Les Thibault

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Les Thibault
Auteur Roger Martin du Gard
Genre Roman
Pays d'origine France
Date de parution en 1939

Les Thibault est une vaste suite romanesque de Roger Martin du Gard de huit romans dont l'écriture, commencée en 1920, est achevée en février 1939[1]. C'est tout particulièrement cette œuvre qui aura valu à Roger Martin du Gard d'être lauréat du prix Nobel de littérature en 1937.

Historique[modifier | modifier le code]

La saga est dédiée à « la mémoire fraternelle de Pierre Margaritis dont la mort, à l'hôpital militaire, le 30 octobre 1918, anéantit l'œuvre puissante qui mûrissait dans son cœur tourmenté et pur ».

Les romans[modifier | modifier le code]

Les Thibault se compose des parties suivantes :

  • Le Cahier gris (1920)
  • Le Pénitencier (1922)
  • La Belle Saison (1923)
  • La Consultation (1928)
  • La Sorellina (1928)
  • La Mort du père (1929)
  • L’Été 1914 (1935-1936)
  • Épilogue (été 1937-février 1939 pour l'écriture, publication le 5 février 1940[2])

Résumé[modifier | modifier le code]

Ce roman, se déroulant du début du XXe siècle jusqu'à la fin de la Grande Guerre, raconte l'histoire de deux familles de la bourgeoisie française :

  • Les Thibault sont le principal sujet du livre. Le père, Oscar Thibault est un despote qui traite ses enfants durement, mais qui les aime. Antoine et Jacques Thibault sont ses fils, les frères « que tout oppose ». Antoine est médecin, Jacques, son cadet de neuf ans, est un militant socialiste. Cette famille est catholique. Antoine peine à comprendre Jacques et à prendre part à ses préoccupations, il est tout à son travail et à ce qu'il est censé faire au point d'être aveugle à ce qui est en jeu dans les événements précédant 1914. Ils semblent étrangers l'un à l'autre jusqu'à un événement qui provoquera chez Antoine une grande remise en question.
  • Les Fontanin sont les membres d'une famille protestante : Jérôme de Fontanin, qui a quitté le domicile conjugal, est le mari de Thérèse de Fontanin qui s'occupe seule de ses deux enfants, Daniel et Jenny.

Le roman débute lors d'une fugue de Jacques et de Daniel.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Le roman a fait notamment l'objet de deux adaptations télévisées en France :

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Hélène Baty-Delalande, La première réception critique d'Epilogue, de Roger Martin du Gard, Revue d'histoire littéraire de la France, 2007/1 - Vol. 107, p. 123.
  2. Hélène Baty-Delalande, La première réception critique d'Epilogue, de Roger Martin du Gard, Revue d'histoire littéraire de la France, 2007/1 - Vol. 107.