
  10. http://www.youtube.com/watch?v=5vC8JyfymIE
  11. Jacques Myard, député UMP : "Messieurs les homos des deux sexes, foutez-nous la paix" sur lemonde.fr du 27 janvier 2011
  12. « Analyse du scrutin n° 30 - Première séance du 09/10/2012 : Scrutin public sur l'ensemble du projet de loi autorisant la ratification du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l'Union économique et monétaire (1re lecture) », sur www.assemblee-nationale.fr, Assemblée nationale,‎ 9 octobre 2010 (consulté le 13 octobre 2012)
  13. http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion0337.asp
  14. http://www.numerama.com/magazine/14738-le-depute-ump-jacques-myard-veut-une-loi-pour-nationaliser-internet.html
  15. http://blog.fdn.fr/?post/2009/12/18/Il-faut-r%c3%a9pondre-%c3%a0-Jacques-Myard

Liens externes[modifier | modifier le code]